Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot

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La Société parano, de Véronique Campion-Vincent
Le style paranoïaque. Théories du complot et droite radicale en Amérique, de Richard Hofstadter





Par Patrick Stokes


Patrick Stokes (Twitter ; ‏@patstokes)
Vues comme des productions folkloriques, les théories du complot nous font souvent rire. Jusqu’au moment où on ne rit plus, explique le philosophe australien Patrick Stokes dans ce texte, publié quelques jours après le massacre perpétré le mois dernier à l'église de Charleston, aux Etats-Unis.

Nous avons assisté fin juin à une nouvelle tuerie aux Etats-Unis. Cette fois-ci, c’est une église qui a été prise pour cible et la haine raciale qui en a été la cause. Par le passé, ce furent une école, un cinéma, une université ou un centre commercial.

Le scénario nous est désormais devenu familier à en vomir : les détails de l’horreur, suivis par l'indignation perplexe, la réaction qui tente de délimiter et d'isoler l’événement, et de résister à sa mise en perspective, et enfin l'inévitable échec à agir.

Mais à l'ère de l'Internet, ce scénario prend une tournure macabre supplémentaire.

En quelques jours – et, de plus en plus, en quelques heures voire en quelques minutes –, un événement tragique est passé au filtre d’une vision du monde qui soutient que les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être. Les théoriciens du complot sautent sur ​​la tragédie pour en faire une nouvelle preuve que des forces obscures manipulent le monde afin de poursuivre leurs propres objectifs néfastes. Les enfants massacrés à l’école Sandy Hook de Newtown ? Ils n’ont jamais existé. Leurs familles endeuillées ? Des «acteurs de crise». C’est Obama qui est derrière tout ça voyez-vous, et ses camarades du gouvernement mondial mettent en scène des attentats sous faux drapeau pour justifier l’interdiction du port des armes. Il en veut à vos flingues.

Et oui, ce processus a commencé autour de Charleston quelques jours seulement après la tuerie. Le site d’extrême droite Infowars, dirigé par Alex Jones, s’est immédiatement demandé s’il ne s’agissait pas d’un «false flag» : une «opération sous fausse bannière». D’autres, sortis de nulle part, ont soutenu que le manifeste écrit par le tireur était un faux, et que le «tireur» était en fait un Marine de 33 ans et qu’il avait joué, enfant, comme acteur dans le film Star Trek: The Next Generation et dans la série Docteur Doogie. (...)

Lire la suite sur Slate.fr.


Voir aussi :
* Assassinat d'Hervé Gourdel : l'abjection du crime redoublée par sa négation
* Newtown : ces conspirationnistes qui s’en prennent aux familles de victimes

Source :
* Patrick Stokes, “ Why Conspiracy Theories Aren’t Harmless Fun ”, The Conversation, June 26, 2015. Traduction française : Conspiracy Watch. Patrick Stokes est maître de conférences en philosophie à l'Université Deakin (Australie). Son site internet : www.patrickstokes.com
Téléphone sans fil ou portable, Wifi... les ondes inquiètent. Certains les accusent même d'être à l'origine de leurs souffrances, ce sont des électro-hypersensibles. Alors les ondes sont-elles nocives ? A quel point ? Faut-il mettre en place des zones blanches, protégées des ondes ? Quelles précautions prendre dans notre vie quotidienne ?

L'émission est présentée par Laurent Bazin.

Invités :
Marc Khanne, réalisateur de "Cherche zones blanches désespérément".
Jean-Pierre Marc-Vergnes, neurologue de l'Inserm, expert auprès de l'ANSES.
Laurence Abeille, députée (EELV) du Val-de-Marne.
Erwan Seznec, journaliste à Que Choisir.
Étienne Cendrier, porte-parole de l'association Robin des Toits.


Faut-il avoir peur des ondes ? - Le débat par publicsenat

Pour aller plus loin :
* Erwan Seznec, « Ondes électromagnétiques. L’argumentaire des associations passé au crible », Que choisir ?, 23 décembre 2014.
* « L’Académie de médecine désapprouve le financement public de dispositifs "anti-ondes" », Académie nationale de médecine, 5 mai 2014.
* André Aurengo, « La santé publique ne doit pas être un enjeu politique », Science & pseudo-sciences, avril 2014.

Source : "Le Débat", Public Sénat, 17 janvier 2015
L’Etat islamique déclare la guerre à... la théorie du complot
L’Etat islamique s'inquiète de la prolifération des théories du complot qui l'assimilent à une marionnette à la solde des services secrets occidentaux.

« Les théories du complot sont devenues une excuse pour abandonner le djihad » déplore l'organisation djihadiste dans le dernier numéro de son magazine, Dabiq, versets coraniques à l'appui.

Dans un article intitulé «Conspiracy Theory Shirk (Sin)» (i.e. «L'idolâtrie de la théorie du complot», traduit ici), l'Etat islamique présente ainsi le conspirationnisme comme une «grave déviance» susceptible non seulement d'amoindrir ses succès militaires mais aussi de pousser ses combattants à faire défection.
Niels H. Harrit
En mars 2015, Niels H. Harrit a perdu le procès qu’il avait intenté à un journaliste danois qui l’avait qualifié de «cinglé».

L'affaire est passée complètement inaperçue dans la presse francophone. Et pour cause : le nom de Niels H. Harrit est surtout connu de ceux qui s'intéressent aux théories du complot sur les attentats du 11 septembre 2001.

En 2009, cet ancien maître de conférence à l'Université de Copenhague avait co-signé, dans une revue confidentielle, The Open Chemical Physics Journal, un article pseudo-scientifique sur la présence supposée de traces d’explosifs dans les décombres du World Trade Center (lire l'analyse complète de Jérôme Quirant). Depuis lors, Harrit est devenu une figure incontournable du 9/11 Truth Movement au Danemark. Harrit se dit par exemple « totalement convaincu, à 110% » (sic), que les immeubles du World Trade Center ont fait l’objet d’une « démolition contrôlée ».

Il y a deux ans, ce professeur de chimie à la retraite a intenté un procès en diffamation à l’hebdomadaire danois Weekendavisen et au journaliste Søren K. Villemoes, réclamant 25 000 couronnes (3 350 euros) de dommages, pour avoir été qualifié de « cinglé ». Dans un article, Villemoes critiquait la Bibliothèque Nationale danoise qui, lors d’une exposition, avait autorisé l’Ambassade de Turquie à accrocher une affiche niant le génocide arménien. Le journaliste se demandait s’il était très pertinent de donner ainsi une tribune aux négationnistes : «Tant qu’on y est, pourquoi ne pas inviter aussi Niels Harrit et les autres "cinglés" des théories sceptiques sur le 11-Septembre ? Qu'est-ce que c’est que cet environnement négationniste ?», avait écrit Villemoes.

Documentaire de Serge Moati et Alice Cohen, 53 minutes (France, 2014).


Mes questions sur... la franc-maçonnerie
Alors que la Franc-Maçonnerie est toujours source de fantasmes inépuisables, Serge Moati et Alice Cohen nous immergent au cœur des Loges et posent un regard inattendu et intime sur la Franc-Maçonnerie française. A travers ceux qui la font ou qui l’ont faite et qui ont accepté de livrer « leur » Maçonnerie ; mais aussi à travers le parcours de Serge Moati, lui-même Franc-Maçon jusqu’en 1982. Sans faux semblant, il retrace son chemin si particulier pour mieux éclairer celui des Maçons d’aujourd’hui. La Franc-Maçonnerie n’a plus le même visage qu’il y a trente ans. Il y aurait 160 000 Frères et Sœurs en France, contre 70 000 « initiés » en 1989. Le charme secret et discret de la maçonnerie œuvre donc toujours, voire ne cesse d’augmenter. Pourquoi son attraction reste-t-elle intacte alors qu’elle semble affaiblie par les affaires et assoupie par les combats déjà gagnés ? Qui sont les Francs-Maçons des années 2010 ? Leur pouvoir et leur influence recouvrent-ils toujours la même réalité ? Que viennent chercher ces Frères ? Une spiritualité ou un réseau ?

Autant de questions auquel ce film tente de répondre, au plus près des Obédiences françaises, pour aller au-delà du mystère Franc-Maçon et mieux comprendre ses rites, pour certains montrés pour la première fois à la télévision…



Mes questions sur La franc-maçonnerie par azerboka

Par Robert Blaskiewicz


Non, la CIA n’a pas inventé le terme "théorie du complot"
Agacé par le manque de rigueur des conspirationnistes, le sceptique américain Robert Blaskiewicz a tenté de remonter à l'origine de l'expression "théorie du complot". Résultat : non, le terme n'a pas été créé dans le cadre d'une "opération psychologique" menée par la CIA. 80 ans avant la création de l'agence de renseignements, on utilisait déjà couramment l'expression "conspiracy theory" dans son sens actuel.

Récemment, on a vu surgir dans la complosphère l’affirmation selon laquelle l’expression “conspiracy theory” (« théorie du complot ») a été popularisée dans les années 1960 par la CIA pour discréditer ceux qui osaient remettre en question les conclusions de la Commission Warren (chargée d’enquêter sur l’assassinat du président Kennedy - NDT). Depuis cette « opération psychologique », le champ d’application de l’expression se serait étendu jusqu’à englober toutes sortes de mauvaises actions, avec pour effet que désormais tous les théoriciens du complot passeraient pour des fous. La première fois que j’ai entendu parler de cette histoire, c’était sous une forme un peu différente et c’est ce qui a attiré mon attention : il était affirmé que l’expression « théorie du complot » avait été inventée par la CIA. Vraiment ? On n'en avait jamais entendu parler avant les années 1960 ?
Crédit : Twitter - Erwan Manac'h @emanach
Le coup de force annoncé n'a finalement pas eu lieu. Selon les sources, ils ont été entre 100 et 300 personnes, arborant un masque de Guy Fawkes pour certains, à avoir manifesté un peu avant midi aux abords de l'Assemblée nationale pour renverser la République. Lancé en mars 2015 par le naturopathe Eric Fiorile, le Mouvement du 14 juillet, à l'initiative du rassemblement, n'est pas parvenu à rallier l'armée pour marcher sur l'Élysée comme cela était prévu.

Lire les comptes-rendus du JDD, de MétroNews et de BFM TV.

Les appels aux coups d'Etat se sont multipliés au cours des dernières années sur la complosphère. Dans une vidéo datée du 20 août 2013, Dieudonné rêvait à voix haute « d’un coup d’Etat au secours du peuple, comme en Egypte ».

Quelques jours plus tard, le site d'extrême droite La Dissidence française, de Vincent Vauclin, appelait ouvertement à un putsch militaire avec ce mot d'ordre : « L'Histoire, ça se brusque ».

Non moins complotiste bien qu'appartenant à une mouvance distincte, le site anti-islam Riposte laïque publiait en mai 2015 un texte anonyme souhaitant que « nos généraux (...) prennent le contrôle du pays, pour 5 ou 6 ans, histoire de remettre tout d’aplomb et de nettoyer tout ça ».

Par Fanny Marlier


Eric Fiorile
Depuis quelque temps un mouvement affole la complosphère. Le Mouvement du 14 juillet lance un appel au coup d’Etat le 14 juillet 2015. Qui sont ces complotistes qui contaminent le web ?

27 juin 2015, théâtre de la Main d’or, Paris. Alain Soral et Dieudonné organisent une journée “Je ne suis pas Charlie”. Devant une centaine de personnes, le militant juif anti-sioniste Jacob Cohen demande en préambule au public quel sujet il souhaite aborder. Au premier rang, une femme lève la main et dit : “Que pensez-vous du Mouvement du 14 juillet ? Avons-nous une chance de renverser le gouvernement ?”. Jacob Cohen répond qu’il n’y croit guère : “Je suis très sceptique. Je ne peux pas croire que ça puisse déboucher sur une révolution. Je pense qu’il y aura des milliers de CRS tapis dans l’ombre. Mais c’est vrai que je vois de plus de plus de gens m’interroger sur ce mouvement sur Facebook”.

Depuis quelques semaines, une thématique agite doucement la dieudosphère (Quenel+, Meta Tv, Egalité et Réconciliation) : le Mouvement du 14 juillet. Son but ? Organiser une prise de pouvoir le jour de la fête nationale. (...)

Lire la suite sur le site des Inrocks.


Voir aussi :
* Le 14 juillet, ils veulent marcher sur l'Elysée (StreetPress.com, 9 juillet 2015)
* Le Mouvement du 14-Juillet cherche des sous (Confusionnisme.info, 9 juillet 2015)

Par Stéphanie Courouble Share


"La connexion entre les nazis et les dirigeants sionistes (1933-1945)", de Mahmoud Abbas
Stéphanie Courouble Share est docteur en histoire. Spécialiste du négationnisme, elle fut l'élève de Pierre Vidal-Naquet. Dans ce texte, elle évoque la controverse qui a éclaté en Israël au sujet d'une thèse négationniste - et complotiste - publiée par Mahmoud Abbas à une époque où, déjà quadragénaire, il s'était installé à Moscou pour y suivre un cursus universitaire. Un ouvrage toujours disponible sur le site officiel de l'Autorité palestinienne...

Le 27 avril dernier, comme chaque année, Israël commémorait solennellement la Shoah. À cette occasion, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, longtemps accusé de négationnisme, affirmait : « Ce qui est arrivé aux Juifs durant l’Holocauste est le crime le plus odieux qui soit survenu contre l’humanité pendant l’ère moderne ».

De fait, M. Abbas n’en est pas à son premier communiqué dans ce sens puisqu’en 2010, à Ramallah (Cisjordanie), s’indignant qu’on l’accuse de nier l’Holocauste, il assurait devant un parterre de journalistes, avoir envoyé des délégués à Auschwitz lors de cérémonies commémoratives. A l’unisson, la presse se réjouit de cette annonce émanant de celui qu’elle considère comme un interlocuteur incontournable pour la paix au Proche-Orient.

Toutefois, le discours attendu du leader palestinien ne parvient pas à dissiper le malaise que provoque l’existence d’une thèse de doctorat qu’il soutint en 1982, à l’Université de Moscou. Cette thèse, conservée depuis cette date dans les archives russes, relativise la gravité du génocide nazi perpétré contre les Juifs d’Europe. (...)

Lire la suite sur Nonfiction.fr.


Voir aussi, du même auteur :
* Négationnistes : quand tombent les masques… (1ère partie ; 2nde partie)
Attentat de l'Isère : les réactions complotistes
Toute action terroriste génère en temps réel sa lecture alternative complotiste. Ce théorème s'est vérifié une fois de plus hier, après l'annonce de l'attentat de Saint-Quentin-Fallavier, dans l'Isère. Invariablement (voir ici, ici, , et encore ), les "marchands de complot" du web plaquent leurs propres obsessions sur la réalité. Passage en revue de quelques-unes des élucubrations les plus significatives lues sur la complosphère le 26 juin 2015.

Pour Alain Benajam, président du Réseau Voltaire-France et proche du théoricien du complot Thierry Meyssan, « ces événements étaient attendus car il importait pour l'impérialisme en déconfiture de continuer à manipuler les masses après le demi succès de Charlie. L'impérialisme qui n'a pas d'imagination continue dans sa lancée à utiliser ses propres mercenaires de DAESH pour contrer la révolte qui gronde en France et maintenir la Tunisie sous le boisseau afin d'utiliser ce pays comme plateforme contre l'Algérie. Pour la France il était important de désamorcer la mobilisation du 14 juillet » (un appel à manifester contre le gouvernement lancé en mars 2015 par Eric Fiorile, du site conspirationniste demosophie.com - NDLR).
Djokhar Tsarnaev
Après des mois de silence, Djokhar Tsarnaev, co-auteur des attentats du Marathon de Boston, a exprimé pour la première fois des remords, ce mercredi 24 juin 2015, au cours d'une audience au Tribunal fédéral de Boston. Des propos en forme de désaveu pour les conspirationnistes qui clament depuis deux ans l'innocence des frères Tsarnaev :

« Je voudrais présenter mes excuses aux victimes, aux survivants. (...) Je suis désolé pour les vies que j'ai prises, pour les souffrances, pour les torts que j'ai causés, des torts irréparables. (...) Immédiatement après l'explosion dont je suis coupable, j'ai appris à connaître certaines des victimes, leurs noms, leurs visages, leurs âges. (...) Je suis musulman. Ma religion est l'Islam. Je prie Allah d'accorder sa miséricorde à ceux qui ont été touchés par l'attentat et leurs familles. Je prie pour votre guérison ».

Agé de 21 ans et d'origine Tchétchène, Djokhar Tsarnaev a été condamné à mort pour sa participation aux attentats du 15 avril 2013, qui avaient fait 3 morts et 264 blessés. Au cours de son procès, ses avocats avaient reconnu qu'il avait déposé l'une des deux bombes artisanales qui avaient explosé près de la ligne d'arrivée du marathon de Boston.


Voir aussi :
* Al-Qaida à Ahmadinejad : « Le 11-Septembre, c'est nous ! »
* Huit ans après, Ben Laden revendique toujours les attentats
* Khaled Cheikh Mohammed : « Ces actes, nous les donnons en offrande à Dieu »
* Quand Al-Qaïda s'en prend au conspirationnisme chiite
Victoria Nuland (Washington, 13 décembre 2013)
Depuis plus d’un an, l'assertion selon laquelle les Etats-Unis auraient dépensé 5 milliards de dollars pour « déstabiliser » l'Ukraine revient de manière récurrente sur les sites complotistes. L’argument a été repris, ce lundi 22 juin 2015, dans les colonnes du journal russe Kommersant, par Nikolaï Patrouchev, le secrétaire du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie.

Fidèle à la ligne du Kremlin, le hiérarque russe dénonce un prétendu «coup d’Etat» en Ukraine qui aurait été initié par les Américains pour «affaiblir la Russie». Il en veut pour preuve les aveux de Victoria Nuland, secrétaire d’Etat américaine adjointe chargée de l’Europe et de l’Asie, qui aurait « dit que les Etats-Unis avaient dépensé 5 milliards de dollars pour organiser ces événements ».

Cette version très biaisée des propos de V. Nuland est déjà apparue un peu plus tôt cette année sur CounterPunch.org, sous la plume d’un journaliste australien controversé, John Pilger, affirmant sans ambages qu'en Ukraine, « l’Administration Obama a claqué 5 milliards de dollars en 2014 pour financer un coup d’Etat contre un gouvernement élu ».
Laurent Louis à propos du premier pas de l'homme sur la Lune
Lu sur la page Facebook de Laurent Louis, vendredi 19 juin 2015 (déjà 305 likes et 66 partages) :

« Sincèrement, il y a encore des gens qui pensent réellement que l'homme a marché sur la lune en 1969 ? Allez, vraiment ? On sait tous que ce fameux film a été tourné en plein Hollywood tout de même. Non ? A l'époque les autorités américaines, en pleine guerre froide, avaient réalisé ce film pour montrer la grandeur des USA. En 2001, ces mêmes autorités ont organisé le 11 septembre. Aujourd'hui, elles mettent leur talent créatif à la disposition de l'Etat islamique (Daesh)... Ils sont vraiment doués pour nous faire croire n'importe quoi ces Ricains... »


Voir aussi :
* Neil Armstrong est mort. Et le ''Moon Hoax'' ?

Par Johann Duriez-Mise


La Russie veut enquêter sur les alunissages américains
Le gouvernement russe entend "révéler ce qui est arrivé" en 1969, selon la presse moscovite. Un nouveau round dans le bras de fer qui oppose les Etats-Unis et la Russie depuis la crise en Ukraine.

Les Russes douteraient-ils de la conquête spatiale des États-Unis ? Un porte-parole russe a publié mardi un éditorial dans le journal russe Moscow Times dans lequel il affirme qu'une enquête officielle chercherait à faire la lumière sur les voyages spatiaux historiques, dont l'exploration de la Lune en 1969.

"Nous ne soutenons pas qu'ils n'ont pas volé [sur la Lune], et ont simplement fabriqué la vidéo en question. Mais tous les artefacts scientifiques - ou culturels - font partie de l'héritage de l'humanité et leur disparition sans laisser de trace est une perte commune. Une enquête va révéler ce qui est arrivé", a écrit Vladimir Markin, porte-parole du Comité d'enquête de la Russie.

Cette enquête fait suite à l'enquête pour corruption lancée au mois de mai par le FBI à l'encontre de la Fifa, notamment pour l'attribution de la Coupe du monde 2018, qui doit avoir lieu en Russie. (...)

Lire la suite sur le site de BFMTV.


Voir aussi :
* A-t-on vraiment marché sur la Lune ? (Le Nouvel Obs, 21 juillet 2009)
Samedi 20 Juin 2015



Monde diplomatique : vous avez dit "anathème" ?
Dans son dernier numéro, Le Monde diplomatique publie un dossier sur le conspirationnisme qui ne manque pas d’intérêt. On y retrouve cependant les ambiguïtés qui, depuis plusieurs années maintenant, accompagnent presque toutes les tentatives d’approcher l’objet « théorie du complot » au sein de la gauche antilibérale (1).

Ce dossier aurait pu constituer le motif d’une introspection. Il aurait pu fournir l’occasion d’un examen critique de l’indulgence que continuent de rencontrer les élucubrations conspirationnistes dans une partie de la « gauche de la gauche ». Au lieu de quoi il est prétexte à ériger l'anticomplotisme en problème et à régler quelques comptes, comme en témoigne un encadré présentant non pas le conspirationnisme mais l’accusation de conspirationnisme comme « un anathème commode » (2). C’est un peu comme si Le Monde diplomatique consacrait un dossier aux ravages de « l’ultra-libéralisme » en l’assortissant d’une mise en garde contre la fonction diabolisatrice de l’accusation d’ultra-libéralisme. Cela suppose, certes, une bonne dose d’imagination…

Par Bertrand Maury


Timothy Rogalski
Le 14 décembre 2012, un jeune déséquilibré, Adam Lanza, assassinait 27 personnes, dont 20 enfants de l’école Sandy Hook, à Newtown, avant de se donner la mort. Comme d’autres événements tragiques ou marquants, la tuerie de Newtown a aussi ses « truthers ». Le mois dernier, l’un d’eux a été déféré devant la justice du Connecticut pour avoir harcelé par téléphone le personnel de l’établissement scolaire. Localisé par la police, qui est parvenue à remonter à l’origine des appels, Timothy Rogalski avait laissé plusieurs messages troublants sur le répondeur de l’école.

Dans un premier appel, il se faisait passer pour un père voulant inscrire son enfant : « Je veux m’assurer qu’il n’y aura pas de fausse tuerie le jour où je l’inscrirai » déclarait-il. Et d’insister : « Je veux être clair, il ne voudrait pas se faire tirer dessus par un faux Adam Lanza ». Puis Rogalski demandait si Kaitlin Roig – une survivante de la fusillade qui a sauvé la vie d’une quinzaine d’enfants en les barricadant dans une salle de bain – pourrait être l’institutrice de son fils.

Par Michael Shermer


Comment distinguer entre complot et théorie du complot ?
Rédacteur en chef du magazine américain Skeptic et chroniqueur au Scientific American, Michael Shermer répond dans ce texte à une question récurrente adressée à ceux qui entreprennent de critiquer les théorie du complot : comment faire la différence entre les faux et les vrais complots ? En d’autres termes, comment reconnaître une théorie du complot ?

Selon Shermer, plus l’hypothèse d’un complot comporte de caractéristiques se trouvant dans la liste suivante et plus la probabilité qu’elle corresponde à la réalité est faible :
Ardennes : un élu visé par une enquête pour contestation de crime contre l’Humanité
Une enquête préliminaire a été ouverte à l’encontre d’Olivier Badré, conseiller municipal des Hautes-Rivières (Ardennes). Ancien candidat du MNR de Bruno Mégret puis du Front national, ce militant d'extrême droite avait posté le 21 avril dernier sur son compte Facebook une vidéo négationniste intitulée « "Chambres à gaz" : aucune preuve après 33 ans de recherches ».

Ce n'est pas la première fois qu'Olivier Badré fait parler de lui. Comme le rappelle la presse locale, ce dernier s'était fait photographier le 17 janvier dernier en train d'exécuter fièrement une « quenelle au Système », geste de ralliement des partisans de Dieudonné, à l’issue d'un des spectacles du polémiste à Châlons-en-Champagne.

Décrit comme « passionné par les théories du complot, fanatique de Dieudonné, pourfendeur d’un supposé "lobby judaïque qui dirige toutes nos institutions" », l’élu crie à la diabolisation et dénonce « des attaques plus bas que terre ».


Voir aussi :
* Conseiller santé de Marine Le Pen... et fan de Meyssan et de Faurisson
* Départementales 2015 : l'indéfendable « erreur de jeunesse » d’un candidat UDI

Par Julie Boulier et Louise Cluny


Vaccin DT-Polio : pourquoi il ne faut pas signer la pétition du professeur Joyeux
Dans une pétition qui a recueilli plus de 350 000 signatures, le professeur Henri Joyeux tente de faire basculer les parents dans le camp des « antivax » en multipliant les contre-vérités. Décryptage.

La pétition, qui dénonce « un scandale d’Etat », a recueilli plus de 350 000 signatures. Des chaînes d’e-mails se la transmettent. Elles invoquent « l’urgence » et la nécessité de briser « la loi du silence ». Ce qui est en jeu ? « La santé de nos enfants. » Evidemment, on regarde.

Dans le rôle du lanceur d’alerte, un vieux monsieur au sourire bienveillant, le professeur Henri Joyeux, longtemps président de l’ultraconservatrice association Familles de France. Il interroge :

« Que feriez-vous si vous deviez vacciner votre bébé pour le protéger contre de graves maladies mais que le vaccin normal, efficace et sûr, n’était plus disponible, et que le seul produit en vente était un prétendu “super vaccin”, pas assez testé et contenant des additifs neurotoxiques et peut-être cancérogènes ? »

L’appel du professeur Joyeux est hébergé sur le site de l’Institut pour la protection de la santé naturelle, une officine belge régulièrement suspectée d’être un repaire de charlatans, ainsi qu’un vaste aspirateur de données personnelles – celles des pétitionnaires, vite transformés en clients potentiels pour la vente en ligne de thérapies alternatives. (...)

Lire la suite sur le Démonte rumeur de Rue89.


Voir aussi :
* Il faut ramener les anti-vaccins à la raison
* 49 % des Américains adhèrent à une théorie du complot en matière de santé
* Derrière la pétition anti-vaccin du Pr Joyeux, un lobby proche de l’extrême droite
Lundi 25 Mai 2015



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