Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot

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L'imaginaire du complot mondial, de Pierre-André Taguieff
L'Obsession du complot, de Frédéric Charpier
La Causalité diabolique, de Léon Poliakov
Mythes et mythologies politiques, de Raoul Girardet
La Foire aux illuminés, de Pierre-André Taguieff
Les rhétoriques de la conspiration, sous la direction d'Emmanuelle Danblon & Loïc Nicolas
Histoire d'un mythe. La "conspiration" juive et les protocoles des sages de Sion, de Norman Cohn
La synarchie. Le mythe du complot permanent, d'Olivier Dard
Le style paranoïaque. Théories du complot et droite radicale en Amérique, de Richard Hofstadter
Tous paranos ? Pourquoi nous aimons tant les complots... de Pierre-Henri Tavoillot & Laurent Bazin









Par Alban Mikoczy


MH17 : la théorie du complot a du succès en Russie
Le crash du Boeing de la Malaysia Airlines, abattu le 17 juillet 2014 au-dessus du territoire ukrainien par un missile tiré depuis une zone contrôlée par des rebelles pro-russes, place le Kremlin dans une position délicate. Comment réagit-on en Russie à ce drame ? Les réponses du correspondant de France 2 à Moscou, Alban Mikoczy.

FranceTVinfo.fr : Comment réagissent les autorités et l'opinion russes à cette affaire et à ses développements ?

A. M. : Les Russes reconnaissent que ce crash est une tragédie, d'autant que 80 enfants ont péri dans la catastrophe. Mais très rares sont ceux qui pensent que le coup mortel peut venir des séparatistes. La télévision russe accrédite, depuis jeudi 17 septembre au soir, l'idée que les Ukrainiens cachent la vérité et que les Occidentaux en profitent pour nuire à la Russie. Cette théorie du complot a beaucoup de succès en Russie. Bercée de nationalisme, l'opinion est acquise à l'idée d'une vérité cachée par les Américains. Cette position a été réaffirmée officiellement par la conférence du ministère de la défense russe, lundi 21 juillet. (...)

Lire la suite sur FranceTVinfo.fr.
Mardi 22 Juillet 2014



Par JOL Press


45 ans après le premier homme sur la Lune, la théorie du complot persiste
C’est sans doute l’un des événements du XXe siècle qui a suscité les plus grandes passions et provoqué les fantasmes les plus fous : le 20 juillet à 20h18 (heure américaine), l’équipage d’Apollo XI atterrissait sur la Lune, devant plus de 500 millions de téléspectateurs à travers le monde. Un véritable coup de maître des Etats-Unis dans sa lutte perpétuelle avec l’URSS, et un vibrant hommage à Kennedy, qui déclarait en 1961, deux ans avant sa mort : « We choose to go to the Moon » - Nous faisons le choix d'aller sur la Lune. Cependant, les premiers pas de l’Homme sur la Lune n’ont pas suscité que de l’émerveillement ; beaucoup sont les sceptiques qui crient au canular, au complot du siècle.

Dès 1974, cinq ans après l’alunissage, Bill Kaysing débute sa croisade pour dévoiler ce qu’il considère comme une mascarade. (...)

Lire la suite sur le site de JOL Press.

Par Alexandre Devecchio


"Théories du complot. On nous cache tout, on nous dit rien", de Nicolas Chevassus-Au-Louis (First, 2014)
Alors que les Etats-Unis impliquent Moscou dans la destruction du vol MH17, les rumeurs les plus folles circulent sur le web. Nicolas Chevassus-Au-Louis, auteur de Théories du complot démonte les mécanismes complotistes.

FigaroVox : Après le Crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines, les rumeurs les plus folles circulent sur internet tandis que certains médias russes évoquent un complot visant Vladimir Poutine. La théorie du complot peut-elle se répandre durablement dans l'opinion ? Comment et pourquoi ?

Nicolas Chevassus-Au-Louis : Dans l'opinion russe, sans doute. Depuis une dizaine d'années, les télévisions du Kremlin décrivent les évènements politiques aux frontières russes, en particulier les révolutions «de couleur» d'Ukraine et de Georgie, comme le fait de complots occidentaux. Or, on sait bien que l'adhésion à une première théorie du complot rend plus probable l'adhésion à une seconde théorie du complot. L'opinion russe est en quelque sorte préparée à accueillir des explications complotistes du tir de missile contre l'avion de la Malaysian Airlines. (...)

Lire la suite sur le site du Figaro.


Source : « Crash du vol MH17 : comment naissent les théories du complot », LeFigaro.fr, 21 juillet 2014.
Manifestants pro-palestiniens en train de brûler un drapeau israélien (Paris, 19 juillet 2014)
Le texte qui suit est extrait d'un article de l'historien marxiste américain Moishe Postone paru sous le titre «Un autre automne allemand. Pour la manifestation contre l’antisémitisme à Hambourg le 13 décembre 2009» :

Je pense qu'il est politiquement important que le plus de monde possible à gauche prenne au sérieux les expressions d'antisémitisme qui se sont répandues parmi des groupes qui se considèrent comme anti-impérialistes. Peut-être cela peut aussi amener à une longue et tardive clarification théorique. La question n’est pas que l’on puisse ou non critiquer des politiques israéliennes. Les politiques israéliennes devraient être critiquées, particulièrement celles qui ont visé à saper n'importe quelle possibilité de créer un Etat palestinien viable dans la Cisjordanie (la Rive ouest) et à Gaza. Cependant, la critique du « sionisme » répandue dans beaucoup de cercles anti-impérialistes va au-delà d'une critique des politiques israéliennes. Elle attribue à Israël et aux « sionistes » une malveillance unique et une puissance globale de conspirateur.

Israël n'est pas critiqué comme d'autres pays sont critiqués - mais comme l'incarnation de ce qui est profondément et fondamentalement le Mal. Bref, la représentation d'Israël et des « sionistes » pour cette forme d'« anti-impérialisme », d'« anti-sionisme », est essentiellement la même que celle des Juifs dans l'antisémitisme virulent qui a trouvé son expression la plus pure dans le nazisme. Dans les deux cas, « la solution » est la même - l'élimination au nom de l'émancipation.

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Sur son compte Twitter, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé vendredi l'interdiction préfectorale de la manifestation pro-palestinienne prévue samedi 19 juillet à Paris en la qualifiant de « manipulation ». Selon le président du Parti de Gauche, François Hollande et Manuel Valls «souhaitent les incidents».

Crash du vol MH17 : une journaliste de Russia Today démissionne
Sarah Firth, basée à Londres, ne cautionne pas la couverture du crash, sur fond de conflit russo-ukrainien, par la chaîne proche du Kremlin.

"Tous les jours, nous mentons." La journaliste Sara Firth, qui travaillait pour la chaîne Russia Today, a démissionné vendredi 18 juillet, rapporte Buzzfeed (en anglais). En cause, la couverture par cette chaîne proche du pouvoir russe du crash du vol MH17 en Ukraine.

"Quand la nouvelle est arrivée, je suis allée dans la rédaction et j'ai vu comment nous étions en train de couvrir cette information. J'ai su que je devais partir, raconte-t-elle. Il n'y avait aucun respect des faits. Nous avons diffusé des témoignages accusant le gouvernement ukrainien." Sur Twitter, elle ironise sur la règle n°1 de la chaîne : "C'est TOUJOURS la faute de l'Ukraine." (...)

Lire la suite sur FranceTV.info.


Voir aussi :
* Russia Today critiquée pour sa couverture du conflit syrien
Samedi 19 Juillet 2014



Par Adrien Sénécat


Crash du vol MH17 : non, l'avion de Poutine n'était pas la "vraie cible" du missile
L'avion de la Malaysia Airlines aurait été abattu jeudi par un missile sol-air. Sur Internet, des articles ont affirmé que l'avion du président russe a survolé la même zone peu avant. Sauf que c'est faux.

Les circonstances du crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines jeudi restent à éclaircir, mais certains n'ont pas attendu pour se lancer sur les pistes d'explication les plus folles. Parmi elles, une rumeur persistante affirme que l'avion du président russe Vladimir Poutine aurait pu être la "vraie cible" du missile qui aurait frappé l'avion.

Le site Russia Today, citant l'agence de presse russe Interfax, a publié jeudi soir ces déclarations troublantes d'une source confidentielle (...)

Lire la suite sur le site de L'Express.


Voir aussi :
* MH17: la télévision russe alimente la théorie d'un complot contre Poutine (BFM TV, 18 juillet 2014)
Faut-il croire aux théories du complot ? (France Inter)
Débat animé par Thomas Chauvineau, avec :

Emmanuelle Danblon, linguiste, professeur de rhétorique (Université Libre de Bruxelles) ;
Pascal Froissart, maître de conférences en sciences de l'information et de la communication (Université de Paris VIII) ;
Dominique Sopo, président de SOS-Racisme ;
Rudy Reichstadt, directeur du site conspiracywatch.info ;



Source : Le Débat de Midi, France Inter, 17 juillet 2014.
Jean-Marie Le Pen « ne sait pas » qui envoie des roquettes contre Israël
Entendu dans le dernier « Journal de Bord » de Jean-Marie Le Pen, le blog vidéo du président d’honneur du Front national :

« Personne ne peut rester indifférent devant le véritable martyre que subit la population palestinienne. Il y a quelque chose tout de même qui m’étonne : ce qui provoque ces réactions très violentes d’Israël et de son aviation, des bombardements dont les civils sont généralement comme toujours les premières victimes, c’est l’envoi de roquettes. Le Hamas enverrait des centaines de roquettes sur Israël… Ce qui m’étonne, c’est qu’il n’y a pas de morts… Et donc il y a une disproportion formidable entre la riposte et les dégâts causés. Je trouve d’ailleurs très étonnant que le Hamas continue d’envoyer sur des terrains vagues des missiles ou des roquettes… qui n’ont aucune efficacité. Alors il y a quelque chose qui m’étonne là-dedans… qui pose question. Voilà, qui envoie ces roquettes vraiment ? Je ne sais pas. En tous cas, c’est un prétexte qui est utilisé par Israël pour écraser, avec des moyens ultramodernes, une population qui est pratiquement sans défense et dont on sait qu’elle vit déjà dans une misère affreuse. Non, je crois que ce problème va continuer d’empoisonner la vie internationale et peut-être même un jour conduire à des excès de conflits très violents. »

Coutumier des saillies complotistes (voir ici, et encore ), Jean-Marie Le Pen avait, en mars 2013 (Journal de Bord n° 311), dénoncé la « désinformation totale » dont les Français étaient selon lui victimes s'agissant de la situation en Syrie, affirmant que l'Elysée et le Quai d'Orsay agissaient sous la férule de l'Etat d'Israël.
Assassinat des trois ados Israéliens : la théorie du complot fait son chemin
Et si la mort de Naftali Fraenkel, Gilad Shaar et Eyal Yifrach, les trois adolescents israéliens enlevés le 12 juin dernier en Cisjordanie, avait été commanditée par le gouvernement israélien lui-même pour justifier ses bombardements sur Gaza ? C’est la théorie du complot qui tourne depuis peu sur la complosphère francophone. Elle est aujourd’hui reprise en page d’accueil de l’Humanité.fr sous la plume de José Fort, ancien chef du service monde du quotidien fondé par Jean Jaurès.

Pour José Fort, qui semble ignorer que les deux principaux suspects de ces enlèvements, résidents palestiniens de Hébron et membres du Hamas (1), ont été rapidement identifiés par le Shin Beth – les services de renseignement intérieurs israéliens –, l’assassinat des trois Israéliens « a été imputé immédiatement et sans la moindre enquête par les autorités israéliennes au Hamas » (sic). « Depuis, poursuit le journaliste, les bombes s’abattent sur Gaza avec des centaines de morts, de blessés, de destructions. Le point de départ de cette tragédie remonte donc à l’assassinat des trois jeunes dont on ne connaît toujours pas les assassins et leurs commanditaires. Etrangement, l’affaire semble avoir été étouffée. » Puis de poser une série de questions rhétoriques inspirées par le classique « à qui profite le crime ? » :
Caroline Fourest et Hillary Clinton (10 juillet 2014)
De passage à Paris pour la sortie en français de son livre Le Temps des décisions - 2008-2013 (Fayard, 790 p.), l'ex-chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton a répondu aux questions de Caroline Fourest pour son émission diffusée sur France Inter "Ils changent le monde". Extraits (la traduction en français a été effectuée en simultané d'où la syntaxe approximative) :

Caroline Fourest : Vous connaissez toutes les théories du complot qui circulent en Europe et aux Etats-Unis. Beaucoup de gens disent et voient la main des Etats-Unis derrière chaque événement, que ce soit la Révolution orange, le Mouvement vert en Iran, le Printemps arabe... Donc j'aimerais comprendre, réellement, ce que vous avez vu du Printemps arabe. Est-ce que vous l'avez vu venir, est-ce que vous l'avez encouragé ou, comme le gouvernement français, vous avez été plutôt surprise ?
Nicolas Sarkozy, victime d'une machination politico-judiciaire ?
Les électeurs de droite le croient. Pas les complotistes !

Nicolas Sarkozy est-il victime d’une « instrumentalisation politique de la justice » ? C’est ce que l’ancien président de la République a affirmé le 2 juillet dernier, après avoir été placé en garde à vue pendant 15 heures puis mis en examen pour trafic d'influence, corruption active et recel de violation du secret professionnel.

Au cours de l’interview qu’il a accordée à TF1 et Europe 1, l’ancien chef de l’Etat a laissé entendre que ses tracas judiciaires n’ont pour autre origine que la volonté d’une poignée de juges militants (« militants » car membres, pour certains, du Syndicat de la Magistrature) de le terrasser politiquement, le tout avec la complicité, sinon active du moins tacite, de l’actuel gouvernement et de l’Elysée.
Le dossier du numéro à paraître demain, 10 juillet 2014, est le premier d'une série d'été consacrée aux théories du complot, « ces contes modernes qui nourrissent notre soif de secrets et de mystères ». Cliquez ci-dessous pour accéder au site de Courrier International :
Courrier International, n° 1236, 10 juillet 2014.

Par Thomas Hofnung


"Pour la vérité et la justice", de Laurent Gbagbo et François Mattéi (éditions du Moment, 2014)
Tel qu’en lui-même l’éternité le change. Du fin fond de sa cellule de la prison de Scheveningen, aux Pays-Bas, Laurent Gbagbo reste toujours aussi combatif. Et toujours aussi approximatif avec l’histoire et les faits. Dans l’attente de son procès devant la Cour pénale internationale, qui l’accuse d’être le «co-auteur» de crimes contre l’Humanité durant la crise post-électorale de 2010-2011, l’ex-président ivoirien s’est confié au journaliste François Mattéi. Le résultat est édifiant. Ce livre à deux voix (1) est un plaidoyer pro domo, sans nuance, d’où il ressort que la chute de Gbagbo serait le énième avatar d’une Françafrique qui ne veut pas mourir. Un de ces complots dont les héritiers de Jacques Foccart ont le secret.

Pour la rigueur et l’exactitude des faits, on repassera. En fait d’analyse François Mattéi se contente de relier entre eux des faits épars, de citer des bouts d’articles ou de discours, et d’extrapoler sans apporter la moindre preuve de ce qu’il avance. Mais tel n’est visiblement pas son souci. Le livre ne cherche pas à établir les faits, il fait office de cri d’indignation. Ce n’est pas la vérité qui compte, contrairement ce que promet son titre, mais celle de Laurent Gbagbo. Le reste n’est que littérature, et manipulation qu’il s’agit coûte que coûte de démonter.

Pas de place pour la contradiction sous la plume de François Mattéi, qui hormis l’ancien ambassadeur de France en poste à Abidjan lors de la crise, Jean-Marc Simon, n’interroge aucune voix discordante. D’ailleurs, quand il cite ce diplomate désormais à la retraite, c’est pour mieux le discréditer. Aucun proche d’Alassane Ouattara n’est mis à la question. Dommage, car il y a effectivement beaucoup à dire, avec le recul du temps, sur la façon dont les résultats de la présidentielle ivoirienne ont été proclamés par un président de la Commission électorale indépendante sous la forte pression de Paris et Washington, sur le rôle des Nations unies qui ont certifié ces résultats par-dessus le Conseil constitutionnel. Ou sur la gestion de la crise par la France (...).

Lire la suite sur le site de Libération.


Voir aussi :
* Côte d'Ivoire : Gbagbo et ses partisans dégainent la théorie du complot

Par Vincent Duchaussoy


L'Etat livré aux financiers ? La loi du 3 janvier 1973 sur la Banque de France
Plusieurs partis politiques voient aujourd’hui dans la loi de 1973 sur la Banque de France le début des problèmes de la dette publique française. Vincent Duchaussoy replace cette loi dans son contexte historique et montre combien cette interprétation est erronée.

Votée il y a plus de quarante-et-un ans, la loi du 3 janvier 1973 sur la Banque de France, qui modifiait les statuts de la banque centrale et précisait les modalités de financement du gouvernement par cette dernière, continue d’alimenter de sa présence le débat public, alors même qu’elle n’est plus en vigueur depuis 1993, date à laquelle une nouvelle loi conférant notamment à la Banque de France son indépendance l’a rendue caduque. Par quel miracle expliquer ce phénomène ? Du fait de la contagion de la crise financière à l’économie réelle et, depuis au moins 2009, à sa mutation en une crise des dettes souveraines au sein de la zone euro, la loi de 1973 est parfois présentée, principalement à l’extrême droite et à l’extrême gauche de l’échiquier politique français, comme le point de départ de l’asservissement de l’État à la domination du capitalisme financier. Elle était ainsi présente, à l’occasion de la campagne présidentielle française de 2012, dans les programmes diffusés par trois candidats : Nicolas Dupont-Aignan [1], Marine Le Pen [2] et Jean-Luc Mélenchon [3]. À la faveur du relais de cette thématique par la blogosphère à tendance plus ou moins conspirationniste, cette loi s’est ainsi parfois vue rebaptisée par ses détracteurs « loi Pompidou », du nom du président de la République qui la promulgua ; ou encore « loi Pompidou-Rothschild », insinuant l’idée d’un complot ourdi par les banques d’affaires et rappelant opportunément l’expérience de banquier de Georges Pompidou, précisément au sein de la Banque Rothschild. (...)

Lire la suite sur le site de La vie des idées.


Voir aussi :
* La rumeur de 1973, par Alain Beitone (décembre 2011)
* La "loi Pompidou, Giscard, Rothschild" votée en 1973 empêcherait l'Etat de battre monnaie (Le Monde, 29 décembre 2011)
* Tout le monde en parle, personne ne la connaît : la "loi de 1973" (Libération, 13 avril 2012)
* La loi de 1973 et la légende urbaine (Le Monde, 18 avril 2012)

Par Meïr Waintrater


Un complot "sioniste" derrière la femme voilée de la pub BuzzMobile ?
Tout commence par une publicité, où une jeune femme voilée fait la promotion d'une carte téléphonique prépayée vendue par la société BuzzMobile. Certains se sont offusqués de ce que l'islam soit représenté par une femme voilée, confortant par là des préjugés anti-musulmans.

Mais, pour d'autres, le scandale n'est pas là. Il est dans le fait que Buzz est une filiale de SFR. Or, on sait que l'homme d'affaires Patrick Drahi est en train de racheter SFR. Donc, vous l'avez compris, c'est un coup des J… pardon, des sionistes.

Le conspirationniste Hicham Hamza, familier de ce genre de dénonciation, clame sa colère : « Destinée aux consommateurs d'origine maghrébine, une nouvelle offre de téléphonie mobile est pilotée par le groupe SFR, propriété du milliardaire et "sioniste" autoproclamé Patrick Drahi ».

Cet article est aussitôt repris, comme d'habitude, par l'extrême droite antisém… pardon, "antisioniste". On le trouve chez Alain Soral, sur le site de l'illustrateur dieudonniste Joe Le Corbeau ou encore ici.

Le rachat de SFR par Altice, la société que contrôle Drahi, n'est pas encore finalisé. Mais, pour quelques fanatiques, SFR est déjà une entreprise j… pardon, sioniste, et par conséquent BuzzMobile l'est aussi. Voilà pourquoi une femme voilée fait la promo d'une carte téléphonique.

Le complot sioniste est, décidément, tout-puissant.

Par David Berliner


Le succès actuel des théories du complot, en cette période de crise économique et de repli nationaliste, est un phénomène inquiétant à observer avec l'oeil du sociologue ou de l'historien, un spectacle navrant pour l'humaniste. Au cœur du système de pensée conspirationniste se trouve le "juif", désormais peu habilement dissimulé sous la figure du "sioniste", un manipulateur prêt à tout pour dominer le monde (mais il y a aussi le franc-maçon, l'homosexuel, etc...).

Refusant de prendre en compte la complexité des situations historiques et sociales, lesdites théories se caractérisent par d'étranges causalités. Absolument rien, aucune preuve sociologique digne de ce nom, ne permettra de les étayer, si ce n'est par la force de la conviction de ceux qui croient au complot. (...)

Lire la suite sur le site du HuffingtonPost.


L'auteur :
David Berliner est anthropologue au Laboratoire d'Anthropologie des Mondes contemporains et professeur à I'Université Libre de Bruxelles (ULB).

Par Nicolas Jacquard


Illuminati : le préoccupant retour de la théorie du complot
Ils sont partout ! Ils ? Les Illuminati bien sûr. Une secte occulte, éphémère, mais dont les adeptes de la théorie du complot sont persuadés que depuis sa disparition, en 1785, elle a basculé dans la clandestinité, présidant aujourd'hui, dans l'ombre, aux destinées de la planète. Remise au goût du jour par l'écrivain Dan Brown en 2000, cette croyance en une puissance occulte, adepte de rituels sataniques, a essaimé en France. Selon un sondage que nous dévoilons, un Français sur cinq se dit convaincu de l'existence des Illuminati. Une conviction qui transcende les classes sociales, mais touche beaucoup les jeunes, notamment dans les quartiers populaires. Version moderne de l'antique « complot judéo-maçonnique », elle fait le miel des extrémistes de tous poils, Dieudonné en tête. (...)

Lire la suite sur le site du Parisien.



Voir aussi :
* Les jeunes de plus en plus séduits par les théories du complot (AFP, 21 mai 2014)
* Le bac, option complot (Le Monde, 21 avril 2014)
* Un Français sur cinq croit à l'existence des Illuminati (Francetvinfo.fr, 18 juin 2014)
* Illuminati et autres théories du complot : pourquoi ces croyances ont-elles autant de succès ? (Francetvinfo.fr, 22 juin 2014)

(Dernière mise à jour : 22/06/2014)
Mercredi 18 Juin 2014



Offensive djihadiste en Irak : le Guide suprême iranien accuse la CIA
L’Ayatollah Ali Khamenei accuse ouvertement les services secrets américains et leurs alliés de manipuler les combattants de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL – ISIS en anglais). Depuis le début de l’offensive djihadiste en Irak début juin, le Guide suprême de la Révolution islamique a publié une série de tweets dénonçant « la main cachée des services de renseignement occidentaux » qui auraient pour but de « mettre le feu dans le monde de l’islam » et de « semer la discorde » entre musulmans chiites et sunnites.

Ces derniers – qu’il désigne sous le terme de « Takfiris » – « ne sont pas nos principaux ennemis » explique Khamenei. Ils sont « trompés par la CIA et d’autres services secrets » qui les « financent », les « arment » et les « dirigent ».
Tiananmen et la théorie du complot
A l'occasion des 25 ans de l'écrasement du mouvement de la Place Tiananmen, Le Monde.fr rappelle opportunément que la théorie du complot constitue, jusqu'à aujourd'hui, la version officiellement adoptée par le Parti communiste chinois pour rendre compte des événements :

« Les manifestations ont été provoquées par la mort le 15 avril de Hu Yaobang, une des figures réformatrices du Parti communiste chinois, qui avait été limogé en janvier 1987 sous l'accusation de faiblesse face à des manifestations étudiantes. S'ensuivirent plusieurs semaines d'agitation dans les rues des villes chinoises et l'occupation par des milliers d'étudiants de la place Tiananmen, en plein centre de Pékin. Alors que le mouvement s'essoufflait, un éditorial publié le 26 avril par le Quotidien du Peuple l'a ranimé. Le texte condamnait la mobilisation comme un "complot planifié" visant à renverser le Parti communiste, accusant un "petit groupe de gens" de vouloir plonger le pays dans le chaos. (...) [Aujourd'hui,] les autorités s'en tiennent toujours au verdict de l'éditorial du 26 avril et continuent à qualifier de "contre-révolutionnaires" les manifestants. Dans un éditorial publié le 3 juin de cette année, le journal nationaliste Global Times évoque l' "incident de Tiananmen", dénonçant l'activisme des "forces anti-chinoises en Europe et des exilés chinois". "La jeune génération évite d'être induite en erreur par des forces opposées au système politique chinois actuel", écrit le quotidien. »
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