Un collectif lancé par Tristan Mendès France, Julien Pain et Rudy Reichstadt, spécialistes de la lutte contre la désinformation, appelle, dans une tribune au « Monde », à ne pas utiliser pendant vingt-quatre heures la plate-forme rachetée par Elon Musk, afin d’en dénoncer les dérives.
Le pluralisme et l’indépendance des médias doivent être défendus et le travail des médias protégé de la censure et des pressions politiques. Mais pas de cette façon-là alertent plusieurs associations dans une lettre ouverte à la Ministre de la Culture Rima Abdul Malak.
S’ils sont encore minoritaires, certains jeunes Français semblent clairement plus méfiants et sensibles à la désinformation que leurs aînés. Sont-ils aujourd’hui devenus une cible privilégiée de la complosphère ?
Fascinant et effrayant, ce robot conversationnel est capable d'écrire des textes et de dialoguer avec un langage humain presque troublant. À peine cinq jours après son lancement, l’intelligence artificielle a franchi le million d’utilisateurs gratuits dans le monde. Mais que se passe-t-il quand elle tombe entre de mauvaises mains ?
Depuis sa prise de pouvoir de Twitter, Elon Musk multiplie les clins d'œil à la culture conspirationniste sur le réseau social, mais pas seulement. Trois mois après son rachat, la plateforme a bien changé, ouvrant le champ des possibles à la complosphère.
Après la polémique autour des propos à caractère antisémite de Kanye West, le rappeur américain est en passe de devenir le futur patron du réseau social Parler. A-t-il été inspiré par le libertarien Elon Musk, nouveau patron de Twitter ?
La commission des affaires juridiques du Parlement européen a proposé une clause d'exemption de modération pour les médias. Une initiative qui risque de compromettre des années d'efforts dans la lutte contre la désinformation selon des experts.
Par quels moyens endiguer la propagation des théories du complot ? À l’occasion du lancement de la commission Bronner, zoom sur les questions et obstacles rencontrés dans cette lutte.
L’avènement d’Internet, des sites et des réseaux sociaux, ces plateformes et leurs algorithmes ont donné naissance à l’état des lieux actuel du complotisme.
Alors que Facebook, YouTube et Twitter sont régulièrement associés au problème de la régulation des contenus toxiques sur Internet, WhatsApp gagne en influence dans une relative indifférence. Le service proposé par l'application de messagerie cryptée contribue pourtant à la viralité de contenus complotistes.
Le coût de la prolifération des fake news n’est pas neutre : en captant notre attention, elles diminuent le temps que nous pourrions consacrer à nous informer correctement. Autrement dit, elles participent d’un mouvement général d’abaissement du niveau du débat public.
Co-fondateur d’AlgoTransparency et ex-salarié de Google, où il a pris part au développement de l'algorithme de recommandations de YouTube, Guillaume Chaslot vient de publier avec deux chercheurs de l'Université de Berkeley une étude portant sur les recommandations, par la plateforme de vidéos en ligne, de vidéos à caractère conspirationniste. Il répond à nos questions.
Des chercheurs de l’Université de Berkeley ont étudié comment YouTube tente depuis un an d’endiguer l’afflux de vidéos complotistes sur sa plateforme – de celles annonçant la fin du monde à celles qui nient le dérèglement climatique.
Selon Ross Douthat, les progressistes ont trop tendance à estimer qu'une simple régulation d'Internet suffirait à régler les problèmes de la démagogie et de l'intolérance. Dans une tribune parue le 23 novembre dernier, il questionne la thèse, récemment défendue par le comédien britannique Sacha Baron Cohen, qui voudrait que les réseaux sociaux aient joué un rôle crucial dans l'essor des mouvements populistes.
Amazon, le plus grand marché en ligne du monde, propose des ouvrages et des films contribuant directement au financement d’un mouvement dirigé contre la santé publique.
Il est permis de s’interroger sur les raisons qui conduisent ces plateformes à donner une telle visibilité à des œuvres aussi douteuses – et, au passage, à financer leurs auteurs.
L’Anti-Defamation League a récemment publié les résultats d’une étude inédite sur la manière dont l’antisémitisme s'exprime sur la plateforme de microblogging Twitter. Elle confirme la centralité de l'imaginaire conspirationniste dans l'hostilité visant les Juifs.
Alors que les pouvoirs publics s’efforcent de responsabiliser les grandes plateformes numériques face à la circulation des « fausses nouvelles » et des « théories du complot », une série de recherches permet de mieux comprendre les mécanismes de leur propagation.