TOP 10. En partenariat avec l'outil d'analyse de sites web SimilarWeb, Conspiracy Watch a établi un classement des dix sites conspirationnistes francophones les plus consultés au cours de l'année 2020. C'est encore une fois Égalité & Réconciliation qui tient le haut du pavé avec une moyenne de 3,71 millions de visites par mois, suivi de près par FranceSoir avec 3,17 millions de visites. Par ordre décroissant de fréquentation, ce classement se compose ainsi des sites Égalité & Réconciliation, FranceSoir, Boulevard Voltaire, Dreuz.info, Réseau Voltaire, NouvelOrdreMondial.cc, Wikistrike, Le Salon Beige, Riposte Laïque et Réseau international. Chacun a reçu, l'année dernière, plus de 700 000 visites par mois (source : Conspiracy Watch, 21 mai 2021).

À noter que FranceSoir ose tout, en se positionnant comme le « média » qui aurait eu raison avant les autres. Parmi d'autres infos et théories complotistes, le site n'hésite ainsi pas à créditer les thèses d'un virus développé « à partir du VIH » dans un « laboratoire d'armes » dédié « à lui tout seul » au SARS-CoV-2… (source : William Audureau/Twitter, 21 mai 2021).
QANON. De La Haye à Stuttgart en passant par Paris, ils disent lutter contre le « contrôle des consciences », les réseaux « pédocriminels », la « Plandémie » inventée selon eux par une caste dirigeante aux sombres desseins. L'AFP s'est immergée dans ce bouillon de culture complotiste européen où l'on trouve des QAnon, des anti-vaccins, des populistes de droite, des écologistes adeptes des thérapies douces, des chefs d'entreprise, des chômeurs et même des médecins. Un attelage hétéroclite dont la montée en puissance inquiète les services de renseignement, qui craignent une déstabilisation des démocraties européennes (source : Challenges, 19 mai 2021).
NICK FUENTES. « La Palestine n'est pas le seul pays sous occupation israélienne ». On doit ce tweet posté le 18 mai à Nick Fuentes, figure influente de l'Alt-Right américaine. En novembre dernier, le jeune homme avait notamment reproché à Israël d'avoir trahi Donald Trump.
GAB. Lancée en 2016, la plateforme Gab, qui se présente comme le réseau social champion de la liberté d'expression, a gagné en notoriété ces dernières années auprès des communautés d'extrême droite. En 2021, à la suite de l'assaut au Capitole, elle a connu une augmentation record du nombre de ses nouveaux membres, alors que des communautés d'extrême droite, interdites sur Twitter et Facebook, l'ont ralliée. Pour mieux comprendre l'utilisation de la plateforme par les activistes d'extrême droite australiens, des chercheurs ont analysé des contenus postés entre le 1er janvier et le 30 septembre 2020 (source : Institute for Strategic Dialogue, 19 mai 2021).











