Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot

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La Bibliothèque
Les Nouveaux imposteurs, d'Antoine Vitkine
Tous paranos ? Pourquoi nous aimons tant les complots... de Pierre-Henri Tavoillot & Laurent Bazin
La Société parano, de Véronique Campion-Vincent
Les Protocoles des Sages de Sion : Faux et usages d'un faux, de Pierre-André Taguieff
L'Effroyable Imposteur, de Fiammetta Venner
Le Complot : L'histoire secrète des Protocoles des Sages de Sion, de Will Eisner
La Causalité diabolique, de Léon Poliakov
Les rhétoriques de la conspiration, sous la direction d'Emmanuelle Danblon & Loïc Nicolas
Mythes et mythologies politiques, de Raoul Girardet
Court traité de complotologie, de Pierre-André Taguieff





Par Jean Vidal


Un timbre à l'effigie de Nicolas Sarkozy
Saviez-vous que l’État d’Israël a décidé de manifester son soutien à Nicolas Sarkozy, président de l’UMP et candidat à la présidence de la République française, en faisant imprimer un timbre à son effigie? Oui, de même que les timbres britanniques sont ornés du portrait de la reine, il y a désormais un timbre israélien portant l’image de Nicolas Sarkozy… C’est du moins ce qu’ont cru – et fait croire – une petite clique d’antisionistes acharnés. Et le plus intéressant, dans l’histoire, n’est pas tant de savoir comment la rumeur a été lancée que de voir qui s’y est laissé prendre.

Mais commençons par le commencement.

La Poste israélienne (Doar Israël) a, comme un certain nombre de ses homologues dans le monde, le besoin de renflouer ses caisses. D’où cette idée déjà ancienne, et pas vraiment originale: proposer au public, moyennant finances, l’impression de timbres personnalisés. Ce service s’appelle «Mon timbre» (en hébreu: Haboul Sheli) et il est offert sur le site internet de la Poste israélienne.

C’est très simple, et cela peut même s’effectuer en ligne. Vous transmettez à la Poste une illustration de votre choix. Vous déterminez la quantité, vous payez le prix correspondant. Et, clic, votre timbre part à la fabrication.

Si vous vous contentez d’une ou deux planches de douze timbres chacune, il vous en coûtera 37 shekels (6,70 euros) la planche. Au-delà de 50 planches, le prix unitaire descend à 30 shekels (5,50 euros). Ce n’est pas très cher, et cela peut faire un beau cadeau (1).

Cerise sur le gâteau, les timbres ainsi fabriqués peuvent servir à l’envoi de lettres à l’intérieur d’Israël. Pour cela, le timbre personnalisé est associé, depuis 2003, à un timbre standard agrémenté de l’inscription Mazal Tov («Bonne chance») et de l’image d’un paquet-cadeau, puisque c’est en général pour fêter un heureux événement (naissance, bar-mitsva, mariage, anniversaire) que l’on commande ce genre de timbre. Le timbre standard, à la différence du timbre personnalisé, porte les inscriptions légales qui permettent de le coller sur une enveloppe pour expédier celle-ci, porteuse d’une invitation ou de l’annonce d’une bonne nouvelle, à des amis ou connaissances. Bref, de la convivialité pour les Israéliens et des bonnes affaires pour leur Poste nationale.

Un Israélien d’origine française, nommé Sylvain Semhoun, a voulu mettre cette initiative commerciale au service de ses convictions politiques. Il a donc commandé un timbre ayant pour motif… le portrait de Nicolas Sarkozy.

Par Peter Hägel & Pauline Peretz (La vie des idées, n°21, avril 2007)


Illustration du ''lobby pro-israélien'' issue d'un site d'extrême-droite
Rédigé par deux spécialistes des relations internationales, le rapport sur le « lobby israélien » a suscité une très vive controverse aux États-Unis. Au cœur de la polémique, le rôle du « lobby » dans la politique étrangère américaine, notamment au Proche et au Moyen-Orient.

Comment expliquer la relation spéciale unissant l’Amérique à Israël ? Deux spécialistes des relations internationales, John Mearsheimer (professeur à l’université de Chicago) et Stephen Walt (professeur à la Kennedy School of Government de Harvard), ont suscité la polémique en répondant à cette question délicate. Dans une étude de 83 pages présentant tous les gages du sérieux académique, mise en ligne sur le site de l’université de Harvard en mars 2006 et publiée simultanément par la London Review of Books (LRB) dans une version abrégée, ils ont défendu leur interprétation de cette relation : le choix américain d’un soutien quasi inconditionnel à Israël s’expliquerait par une influence disproportionnée du « lobby israélien ». (...)

Lire la suite sur le site de la Vie des idées.


Voir aussi :
* Bernard Cohen, « Le "lobby pro-israélien", pieuvre ou fumée ? », Rue89, 7 septembre 2007.

Par Alexander Cockburn


Le complot du 11-Septembre n’aura pas lieu
L’idée que les attentats du 11-Septembre auraient été manigancés par la Maison Blanche a fait son chemin. Or, réplique Alexander Cockburn, figure marquante de la gauche radicale aux Etats-Unis, une telle croyance témoigne, paradoxalement, d’une forme d’hébétement devant la puissance américaine, alors même que celle-ci échoue dans des entreprises bien moins herculéennes que l’éventuelle réalisation (puis la dissimulation) d’un tel complot.


Où se trouvait la gauche américaine lors de la campagne qui, le 7 novembre, s’est conclue par la victoire des démocrates dans les deux chambres du Congrès ? Etait-elle dans la rue pour mobiliser contre la guerre d’Irak ? Non, le mouvement antiguerre est inerte depuis des mois. Et, lors de l’une des rares manifestations pacifistes organisées dans ma ville d’Eureka, en Californie, lorsqu’on m’a demandé de prendre la parole, trois des cinq orateurs n’évoquèrent même pas le conflit en cours. Ils préférèrent assommer le public – et éclaicir les rangs de l’assistance – à coups de ratiocinations interminables sur les attentats du 11 septembre 2001. Leur objectif ? Prouver qu’on était en présence d’un complot intérieur fomenté par MM. George W. Bush et Richard Cheney ou (variation du même thème) par des puissances obscures dont les locataires de la Maison Blanche furent les simples porteurs d’eau.

Cinq ans après les attentats, la « théorie du complot » relative au 11-septembre a pénétré les défenses de la gauche américaine. On la retrouve également au sein de la droite « populiste » ou « libertarienne », ce qui n’a rien de surprenant puisque ces deux courants de pensée se défient instinctivement de l’Etat et cherchent souvent à débusquer le comploteur le plus adapté à leur animosité du moment, qu’il s’agisse du fisc, de l’Agence fédérale de gestion des urgences (Federal Emergency Management Agency, FEMA), des Nations unies ou des juifs.

(...)

La suite de l'article sur le site du Monde diplomatique.


Voir aussi :
* Noam Chomsky à propos des théories du complot sur le 11-Septembre

Par Daniel Schneidermann


Si l'on souhaitait comprendre comment la télé s'y entend parfois pour graver dans le marbre les évidences qu'elle choisit, comment elle parvient à éliminer des justes causes les détails dissonants, il fallait regarder les reportages consacrés par les 20 heures au rejet, par la Cour de cassation, de la demande en révision présentée dans «l'affaire Seznec». Ce ne fut qu'émotion, colère, et communion nationale dans la détestation de la vilenie judiciaire.

Depuis qu'il hante les plateaux de télévision, pour faire progresser la réhabilitation de son grand-père, Denis Seznec est devenu un vivant reproche à l'égard de l'Erreur Judiciaire Majuscule. Pour quiconque ne s'est pas penché en détail sur le dossier, il est parvenu à imposer l'évidence que son grand-père, Guillaume Seznec, a été condamné à tort, en 1924, aux travaux forcés à perpétuité. Et c'est à travers ses seuls yeux que la télévision se braque désormais sur l'événement. A l'unisson, avec une vigueur dont ils font rarement preuve dans la défense d'une cause, les 20 heures font donc de ce rejet leur premier titre désolé, «alors que tout le monde était optimiste», soupire PPDA. L'équipe de France 2 est arrivée à la Cour de cassation dans la voiture de Denis Seznec. Le recevant ensuite sur son plateau, Pujadas l'interroge sur sa vocation, sa vie, son espoir brisé. Pour faire bonne mesure, France 2 interviewe les icônes des erreurs judiciaires, présents à l'audience : Patrick Dils (de l'affaire Dils), Alain Marecaux (de l'affaire d'Outreau) et, complétant la trilogie des erreurs judiciaires (incontestables, elles), Yves Duteil (au nom du capitaine Dreyfus). A la fin de son reportage, la journaliste de TF1 montre en gros plan le livre de Denis Seznec, consacré à La Cause (ouvrage que l'on voit aussi sur France 2).

Sur une chaîne comme sur l'autre, pas un mot sur les motivations, les arguments, les raisons, de l'arrêt de la Cour de cassation. Une fois de plus, qu'on se le dise, la Justice est-incapable-de-reconnaître-ses erreurs.
Lady Diana à la sortie du Ritz le soir de l'accident
A la suite de la justice française, les autorités britanniques concluent, au terme d'une enquête longue et coûteuse, à la thèse de l'accident dans l'affaire de la mort de la princesse de Galles et de son ami Dodi Al-Fayed. Le père de ce dernier, le milliardaire d'origine égyptienne Mohamed Al-Fayed, conteste les résultats de l'enquête de Scotland Yard et crie au complot.

Une vaste enquête de trois ans qui aura coûté des millions vient d'être close, jeudi, par les autorités britanniques qui concluent que la princesse Diana est morte, en 1997, dans un tragique et banal accident de la route. En 1999, la justice française en était arrivée à la même conclusion.

Ainsi, les enquêteurs ont écarté certaines des théories les plus «imaginatives», qui voyaient les services secrets britanniques lancés à la poursuite de la princesse, sur ordre de la famille royale, pour éviter qu'elle n'épouse un riche musulman.

Pour les policiers, la princesse Diana, alors âgée de 36 ans, est morte en compagnie de son ami, Dodi Al-Fayed, 42 ans, lorsque leur chauffeur, en état d'ébriété, a percuté le mur d'un tunnel parisien, le 31 août 1997. Il appert que le chauffeur de la princesse roulait deux fois plus vite que la vitesse permise au moment de l'impact.
Jeudi 14 Décembre 2006



By James B. Meigs


On February 7, 2005, I became a member of the Bush/Halliburton/Zionist/CIA/New World Order/ Illuminati conspiracy for global domination. It was on that day the March 2005 issue of Popular Mechanics, with its cover story debunking 9/11 conspiracy theories, hit newsstands. Within hours, the online community of 9/11 conspiracy buffs—which calls itself the “9/11 Truth Movement”—was aflame with wild fantasies about me and my staff, the magazine I edit, and the article we had published.

The Web site www.911research.wtc7.net, an organization that claims that questioning the “official” story of 9/11 is “an act of responsible citizenship,” fired one of the first salvos: “Popular Mechanics Attacks Its 9/11 LIES Straw Man,” read the headline of a piece by a leading conspiracy theorist named Jim Hoffman.

We had begun our plunge down the rabbit hole. Within hours, a post on www.portland.indymedia.org, which claims to be dedicated to “radical, accurate, and passionate tellings of truth,” called me “James Meigs the Coward and Traitor.” Not long afterward, another prominent conspiracy theorist produced an analysis that concluded that Popular Mechanics is a CIA front organization. Invective and threats soon clogged the comments section of our Web site and poured in by e-mail:
Samedi 28 Octobre 2006



Par Jean-Yves Camus


Rencontre de Dieudonné et Jean-Marie Le Pen lors du rassemblement frontiste BBR (
Qu’allait-il donc chercher au Liban et en Syrie, Dieudonné, en cette fin août 2006 ? Quel sens donner à l’hyperactivité de cette petite nébuleuse antisioniste radicale qui, autour de sa personne, semble réussir à faire cohabiter des hommes et femmes venus de l’extrême gauche, des islamistes et des gens d’extrême droite, unis dans la détestation de l’État hébreu et pour qui Beyrouth, Damas et Téhéran sont comme hier Pékin et Tirana pour la génération maoïste ? Dieudonné s’est donc rendu en délégation à Beyrouth et Damas, du 28 au 31 août. Il était accompagné par son directeur de campagne, Marc Robert, ancien membre du Front national ; par l’écrivain Alain Soral ; par un membre de son bureau de campagne nommé Ahmed Moualek ; et par le président du Réseau Voltaire, Thierry Meyssan. Il a rencontré la quasi-totalité des dirigeants politiques libanais, depuis les responsables du Hezbollah jusqu’aux chrétiens alliés de Damas et Téhéran que sont le président Lahoud et son prédécesseur, le général Aoun. Il a été reçu dans la capitale syrienne par un vice-ministre des affaires étrangères, et a obtenu audience du président vénézuélien Chavez, qui se trouvait là. Bref, un niveau d’écoute sans aucun rapport avec le fait que Dieudonné ne détient aucun mandat électif et n’est même pas encore un candidat réel à l’élection présidentielle de 2007. Que le comédien-agitateur aime rencontrer des gens importants, c’est certain. Pourtant, la raison de cet accueil hors normes est autre. Elle est politique, et dictée par l’actualité de l’été 2006.

Retour en arrière sur le 18 novembre 2005, à Bruxelles, où le Réseau Voltaire vient d’organiser une conférence intitulée « Axis for Peace ». Ceux qui y ont participé représentent la coalition des antisionismes antagonistes : des complotistes d’extrême droite et des communistes staliniens ; des hommes d’ultra-gauche et des dirigeants du Parti Ouvrier Européen ; et Dieudonné lui-même. Si la réunion est davantage qu’anecdotique, c’est que des États, ou des intérêts importants à l’intérieur de certains appareils d’État, l’ont soutenue, l’ont diffusée dans leurs médias, y ont participé. Ce sont la Syrie, l’Iran, le Venezuela, Cuba, et une partie de l’appareil d’État russe composée des nationalistes inféodés à Poutine. Si l’anti-américanisme est leur religion commune, le soutien à la « résistance irakienne » et aux Palestiniens radicaux figure dans leur credo.

Dans chaque pays occidental, ces États plus ou moins mis au ban de la communauté internationale ont besoin de relais pour leur propagande : ils l’ont trouvé dans le tandem Dieudonné-Meyssan. C’est ainsi que, depuis un an, sont apparus sur les différents sites liés à Dieudonné des interventions de responsables du parti russe d’extrême droite Rodina, plusieurs articles reprenant les déclarations du président Chavez qui accuse l’administration américaine d’avoir organisé les attentats du 11-Septembre, et divers textes fort peu critiques envers les déclarations du président iranien Ahmadinejad sur Israël et la Shoah.

Par Gilles Karmasyn


Montage du site islamiste stcom, illustrant l’un de ses articles
On pense et l’on écrit ce que l’on veut d’Ariel Sharon, ancien premier ministre d’Israël, du moment que l’on base ses opinions sur des faits. Que sa politique ou ses actes méritent d’être très sévèrement critiqués n’est pas l’objet de la présente page. Mais quels que soient ses crimes et démérites avérés, lorsque qu’une certaine critique « antisioniste » en vient à s’appuyer sur des fictions qui recyclent des fantasmes antisémites, il est impératif de le signaler.

Le 10 mai 2002, une éditorialiste américaine renommée, Georgie Anne Geyer, écrivait dans le Chicago Tribune que Sharon avait déclaré à son cabinet qu’il contrôlait l’Amérique. Elle ne mentionnait pas la moindre source, au point qu’on pouvait se demander si cette déclaration, en effet fracassante, n’était pas de notoriété publique.

Cela ressemble pourtant à un recyclage « antisioniste » du vieux fantasme antisémite d’une domination juive mondiale (par métonymie d’une domination « sioniste » sur les Etats Unis). Il ne fut en tous cas jamais repris dans la presse française, mais des médias « alternatifs », notamment certains médias associatifs engagés dans la lutte pro-palestinienne, s’en étaient fait depuis longtemps l’écho.

Lire la suite sur le site Pratique de l'Histoire et Dévoiements Négationnistes (PHDN).

Par Michel Moatti


La Société parano, de Véronique Campion-Vincent
Dans la lignée des précédents ouvrages écrits en collaboration avec le sociologue Jean-Bruno Renard et consacrés aux légendes urbaines (Légendes urbaines. Rumeurs d’aujourd’hui, Paris, Payot, 1993 ; De source sûre. Nouvelles rumeurs d’aujourd’hui, Paris, Payot, 2002), Véronique Campion-Vincent, attachée à la Maison des Sciences de l’Homme à Paris, s’attaque à une autre face cachée de notre société : le complot. Ou, plus exactement, à la théorie et aux théoriciens du complot. La montée en puissance de la pensée conspirationniste, qui a débordé des salons pour envahir la vulgate des séries télévisées, semble aujourd’hui intimement liée à l’obscurcissement du monde et à ses difficultés de déchiffrement. Comme les rumeurs – mais la menace impalpable que suppose la conspiration n’en est-elle pas une qui les rassemblerait toutes ? – les théories du complot s’inscrivent dans cette incertitude et cette perte du sens attachée à l’émergence d’un monde en perpétuel changement et en accélération constante. Pourtant, comme l’indique Véronique Campion-Vincent en exergue à son travail, « il y a toujours eu des complots ». Autrefois, ils étaient pour la plupart bien réels, et visaient le plus souvent à renverser un gouvernement ou un pouvoir établi, ou encore à éliminer une personnalité politique. L’aube du XXIe siècle propose le complot fantasmé, rêvé, multimédiatisé, dont l’ambition couvrirait la planète et viserait l’ensemble de la population (conspirateurs mis à part). (...)

Lire la suite sur le site de Cairn.

Par Philippe Corcuff


La Fabrication du consentement, de Noam Chomsky et Edward S. Herman
Une certaine critique des médias a le vent en poupe dans la galaxie altermondialiste. Certains y voient un signe de bonne santé de la radicalité politique. J'y vois poindre aussi des indices de régression "pré-marxiste" de la critique sociale. Les études consacrées par Noam Chomsky aux médias constituent le pôle le plus sérieux de ce type de littérature.

Par contre, les usages français de Chomsky apparaissent souvent en décalage avec leur inspirateur : soit qu'ils présentent des analyses plus manichéennes associées à un style pamphlétaire, soit qu'ils rompent plus nettement avec la logique même de l'argumentation rationnelle qui est celle de Chomsky. Je me centrerai donc sur le texte chomskyen plutôt que sur les "chomskysmes" français, que je me contenterai de citer ponctuellement.

Lire la suite sur Mediapart à l'adresse suivante : http://www.mediapart.fr/club/blog/philippe-corcuff/120609/chomsky-et-le-complot-mediatique-des-simplifications-actuelles-de-


Philippe Corcuff est maître de conférences en science politique à l’Institut d’Études politiques de Lyon et membre du Conseil scientifique d'ATTAC.

By David G. Goodman


Couverture d'une édition japonaise des Protocoles des Sages de Sion - Tokyo, 2004.
Beginning in the mid-1980s, dozens of books based on the Protocols of the Elders of Zion began to appear in Japanese bookstores and sold millions of copies. Jews were described in these books and in the large, gaudy advertisements that appeared for them in mass circulation daily newspapers as a clandestine cabal plotting to destroy Japan and rule the world. The Jewish plot, the books charged, had already succeeded. The United States, Japan’s chief ally and most important trading partner, was controlled by Jews, who formed a “shadow government” and manipulated U.S. policies for their own perfidious ends. Certain ministries within the Japanese government had already been taken over by Jews, it was said, and Japan was doomed unless something could be done. The enemy was ruthless, and the response, it was implied, had to be equally so.

Lire la suite en format PDF.

David G. Goodman est directeur d'études à la Faculté de langues et de cultures d'Asie orientale de l'Université de l'Illinois, à Urbana-Champaign. Il est l'auteur, avec Masanori Miyazawa, de Jews in the Japanese Mind: The History and Uses of a Cultural Stereotype, rev. ed. (Lanham, Md.: Lexington Books, 2000).


Source : David G. Goodman, “The Protocols of the Elders of Zion, Aum, and Antisemitism in Japan”, Posen Papers in Contemporary Antisemitism #2, (Jerusalem: Vidal Sassoon International Center for the Study of Antisemitism, 2005).

Télécharger le document pdf ci-dessous :

goodman___aum_and_antisemitism_in_japan.pdf Goodman - Aum and antisemitism in Japan.pdf  (336.11 Ko)

Des ressources en ligne pour comprendre l'affaire JFK
Quelques textes incontournables :
Le hasard, pas la conspiration, dans le meurtre de JFK (site de Kenneth A. Rahn (tr. fr. : V. Vandevoorde, 19 novembre 2003)

Assassinat de JFK: les imbéciles de la conjuration (Slate.fr, 19 novembre 2013)

50 ans après l'assassinat de Kennedy : quel complot ? (Le Nouvel Observateur, 22 novembre 2013)

Kennedy tué : oui, Oswald était le seul tireur. Voici pourquoi (Le Nouvel Observateur, 22 novembre 2013)

JFK : pour affirmer qu’il y a un complot, il faut des preuves (Le Nouvel Observateur, 25 novembre 2013)


Sites de référence :
Site de Vincent Vandevoorde

The Kennedy Assassination, par John McAdams
Professeur en sciences politiques à l’université Marquette, John McAdams démonte les principales théories complotistes, expose les preuves de l’unique culpabilité de Lee Harvey Oswald et resitue l’assassinat dans son contexte historique. Une adresse incontournable.

JFK Assassination Resources Online, par David A. Reitzes
Au fil des années, Dave Reitzes a accumulé une quantité impressionnante de ressources relatives à l’affaire. Le site est particulièrement bien documenté sur l’enquête de Jim Garrison, dont il démontre l’iniquité, et pointe avec à-propos les nombreuses erreurs factuelles du film d’Oliver Stone.

A lone-gunman viewpoint, par David Von Pein
S’il ne brille guère par son ergonomie, le blog de David Von Pein se révèle en revanche d’une richesse inestimable. L’exhaustivité du site et sa qualité argumentaire ne laissent aucune question en suspens. De plus, de nombreux documents audio et vidéo permettent de revivre la couverture médiatique des événements à l’époque.

The Academic JFK Assassination Site, par Kenneth A. Rahn
Aux raisonnements alambiqués des récits conspirationnistes, Kenneth Rahn oppose la science et l’esprit critique. Malgré une interface datée et la présence de liens morts, le contenu du site demeure hautement recommandable. On y trouve par ailleurs l’ébauche d’un historique des théories du complot dans l’affaire JFK.

The JFK Files, par Dale Myers
Auteur de l’ouvrage de référence sur l’assassinat du policier JD Tippit, Dale Myers l'est aussi d’une reconstitution en 3D de l’attentat contre JFK, validant sans équivoque la thèse de la balle unique. Il présente son travail et sa méthodologie sur son blog qu’il alimente à intervalles réguliers.

The Lee Harvey Oswald Research Page, par Tracy Parnell
Outre une chronologie de la vie de Lee Harvey Oswald, le site de Tracy Parnell présente un récit de l’exhumation de son corps et réduit à néant la théorie des deux Oswald qui continue pourtant d’avoir ses partisans.

Who was Lee Harvey Oswald?
Ce site de Public Broadcasting Service (PBS) a été réalisé pour accompagner une émission de télévision. Il propose une mini-biographie de Lee Harvey Oswald et une série d’interviews dont celle de son frère Robert qui n’a jamais douté de sa culpabilité.


Documents et rapports officiels :
La lecture des rapports officiels, notamment le Rapport Warren et celui du House Select Committee on Assassinations (HSCA), est indispensable pour aborder l’affaire JFK. La consultation des volumes d’annexes présentant les témoignages et les pièces à conviction ne l’est pas moins.

Archives nationales

The Assassination Archives and Research Center


Autres sites :
The Sixth Floor Museum at Dealey Plaza
Site officiel du musée de l’assassinat à Dallas.

JFK50 par le Dallas Morning News
Dossier consacré au cinquantième anniversaire de l’assassinat par le principal quotidien de Dallas.

John F. Kennedy / Dallas Police Department Collection
Archives de la police de Dallas sur l’assassinat de JFK.

JFK Presidential Library and Museum
Bibliothèque présidentielle de John Fitzgerald Kennedy.

LBJ Presidential Library and Museum
Bibliothèque présidentielle de Lyndon Baines Johnson.


(NB : pour faciliter la navigation dans le site, cette page a été antidatée)
Vendredi 22 Septembre 2006



Par Assumpta Mugiraneza


Pierre Péan sur le Rwanda, ou le discours de la haine
Dans un ouvrage visiblement écrit à la hâte et dont le titre à lui seul est une interpellation (Noires fureurs, blancs menteurs), Pierre Péan affirme apporter des éléments conduisant à réviser le discours habituel sur le génocide dont furent victimes les Tutsi du Rwanda entre avril et juillet 1994. Énonçant sa vérité « sur les terribles massacres de 1994 », l’auteur met en scène un nouveau monde où la victime devient bourreau et où le bourreau devient victime. Un monde où les défenseurs des droits de l’homme deviennent des extrémistes à la solde des Tutsi, et où les individus impliqués dans le génocide deviennent, comme par magie, des références absolues.

On peut s’interroger quant aux mobiles de cette incursion de Pierre Péan sur un terrain où il ne s’était signalé par aucune pratique journalistique ni aucun travail d’investigation. Quelle mouche a bien pu piquer cet homme ? Pourquoi se noie-t-il dans une entreprise aussi peu maîtrisée et exhalant des relents de racisme ? Pourquoi prend-il le risque de blesser une population qui tente de se relever d’un génocide ? Pourquoi met-il en jeu la réputation de son pays dans une entreprise de négationnisme avéré ?

La suite sur le site du Collectif VAN
Vendredi 15 Septembre 2006



Hugo Chávez
Le 13 septembre 2006, commentant un documentaire sur le 11 septembre diffusé par la chaîne progouvernementale VTV, le président vénézuélien Hugo Chávez a déclaré :

« Selon une version de plus en plus soutenue, ces terribles attentats terroristes auraient été planifiés et mis à exécution par le pouvoir impérialiste états-unien contre son propre peuple (…) Les tours se sont écroulées en moins de neuf secondes. On ne peut donc exclure l’hypothèse d’un dynamitage (…) Un avion serait tombé sur le Pentagone. Mais aucun fragment n’y a été retrouvé. Il n’y avait même pas de moteurs, bien qu’ils soient en titane, et restent pratiquement toujours intacts lors des catastrophes aériennes (…) Quel était le but poursuivi ? Il fallait justifier l’agression contre l’Afghanistan, l’Irak et la menace contre nous tous, y compris le Venezuela, qui a surgi aussitôt après les événements du 11 septembre ».

Par Laurent Mauriac


La religion du complot
« Le 11 Septembre était un coup monté.» C'est un grand panneau posé contre le mur qui l'affirme. C'est aussi ce que pense la centaine de New-Yorkais, réunie le 3 septembre, devant ce panneau, dans une salle de l'East Village. Certains arborent le badge «Enquêtez sur le 9/11», d'autres «Révélez la supercherie». Comme chaque dimanche soir, le groupement New York 9/11 Truth organise une rencontre d'information. Au programme, des extraits de la prochaine version du documentaire Loose Change, qui engrange des millions de spectateurs sur l'Internet depuis le printemps 2005. Les arguments, déjà connus de tous, sont ressassés dans de nouveaux témoignages d'experts ou de journalistes indépendants. Ainsi, ce n'est pas un avion de ligne qui s'est écrasé sur le Pentagone (pas assez de débris, pelouse quasi intacte et brèche trop étroite dans l'enceinte) ; ce n'est pas la fusion de l'acier qui a provoqué l'effondrement des tours du World Trade Center (leur structure était trop résistante pour cela), il s'agit d'une démolition contrôlée grâce à des explosifs placés dans les bâtiments. Conclusion : le gouvernement américain (ou une entité le contrôlant) a conspiré pour organiser les attentats du 11 Septembre et justifier ainsi ses opérations au Moyen-Orient.

«Eduquer les gens»

Alors que, cinq ans après le drame, les Etats-Unis se préparent à commémorer les attentats, le mouvement conspirationniste prend de l'ampleur, avec la multiplication de sites web, de livres, de films et de conférences. «Ça a vraiment décollé récemment, explique Janice Matthews, directrice de 911truth.org, principale organisation nationale mettant en doute la version officielle. Nous essayons de progresser aussi vite que notre succès.» Selon un sondage réalisé en juillet par le Scripps Survey Research Center, un centre de recherches de l'université de l'Ohio, 36 % des Américains pensent qu'il est «assez probable» ou «très probable» que le gouvernement ait pris part aux attaques ou les ait autorisées. Mais ces résultats baissent lorsque les personnes interrogées sont confrontées aux versions conspirationnistes. Ils ne sont alors plus que 16 % à penser que des explosifs, et non les avions en feu, sont à l'origine de la chute des deux tours du World Trade Center.
Dans son édition de juillet 2006, la version norvégienne du Monde diplomatique a publié un dossier sur les attentats du 11 septembre. L’« enquête » conclue que les attentats sont le fruit d’un complot intérieur américain.

La direction française du Monde diplomatique a refusé l’autorisation de traduction et de reproduction de ce dossier que l’équipe norvégienne du Diplo avait accordé au Réseau Voltaire.
L’édition norvégienne du Monde diplomatique (juillet 2006)

Par Renaud Dély


Jean-Marie Le Pen le 11 mai 1990 lors d'une conférence de presse
Le 14 mai 1990, en fin d'après-midi, François Mitterrand descend dans la rue. Fait unique dans l'histoire de la Ve République, un président en exercice prend la tête d'un cortège de 200.000 personnes qui manifestent « contre la haine, l'intolérance et l'exclusion ». Du RPR au PCF, toute la classe politique défile à ses côtés. Seul Jean-Marie Le Pen manque à l'appel. A la même heure, il tente d'organiser une conférence de presse pour dénoncer « le véritable procès en sorcellerie » fait au FN. Trois jours après la découverte de la profanation du cimetière israélite de Carpentras, le décor est planté : « acte raciste ignoble » pour les uns, « machination » pour les autres. Six années durant, la tragédie de Carpentras et la passion qu'elle a engendrée donnent lieu à une série de dérapages et de manipulations. Avec une constante: la volonté du FN de récupérer l'événement pour se poser en « victime » de l'acharnement de « l'établissement ».

Tout au long de cette période, Le Pen conserve la même argumentation : la profanation n'est qu'une « manipulation » montée de toutes pièces contre son mouvement. Ses « auteurs » changeront, eux, de visage à de multiples reprises. Le chef du FN évoque tour à tour la main du « KGB », du « communisme national ou international », d'« une organisation extrémiste étrangère » et, surtout, de « Pierre Joxe et de l'Etat socialiste ». (...)

Lire la suite sur le site de Libération.


Source : « Six ans de récupérations et de manipulations. Le FN a abondamment utilisé Carpentras pour se poser en victime d'un complot », Libération, 2 août 1996.

By G. Thomas Woodward


Money and the Federal Reserve System: Myth and Reality
The United States, like virtually all advanced nations, has a banking system in which the use of fractional reserves means that most money is generated by banks and not the government. Presiding over this system is a central bank. The central bank for the United States, the Federal Reserve, has considerable independence in its operations, which include monetary policy.

This independence -- and the enormous influence that the Federal Reserve has over economic conditions -- have given rise to a great deal of conjecture concerning its nature and operations. The theories and suspicions about the system underlie monetary reform proposals frequently advanced by citizens, as well as various complaints and petitions sent to the Members of Congress because of congressional responsibility for the country's money.

The Federal Reserve is not a private corporation. It is part private and part public, with the Board of Governors an agency of the United States government. The regional Federal Reserve Banks are private corporations acting as agents of the government, owned by their member banks. No individuals hold stock in the Fed. Corporate control of the regional Federal Reserve Banks is limited and based on one vote per stockholding bank (so that big banks cannot control the system).

The Fed buys and owns some of the government's debt. But it does not determine how much debt is issued (that is determined by the government's budget). The Fed owns less than 10% of the government's total debt. The interest earned on the debt created by the Fed is turned over to the Treasury (except for an amount to cover the Fed's operating costs), so that the revenue consequences of having the Fed issue Federal Reserve notes is essentially the same as having its own currency directly.

Having a banking system that allows transactions to occur by check reduces the seigniorage revenue to the government, which could otherwise issue at a profit money needed for transactions. But bank depositors are the principal beneficiaries of the system, because they are able to earn interest on their accounts and minimize the amount of non-interest bearing cash they must hold for transaction purposes.

The existence of the Federal Reserve is separate from the choice of monetary standard. It is not an alternative to a gold standard. Similarly, the existence of the Federal Reserve and the choice of a monetary standard is unrelated to the existence of fractional reserve banking, or to who regulates the operations of banks. The primary issue about the Federal Reserve is about who controls monetary policy. (...)

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Source : Congressional Research Service Report for Congress, No. 96-672 E, Library of Congress, July 31, 1996.
Lundi 31 Juillet 2006



Par François-Xavier Fauvelle-Aymar


The Secret Relationship Between Blacks and Jews
(...) Quelle est exactement la teneur de l’ouvrage au centre de cette polémique, que Henry Louis Gates a pu considérer comme l’un des meilleurs exemples de littérature de haine, et que plusieurs auteurs ont comparé aux Protocoles des Sages de Sion ?

L’ouvrage, paru en 1991, a seulement pour titre The Secret Relationship Between Blacks and Jews, suivi d’un énigmatique « volume one ». On verra que cette mention n’est pas dénuée de sens, alors même qu’aucun volume deux n’est paru depuis lors. La page de couverture porte également la mention de l’auteur institutionnel, « The Nation of Islam », qui est aussi l’imprimeur et l’éditeur commercial. La page de « faux titre » précise que l’ouvrage a été préparé par « The Historical Research Department » de la Nation de l’Islam, et donne les coordonnées postales et téléphoniques où il est possible de se procurer le livre. Car celui-ci, n’appartenant pas au mainstream de la production savante, ne circule pas par les canaux habituels des librairies généralistes ou spécialisées, mais grâce au bouche-à-oreille, aux boutiques ethniques et aux librairies sur Internet. La page (iii) ajoute encore la mention « All Praise is Due to Allah » ainsi qu’un « prière d’insérer » qui ne dit rien du contenu historique de l’ouvrage mais le situe expressément dans le cadre d’une problématique actuelle de nature conflictuelle : « Blacks and Jews have recently begun to question their relationship [allusion euphémisée à la tension croissante entre les deux communautés] and its strategic role in their individual development. This report is an examination of documented historical evidence and is intended to provide an historical perspective for intellectual debate of this crucial social matter ». Dans le même registre, on lit à la page (iv) une « Note on Sources » qui ne dit toujours rien du contenu mais donne la clé de la méthode suivie : « The information contained herein has been compiled primarily from Jewish historical literature. Every effort has been made to present evidence from the most respected of the Jewish authorities and whose works appear in established historical journals or are published by authoritative Jewish publishing houses ». Suit cette affirmation confondante de mauvaise foi : « A substantial body of evidence that supports the findings herein was excluded by the editors and deemed to be from sources considered anti-Semitic and/or anti-Jewish ». On peut ici s’interroger : pourquoi exclure ces sources si leur caractère antisémite ne neutralise pas leur véracité ? Pourquoi se priver d’un « corpus substantiel » de faits utiles et probants, même s’ils proviennent de sources « considérées comme » antisémites, si l’on a en vue de retracer un fait historique dans son intégralité ?

By Steven Stalinsky


The Darfur Conspiracy Revisited
In "The Darfur Conspiracy," this column on October 19 addressed conspiracies from the Arab and Iranian press about the genocide in Sudan. Such press outlets claimed that the violence resulted from American attempts to control Sudanese oil, plans to create a Christian state in Sudan, and Jews trying to annex the African country to Israel.

La suite sur le site du New-York Sun.
Mercredi 31 Mai 2006



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