À force d’être brandi à tort et à travers, le mot « négationnisme » risque de perdre sa signification historique et sa charge morale. L’historien Henry Rousso explique pourquoi son extension polémique pose un problème de fond.
Passé par Russia Today, l'ex-directeur des renseignements de la DGSE fait depuis plusieurs années le tour de la complosphère où il tient des propos contestables aussi bien sur la guerre en Ukraine que sur les ovnis, le « lobby LGBT », l'assassinat de JFK ou encore le massacre d'Oradour-sur-Glane.
Le 24 février 2022, Vladimir Poutine annonçait en direct à la télévision russe sa décision d’envahir l’Ukraine pour "dénazifier" le pays. Un an plus tard, la complosphère a toujours les yeux rivés sur l’Ukraine, et chaque événement n’est selon elle qu’une mise en scène, un fake orchestré par l’Occident et la "junte nazie" au pouvoir à Kiev.
Fondateur de Conspiracy Watch, Rudy Reichstadt est l'un des observateurs du complotisme les plus aguerris. Auteur de l'essai, L'Opium des imbéciles, il livre une critique documentée sur les risques d'une trop grande complaisance vis-à-vis des diffuseurs de fausses informations.
Pour nier sa culpabilité dans le massacre de Boutcha, le régime de Vladimir Poutine a accumulé les allégations les plus contradictoires, cherchant par tous les moyens à retourner l’accusation contre les victimes. De manière remarquable, les nazis avaient usé des mêmes ficelles...
Le massacre de Boutcha a déclenché une déferlante dans les milieux complotistes, réveillant des mécanismes qui ne datent pas de la guerre en Ukraine. Zoom sur les mécanismes de propagande conspirationniste en temps de guerre.
Pour Poutine et ses fermes à trolls, les centaines de victimes sont une « falsification » des Ukrainiens ou des services britanniques. Quand l’intox le dispute à l’indécence.