COMPLOTOLOGIE. Prenant à rebours l'idée-reçue très répandue selon laquelle les complotistes seraient particulièrement imaginatifs, Sebastian Dieguez, chercheur en neuroscience cognitives à l'Université de Fribourg, explore l'hypothèse qu'ils manquent en réalité cruellement d'originalité, se contentant d'adhérer à un prêt-à-porter intellectuel low-cost produit aujourd'hui à grande échelle. Le chercheur note que cette caractéristique a été relativement négligée jusqu'alors : « À la réflexion, cette pauvreté imaginative est même d'autant plus remarquable qu'elle parvient à passer sous les radars, comme si, dans le fond, elle ne nous apprenait rien sur le phénomène en question » (source : Conspiracy Watch, 10 septembre 2020).
DUNNING-KRUGER. Beaucoup de gens croient maîtriser un sujet alors qu'en réalité, ils n'y comprennent rien du tout. En psychologie, cela s'appelle l'effet Dunning-Kruger ou « effet de surconfiance ». Thomas Huchon nous en dit plus dans une vidéo de vulgarisation produite par Konbini. On relira avec intérêt le texte consacré à ce sujet par Sebastian Dieguez.
DÉBAT. La pandémie de Covid-19 a engendré sur le Web et les réseaux sociaux les théories du complot les plus fantaisistes. Faut-il s'en inquiéter et si oui, comment les combattre ? Pour répondre à ces questions, le magazine « Square », sur Arte, propose une interview croisée d'Emmanuelle Danblon (Université libre de Bruxelles) et de Rudy Reichstadt (Observatoire du conspirationnisme), disponible en replay jusqu'au 10 novembre prochain.











