DÉSINFOSPHÈRE. Influenceurs antisémites, figures antivax ou politiques d'extrême droite entretiennent des relations étroites. Le collectif « L'Extracteur », qui alerte sur les médecines « pseudo-alternatives », a dressé une cartographie très documentée de la désinfosphère et de ses personnages, d'Alain Soral à FranceSoir en passant par Thierry Casasnovas (source : Libération, 21 avril 2022).
Depuis 2 ans, nous tentons de comprendre ce qui unit la complosphère et l'extrême-droite. Ces liens profonds expliquent pourquoi les acteurs de la désinformation sanitaire se sont reconvertis en porte-parole du Kremlin ou du Rassemblement National.
➡https://t.co/qKKe0grMfG pic.twitter.com/sQwm5VPkxJ— L'Extracteur (@l_extracteur) April 20, 2022
ANTIVAX. La Ligue nationale pour la liberté des vaccinations a officiellement appelé ses adhérents à voter pour Marine Le Pen au 2e tour du scrutin de la présidentielle. Dans un courrier, son président Jean-Pierre Eudier dresse le bilan du quinquennat d'Emmanuel Macron en dénonçant un « gouvernement tyrannique », un « État policier », la « violence d'État menée contre les opposants, assimilés à des ennemis intérieurs »… (source : Lucie Guimier/Twitter, 19 avril 2022).
TURQUIE. Proche du président Recep Tayyip Erdoğan, l'ultra-nationaliste turc Doğu Perinçek, connu pour avoir nié la réalité du génocide des Arméniens, appelle à voter pour Marine Le Pen, « contre la tyrannie américaine ». Selon lui, les accusations visant la candidate RN proviennent directement de Washington (source : Conspiracy Watch/Twitter, 23 avril 2022).
#BARRAGE. Vincent Glad relève qu'« un sondage informel mené par Silvano Trotta auprès des abonnés de sa chaîne Telegram à la veille du premier tour donnait ces résultats (sur 36 000 votants) : Dupont-Aignan, 58% ; Zemmour, 12 % ; Mélenchon, 11 % ; Le Pen, 6 % ; Lassalle, 5%, blanc ou abstention, 7 %. Naturellement, Macron avait obtenu 0 % » (source : Le JDD, 17 avril 2022).
« Faire barrage » à Emmanuel Macron : c'est, comme le rappelle Rudy Reichstadt, l'antienne de François Asselineau. Le chef de l'Union populaire républicaine (UPR), qui s'insurgeait il y a quelques années que France 5 classe son parti à l'extrême droite, estime dans une de ses cascades sophistiques qu'il « faut faire barrage à l'extrême droite, c'est-à-dire faire barrage à Macron, le président le plus facho de notre histoire » (source : Franc-Tireur, 20 avril 2022).











