De la critique des médias à l'apologie de la « guérilla permanente », l'ancien patron de Sud Radio a basculé en quinze ans dans le conspirationnisme intégral.
« Piste israélienne », « mise en scène »... : dès le soir du 14 juillet 2016, la réécriture complotiste de l'attentat était en marche. Dix ans plus tard, il n'en reste rien.
Condamnée en appel pour détournement de fonds publics, candidate à l'Élysée quelques heures plus tard : la séquence aurait dû faire bondir les procureurs autoproclamés de la corruption du « Système ». Il n'en a rien été.
Derrière les images spectaculaires de clochers en feu, la complosphère voit la preuve d'un plan concerté contre la chrétienté. Même quand les faits disent autre chose.
Répondre à une objection factuelle par un score de viralité ? C'est l'argument du troupeau. Retour sur un sophisme aussi vieux que tenace.
Rudy Reichstadt et Tristan Mendès France décryptent et analysent, dans ce nouveau numéro de Complorama, les liens entre cette idéologie antiféministe et le complotisme.
Mars 1973 : dans Paris Match, l'ancien officier SS déroule déjà l'argumentaire négationniste. Cinq ans avant que Faurisson ne le rende tristement célèbre.
Chemtrails, HAARP, OTAN ou complot écolo : quand le thermomètre grimpe, la complosphère préfère accuser le messager plutôt que de regarder la réalité en face.
A partir de 1950, en pleine « guerre froide », la peur d'une subversion communiste généralisée s'empare des États-Unis. Comment Joseph McCarthy, modeste sénateur du Wisconsin, politicien roublard, bagarreur, buveur et joueur de poker, a-t-il réussi à provoquer un tel mouvement d'opinion ? En partenariat avec le magazine L'Histoire, Conspiracy Watch propose ici un texte d'André Kaspi publié en octobre 1980.
Depuis le début du second mandat de Donald Trump, la science et ses institutions subissent des attaques sans précédent aux États-Unis. Les coupes budgétaires, les purges sémantiques, ou encore les menaces et intimidations visent universités, revues scientifiques et agences de l'État, tandis que les plus hauts responsables relaient des théories directement issues de la complosphère.
S'il a par le passé associé son nom à des causes diverses, dont la défense de l'État d'Israël, c'est sur la complosphère que ce hâbleur a fini par trouver un public en phase avec sa dénonciation de la « pédocriminalité d'État ».