Le procès de Ghislaine Maxwell, reconnue coupable de crimes sexuels et trafics de mineures au service de Jeffrey Epstein, excite et mobilise la complosphère. Un prétendu combat pour la vérité et la justice qui cache mal un agenda très politique.
Du 10 au 11 décembre derniers, plusieurs figures et associations de la complosphère covido-sceptique ont participé à une émission en direct d'une durée de 24 heures appellée « Doctothon », cumulant plus de 10 millions de vues.
Mise en examen vendredi par la Cour de justice de la République (CJR) pour « mise en danger de la vie d'autrui », l’ancienne ministre de la Santé a également été placée sous le statut de témoin assisté pour « abstention volontaire de prendre les mesures propres à combattre un sinistre ». Une initiative très critiquée en ce qu’elle insinue qu’Agnès Buzyn aurait choisi intentionnellement de ne pas combattre l’épidémie de Covid-19.
Lundi, le quotidien espagnol El País a annoncé que l'expertise médico-légale confirmait que l'inventeur de l'antivirus McAfee s'est suicidé dans sa cellule de la prison de Sant Esteve Sesrovires, près de Barcelone.
Le collectif « Union Essentielle » fait figure d’invité inattendu des élections régionales et départementales. Les revendications en apparence anodines de ce « collectif citoyen » dissimulent mal une approche covido-sceptique teintée de conspirationnisme.
Dimanche 6 juin 2021, Julien Pain, journaliste pour « Vrai ou fake » sur France Info, s'est rendu à « l’Université citoyenne », un événement organisé par des groupes covido-sceptiques à Avignon. Il y a croisé plusieurs Gilets jaunes comme Jérôme Rodrigues, ainsi que des têtes d'affiche de la désinformation anti-vaccinale et du complotisme comme Alice Pazalmar, Richard Boutry, Louis Fouché ou Francis Lalanne.
A la télévision ou sur les réseaux sociaux, certaines personnalités relaient auprès d'une large audience des idées complotistes, phénomène accéléré par la crise du Covid.