Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot

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La Bibliothèque
Le style paranoïaque. Théories du complot et droite radicale en Amérique, de Richard Hofstadter
Histoire d'un mythe. La "conspiration" juive et les protocoles des sages de Sion, de Norman Cohn
La Société parano, de Véronique Campion-Vincent
La Causalité diabolique, de Léon Poliakov
Les Nouveaux imposteurs, d'Antoine Vitkine
L'Effroyable Imposteur, de Fiammetta Venner
Le Complot : L'histoire secrète des Protocoles des Sages de Sion, de Will Eisner
Mythes et mythologies politiques, de Raoul Girardet
Tous paranos ? Pourquoi nous aimons tant les complots... de Pierre-Henri Tavoillot & Laurent Bazin
La synarchie. Le mythe du complot permanent, d'Olivier Dard





La stupéfiante obstination de partisans de Trump mis face à un mensonge de leur champion
Le président élu des États-Unis Donald Trump a dénoncé une fraude électorale, affirmant sans preuve que des « millions de gens » avaient voté « illégalement » au scrutin qu’il a remporté face à Hillary Clinton - en dépit des deux millions de voix d'avance de la candidate démocrate. Quelques jours plus tard, ce jeudi 1er décembre, CNN a réuni un panel d'électeurs républicains.

Malgré la réfutation rigoureuse de l'intox relayée par Trump, montrant qu'elle était dénuée de tout fondement, certains de ses partisans continuent d'y souscrire. L'une d'entre eux, Paula Johnson, rapporte que, dans son bureau de vote, des personnes lui auraient déclaré : « Le président [Obama] a dit que je pouvais voter, je suis ici illégalement ».

La journaliste de CNN, Alisyn Camerota, lui demande alors où elle a entendu que Barack Obama avait déclaré que les immigrés sans papiers pouvaient voter illégalement. C'est alors qu'intervient Susan DeLemus, une autre supporter de Trump, affirmant que l'on peut en trouver la preuve... sur Facebook.

Alisyn Camerota procède à une sommaire vérification sur son téléphone portable et trouve une vidéo d'un discours de Barack Obama assortie d'un titre trompeur. Elle conclue qu'Obama n'a jamais rien dit de tel lorsqu'on se réfère à la transcription de son discours.

... Ce qui n'empêche pas Paula Johnson de s'enferrer dans sa croyance : « Je crois qu'il y a de la fraude électorale dans ce pays ».


Voir aussi :
* La nouvelle intox de Trump sur les millions de votes illégaux pour Clinton (Libération, 30 novembre 2016)
Beppe Grillo
Une enquête de Buzzfeed News se penche sur l'environnement médiatique en Italie, où se déroulera dimanche un référendum sur une réforme constitutionnelle voulue par le Premier ministre Matteo Renzi. L'article évoque de nombreux sites relayant de fausses informations, à l'image de ceux qui ciblaient les pro-Trump outre-Atlantique.

Ces sites, présentés comme proches du Mouvement 5 étoiles (M5S) - le parti populiste créé en 2009 par le l'humoriste Beppe Grillo - rencontrent un succès sur les réseaux sociaux comparables, en terme de propagation virale, à celui de médias traditionnels. Pire, ils seraient directement liés au M5S qui en tirent d'importants revenus, d'après Buzzfeed. Pour un ex-employé de Google Ads, évoquant les sites de fausses news basés en Macédoine qui ont perturbé la campagne américaine, «c'est comme si Trump était le propriétaire des sites macédoniens».


Source : Libération, 29 novembre 2015.

par Xavier Colas


Hoax : « le complotisme est un classique des idéologies les plus extrêmes »
Arnaud Mercier, professeur à l’Institut français de presse de Paris et président du site The Conversation France, décrypte les causes et les conséquences de la diffusion massive de fausses informations sur le web.

Si la rumeur est inhérente à l’histoire politique moderne et contemporaine, les colporteurs de pamphlets et autres libelles du XVIe siècle, apparus avec l’essor de l’imprimerie, font figure de petits artisans de la calomnie face aux hoax.

“Le pape François appelle à voter Donald Trump” ou encore “les Clinton s’offrent une somptueuse demeure de 200 millions de dollars aux Maldives”… ces fausses informations en circulation sur le web ont, en effet, envahi les réseaux sociaux durant la campagne électorale américaine. Sur le premier d’entre eux, Facebook (1,7 milliard d’utilisateurs actifs à travers le monde), les théories du complot ont même particulièrement fait florès dans les trois derniers mois précédant l’élection de Donald Trump. Au point de générer, sur cette période, davantage d’interactions sur le réseau social que les informations diffusées par les médias traditionnels. (...)

Lire la suite sur le site de la Revue des Deux Mondes.

Par Claire Levenson


Le pizzagate, dernière délirante théorie du complot anti-Clinton
Depuis plusieurs semaines, le propriétaire d'une pizzeria de Washington est harcelé par des supporters de Trump qui l'accusent de protéger des proches de Clinton soit disant coupables d'actes pédophiles.

Des porte-paroles de Donald Trump ont déclaré, mardi 22 novembre, que le futur président ne poursuivrait pas Hillary Clinton dans l'affaire de l'«emailgate», bien qu'il ait plusieurs fois promis de la mettre en prison. Mais depuis plusieurs semaines, des partisans du milliardaire new-yorkais se sont trouvés un autre scandale, bien plus juteux : le Pizzagate.

Sur Reddit, Twitter et d'obscurs sites d'extrême droite comme The Vigilant Citizen, des fausses informations circulent selon lesquelles l'ancien directeur de campagne de Clinton, John Podesta, fait partie d'un réseau pédophile qui utilise une pizzeria de Washington comme quartier général. Hillary Clinton serait complice.

Depuis plus de deux semaines, James Alefantis, le propriétaire du restaurant en question, Comet Ping Pong, a reçu des centaines de menaces de mort. Ses employés ont aussi été ciblés. (...)

Lire la suite sur Slate.fr.

Par Cédric Mathiot


Philippe de Villiers (Europe 1, 17 octobre 2016)
En promo pour son livre, le président du Mouvement pour la France écume les plateaux avec ses théories les plus folles sur l'islam. Et notamment une future «partition du territoire», qui serait admise par une partie de la classe politique, dont Hollande et Valls… Décryptage de ses «preuves».

Intox
On l’a entendu sur des médias de la fachosphère, Boulevard Voltaire ou TV Liberté. Une pub pour son livre apparaît plein écran dès qu’on se connecte à Fdesouche. Normal. Mais il a aussi pris le micro sur LCI, Europe 1, RTL… Ces dernières semaines, Philippe de Villiers a écumé les médias pour la promotion de l’ouvrage Les cloches sonneront-elles encore demain ?, best-seller catastrophiste sur la menace de l’islam (évidemment «incompatible avec la République»), qui préconise une remigration d’une partie des immigrés vers leur pays d’origine, sur fond d’analyses parfois délirantes. Désintox est déjà revenu récemment sur un des aspects du discours de Villiers, consistant à fantasmer un «plan secret des élites» visant la submersion migratoire de la France… à partir d’un rapport de l’ONU datant d’il y a quinze ans, parfaitement public. Même Martial Bild, ex-cadre du FN et patron de Liberté TV (la chaîne de la «réinformation»), s’est senti obligé lors d’une interview mi-octobre de suggérer à Villiers qu’il frisait le complotisme. «Est-ce crédible ?» Mais Villiers est reparti de plus belle. Oui, il y a une «conjuration». (...)

Lire la suite sur le site de Libération.


Voir aussi :
* Philippe de Villiers et son complot imaginaire pour envahir la France

Par Cédric Mathiot


"Les cloches sonneront-elles encore demain ?", de Philippe de Villiers (Albin Michel, 2016)
Retour sur les chiffres spectaculaires, qui reviennent à chacune des interviews du président du Mouvement pour la France.

Intox
Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, a sorti un énième livre dénonçant la menace de l’islam : Est-ce que les cloches sonneront encore demain ? Ce qui lui vaut le tapis rouge des médias, aux micros desquels il déverse depuis trois semaines ses théories complotistes. Sur LCI, il déclarait ainsi : «On assiste en ce moment à une conquête démographique [de l’islam, ndlr], facilitée par les Nations unies, avec le plan secret des élites, qui prévoit que la France doit recevoir 800 000 immigrés par an entre 2020 et 2040.» Des chiffres spectaculaires, qui reviennent à chacune de ses interviews.

Désintox
Philippe de Villiers mobilise là les ingrédients classiques du complotisme : les élites mondialisées, le secret dans lequel le peuple serait tenu. Une théorie qui se dégonfle illico quand on se penche dessus. Car ce «plan secret des élites» pour organiser la submersion migratoire de la France consiste en fait en un rapport parfaitement public de l’ONU (lesdites «élites»). Lequel rapport date de… 2000, et n’est donc pas de première fraîcheur. Et dans lequel Villiers puise arbitrairement un chiffre à la volée. (...)

Lire la suite sur le site de Libération.


Voir aussi :
* Les mosquées de Roissy : les délires de Villiers décryptés
44% des Américains se sont informés sur Facebook pendant la dernière campagne présidentielle américaine. Pour en parler, Sonia Devillers reçoit Tristan Mendès-France, spécialiste des nouveaux usages numériques et enseignant au CELSA de Paris.



Source : "L'instant M", France Inter, 10 novembre 2016.
Etats-Unis : l’élection qui met les conspirationnistes au pouvoir ?
Donald Trump peut être vu à plusieurs titres comme l’héritier direct de ce courant « pseudo-conservateur » analysé en son temps par l’historien Richard Hofstadter dans sa célèbre conférence sur le style paranoïaque dans la politique américaine. Un courant extrémiste de droite qu’ont pu incarner successivement des personnalités telles que Ron Paul ou Sarah Palin.

Mais Trump a placé le conspirationnisme au cœur des élections présidentielles américaines comme personne sans doute avant lui dans l’histoire récente des Etats-Unis. Pour trouver un précédent de cette nature, il faut remonter à la campagne du républicain Barry Goldwater, en 1964, dans le sillage de l’assassinat du président Kennedy. Les partisans de Goldwater, où l’on trouvait aussi bien des tenants de la droite religieuse que des suprémacistes blancs ou encore les anti-communistes de la John Birch Society, furent les premiers à dénoncer la famille Rockefeller et le groupe Bilderberg. Un élément d’importance différencie pourtant Trump et Goldwater : ce dernier avait été battu à plate couture par son rival démocrate, Lyndon Johnson.

2016 marque un point de rupture : c’est la première fois qu’un individu jouant à un tel degré et de manière aussi décomplexée avec le conspirationnisme parvient à passer le seuil du Bureau ovale. Trump a-t-il remporté la victoire en dépit de ses tonitruantes sorties complotistes ou celles-ci ont-elles au contraire joué un rôle déterminant dans son élection ? Seule certitude : il n’est désormais plus possible d’affirmer que le conspirationnisme disqualifie pour toujours un entrepreneur politique. En ce sens, l’élection de mardi apporte un démenti cinglant à tous ceux qui estiment qu’être qualifié de « conspirationniste » – comme le fût, à raison, Trump tout au long de cette campagne – vous diaboliserait au point de vous faire perdre les suffrages populaires. Certains entrepreneurs de politisation comme, en France, le souverainiste François Asselineau, l’ont bien compris qui ont bâti toute leur stratégie sur la main tendue à ces « anti-Système » qui, s’abreuvant quotidiennement à la source des sites spécialisés dans la dénonciation de complots en tous genres, n’en sont pas moins des électeurs… et des activistes potentiels.
Crédits : R. A. Di Ieso
En matière de théories du complot, Donald Trump a placé la barre très haut. En mai dernier, le site alternet.org en dénombrait pas moins de... 58 ! En novembre, 101 selon Right Wing Watch ! Rapide tour d’horizon des (fou-)thèses les plus marquantes défendues par le nouveau président des Etats-Unis :

- A partir de 2011, il a soutenu l’idée que Barack Obama n’était pas né aux Etats-Unis – comme l’indique son certificat de naissance, que les « birthers » tiennent pour faux – mais au Kenya. Il est revenu au cours de la campagne sur ces déclarations mais pour accuser immédiatement sa rivale démocrate d’avoir été la première à diffuser l’intox – ce qui est faux.

- Il a suggéré, en s’appuyant sur une photo de Lee Harvey Oswald publiée dans un tabloïd, que Rafael Cruz, le père de son principal adversaire dans les primaires du Parti républicain, Ted Cruz, était impliqué dans l’assassinat du président Kennedy.

- Il a suggéré que le juge de la Cour suprême Antonin Scalia, un homme de 79 ans, en mauvaise santé et décédé durant son sommeil, a été assassiné (« Ils disent qu'ils ont trouvé un oreiller sur son visage, ce qui est un endroit assez rare pour trouver un oreiller ») emboitant le pas des conspirationnistes qui accusent Barack Obama d’être derrière cette mort, qu’ils considèrent comme suspecte.

- Il a laissé entendre que les époux Clinton étaient impliqués dans la mort, en 1993, de Vince Foster, un ancien conseiller de Bill et ami de Hillary.

- Il a déclaré en meeting que Daech avait été « créé » par Barack Obama et Hillary Clinton.
Vendredi 11 Novembre 2016



Par Mugambi Jouet


L'emprise de l'anti-intellectualisme sur la présidentielle américaine
Pour Mugambi Jouet, avocat au barreau de New York et politologue, la mentalité complotiste facilite la désinformation comme stratégie politique en exploitant la méfiance envers l’éducation, la crédulité et l’anti-rationalisme d’une large frange de la population.

Comment expliquer que des millions d’Américains s’apprêtent à voter pour Donald Trump, un démagogue aucunement cultivé qui dit tout et son contraire ? Pourtant l’Amérique a parmi les meilleures universités au monde, une technologie de pointe et a produit des générations de penseurs, scientifiques, auteurs et artistes renommés. Une raison principale derrière ce paradoxe est mal comprise: le poids de l’anti-intellectualisme dans la société étasunienne.

En France l’anti-intellectualisme est souvent défini comme une hostilité envers un groupe taxé d’élitisme : «les intellectuels». Mais l’anti-intellectualisme aux Etats-Unis va bien plus loin car il reflète aussi une hostilité profonde envers la culture, la curiosité intellectuelle et les connaissances approfondies. Ainsi, la démagogie de Trump n’exploite pas simplement les sentiments racistes, sexistes, nationalistes et xénophobes. Il prétend que son «bon sens» (common sense) vaut bien mieux que les faits avancés par les experts, voire tout argument rationnel. Trump fut un des premiers promoteurs de la théorie du complot affirmant que Barack Obama n’est pas légalement un citoyen américain car son acte de naissance serait une contrefaçon. Il a de même fait campagne en tenant sans cesse des propos absurdes, tel qu’en suggérant que le taux de chômage durant la présidence d’Obama pourrait être de 42% alors qu’il est approximativement de 5% d’après le Département fédéral du travail. (...)

Lire la suite sur le site de Libération.
Vincent Reynouard (capture d'écran YouTube)
Le négationniste Vincent Reynouard a été condamné vendredi à cinq mois de prison pour contestation de crime contre l'humanité, pour deux vidéos dans lesquelles il met un nouvelle fois en doute la réalité de la Shoah. Les deux vidéos avaient été mises en ligne en décembre 2014.

Dans l'une d'elle, cet ancien professeur de mathématiques de 47 ans, radié de l'Éducation nationale en 1997 promet que «5 000 euros seront offerts à quiconque me démontrera, au terme d'un débat libre, loyal et courtois que les chambres à gaz homicides hitlériennes ne sont pas un mythe de propagande». Le tribunal correctionnel de Paris l'a également condamné à verser 2 000 euros de dommages et intérêts à la Licra (Ligue contre le racisme et l'antisémitisme), qui s'était constituée partie civile, et la même somme au titre des frais de justice.

Vincent Reynouard a déjà été condamné à des peines de prison ferme pour contestation de crime contre l'humanité. En février dernier, la cour d'appel de Paris avait confirmé sa condamnation à deux mois de prison pour complicité de contestation de crime contre l'Humanité, en récidive, pour un article paru en mai 2011 dans l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol. (...)

Lire la suite sur le site du Parisien.


Voir aussi :
* Les pitreries de Reynouard (PHDN.org, 01/11/2016)
Dieudonné n'a plus vraiment fait parler de lui depuis près de deux ans. Pourtant, l'humoriste aux multiples condamnations, notamment pour provocations à la haine et à la violence raciale, continue ses spectacles au même endroit à la Main d'Or. Il a développé en parallèle toute une série de produits dérivés autour de son personnage et surtout, il s'est improvisé courtier en assurances. En 2014, il a gagné 1 million et demi d’euros, soit trois fois plus que l'année précédente.



Source : "Grand Angle", BFM TV, 31 octobre 2016.

Par Pablo Ximénez de Sandoval


Le prédicateur complotiste Charles Pace
Le massacre de la secte des davidiens, en 1993, est à l'origine des théories du complot concernant les Clinton. Il y vit un prédicateur qui idolâtre Donald Trump.

En 1993, une congrégation religieuse inscrivait à jamais le nom Waco dans l'imaginaire mondial. Il s'agissait de l'Association générale de la branche davidienne de l'Eglise adventiste du septième jour. Pour le reste du monde, elle était connue sous le nom de secte des davidiens. Cette année-là, une tentative du gouvernement fédéral d'enquêter sur la secte pour achat et vente d'armes a débouché sur une fusillade qui a donné lieu à un siège. L'événement s'est terminé par un effroyable incendie dans lequel près de 80 personnes, dont 18 enfants et le leader des davidiens, David Koresh, ont perdu la vie.

Aujourd'hui, à la place du Mount Carmel Center, le lieu du siège qui se trouve à 15 minutes en voiture de Waco, trois maisons et une chapelle ont été construites. Les seuls habitants sont Charles Pace et sa famille. Charles Pace raconte qu'il a rejoint les davidiens dans les années 70. Il y a connu une vie de dévouement envers la recherche spirituelle jusqu'à ce qu'il décide, vers la deuxième moitié des années 80, de quitter la congrégation suite à des désaccords avec David Koresh. En gros, Koresh disait être le Messie, mais Pace ne le croyait pas. Il n'était pas là lors du siège, il n'est arrivé que plus tard. (...)

Lire la suite sur le site de la Tribune de Genève.

Par LeMonde.fr avec AFP


Mort du PDG de Total : deux employés buvaient au moment de l’accident
Deux ans après la mort de Christophe de Margerie, un rapport de l’autorité russe de l’aviation pointe la responsabilité de deux employés de l’aéroport de Moscou.

Deux ans après la mort du PDG de Total Christophe de Margerie, l’autorité russe de l’aviation met en avant, dans un rapport publié le 25 octobre, la responsabilité de deux employés de l’aéroport de Moscou dans l’accident d’avion. Selon elle, le conducteur du chasse-neige et son superviseur, présents sur la piste, buvaient de l’alcool et ont été à ce titre partiellement responsables du drame, indique le rapport.

Christophe de Margerie a trouvé la mort le 20 octobre 2014 en même temps que les trois membres d’équipage du Falcon à bord duquel il se trouvait, l’appareil ayant heurté un engin de déneigement alors qu’il s’apprêtait à décoller de l’aéroport Vnoukovo de Moscou.

Le conducteur du chasse-neige, Vladimir Martinenko, s’est retrouvé « en situation de perte de conscience de la situation » et son superviseur n’a pas fait son travail correctement, indique l’IAC. M. Martinenko, et un ingénieur qui était de service ce soir-là, Vladimir Ledenev, ont tous les deux reconnu leur responsabilité à l’ouverture du procès au mois de juillet. (...)

Lire la suite sur le site du Monde.


Voir aussi :
* Le patron de Total, Christophe de Margerie, tué par la CIA ? Le parcours d’une folle rumeur

Par Fabien Magnenou


Visso, Italie (27 octobre 2016)
Persuadés que la mesure peut avoir un impact sur les indemnisations, des internautes sont convaincus que le gouvernement maquille la magnitude réelle du séisme du 26 octobre.

"Come mai ?" Pourquoi les médias étrangers, comme franceinfo, évoquent une magnitude de 6,1, alors que les médias locaux citent une magnitude de 5,9 ? Voilà la question qui agite de nombreux Italiens, jeudi 27 octobre, au lendemain du tremblement de terre qui a frappé le centre du pays. Pour certains, la question n'aurait rien d'anodin. Un brin complotistes, ils assurent que l'Etat ne débloque les indemnisations qu'à partir d'une magnitude 6, en vertu d'une loi du gouvernement Monti, adoptée en 2012 (certains prétendent aussi qu'un seuil de 6,1 doit être franchi).

Pour expliquer cette différence de relevés, il faut comprendre que deux centres scientifiques ont livré deux mesures différentes. L'Institut italien de géophysique et de volcanologie (INGV) a enregistré une secousse de magnitude 5,9, alors que l'Institut des études géologiques des Etats-Unis (USGS) parle de 6,1. La confiance accordée par les Italiens à leurs propres institutions étant toute relative, certains ont rapidement nourri des soupçons, accusant le gouvernement d'avoir fait pression sur les chercheurs pour modifier les chiffres officiels. (...)

Lire la suite sur le site de franceinfo.


Voir aussi :
* Séisme en Italie : "la teoria del complotto" (27/08/2016)
Vendredi 28 Octobre 2016


Tags : italie séisme

Par Alain Beitone


Loi de 1973 : le retour
Quand des universitaires « critiques » cautionnent le complotisme.

A partir de la fin des années 2000, une rumeur enfle, notamment sur internet : l’origine de la dette publique de la France a été découverte. La loi « Giscard-Pompidou-Rothschild » de 1973 aurait interdit à l’Etat de se financer à taux d’intérêt nul auprès de la Banque de France, le livrant ainsi aux banques et aux marchés financiers. Ce sont donc les banquiers (Rothschild) qui auraient utilisé des hommes politiques à leur service pour « trahir » la France.

Ce discours a beaucoup de succès dans les milieux d’extrême droite (Alain Soral notamment). Marine Le Pen reprend le thème à son compte (1), tout comme Nicolas Dupont-Aignan (2). Malheureusement, un certain nombre de personnalités de gauche glissent sur le même terrain. C’est le cas de Jean-Luc Mélenchon ou encore de Pierre Khalfa s’exprimant au nom de la fondation Copernic (3). Le discours permet à la fois de désigner les coupables de la dette (les banquiers), de dénoncer les politiciens « corrompus » et d’apporter une solution simple au problème de la dette : emprunter gratuitement et sans limite auprès de la banque centrale en « retrouvant la souveraineté monétaire ».

Le 29 décembre 2011, Le Monde publie sur son site une tribune que je lui avais adressée (4). Bien que nous soyons en pleine « trêve des confiseurs », la tribune a un certain écho. Elle me vaut de nombreux messages d’insultes sur le net et des tentatives de réfutation. Je montre pourtant que la formule la plus attaquée de cette loi (le Trésor ne peut présenter directement à l’escompte ses propres effets) figure déjà dans un décret de 1936. De ce point de vue, la « loi de 1973 » ne change donc rien. J’indique par ailleurs que cette loi a été abrogée en 1994, alors que certains lancent sur internet des pétitions pour demander son abrogation.

Par Anne-Marie Capomaccio


Etats-Unis: Trump, accusé d’agressions sexuelles, dénonce un grand complot
Après les dernières révélations de femmes affirmant avoir été sexuellement agressées par Donald Trump, le candidat se défend contre ce qu’il appelle « des mensonges inventés par le camp Clinton et la presse complice ». Le candidat a demandé à son avocat de porter plainte contre le New York Times qui a divulgué les derniers témoignages. Dans un discours d’une heure prononcé jeudi en Floride, Donald Trump s’est dit victime d’un complot.

Un complot de la presse, des Clinton et de l’establishment, tous complices contre lui. Donald Trump a enflammé une foule de supporters venus par milliers, en développant cette théorie.

Le candidat a exacerbé la colère de ses fans dans la plus pure tradition populiste se présentant en martyr. « Les Clinton sont des criminels, ils ne reculeront devant rien pour tenter de m’arrêter, mais je ne pensais pas que ce serait aussi sale. Malgré tout, je reçois toutes ces flèches, avec joie, pour vous. La seule chose qui peut stopper cette entreprise criminelle, c’est vous », a-t-il lancé.

Public chauffé à blanc

« Ces attaques me blessent, a poursuivi le candidat Trump devant son public chauffé à blanc, mais elles vous sont destinées ». Il ne s’agit plus, dans l’esprit de Donald Trump, de gagner une élection présidentielle, mais de sauver la civilisation américaine menacée par une coalition d’esprits corrompus, qui veut protéger ses prébendes, aidée par une presse qui ne fait pas son travail. (...)

Lire la suite sur le site de RFI.

Par Jakub Iwaniuk


Sur les écrans polonais, une vision conspirationniste du crash de Smolensk
C’est un film estampillé « vérité d’état ». Sorti le 9 septembre, Smolensk, réalisé par Antoni Krauze, est le premier long-métrage sur la catastrophe du même nom, ¬accident d’avion qui coûta la vie au président Lech Kaczynski et à quatre-vingt-quinze autres ¬personnalités polonaises, le 10 avril 2010. La délégation se rendait aux célébrations du 70e anniversaire du massacre des officiers polonais par l’Armée rouge à Katyn, en Russie. Tout un symbole. L’appareil s’écrasa à l’atterrissage dans un épais brouillard, et laissa un pays traumatisé.

Les autorités locales conservatrices sont également à l’œuvre pour promouvoir cette production qui, loin de remporter le succès attendu en salles, s’est retrouvé sous le feu des critiques. Un élu local du district de Jarocin, à l’ouest du pays, a même payé des places de cinéma à 1 500 écoliers pour « qu’ils se fassent leur propre opinion » sur la tragédie. Mauvais hommage à L’Homme de marbre d’Andrzej Wajda, Smolensk met en scène l’enquête d’une journaliste d’une chaîne de télévision privée qui, convaincue au départ de la véracité des conclusions officielles, se rend progressivement compte qu’elle est elle-même manipulée. Son patron, cynique et proche du pouvoir, lui impose la « vérité officielle » qu’elle se doit de promouvoir. Un diplomate de l’ombre, que l’on comprend proche des intérêts russes, semble tirer les ficelles de ce théâtre de marionnettes. Cette fiction est enveloppée d’images authentiques à forte portée émotionnelle, comme les nombreuses séquences d’archives des jours de deuil qui ont suivi la catastrophe. Effets spéciaux à l’appui, le film esquisse la « théorie des deux explosions » qui auraient désintégré l’avion avant même qu’il ne touche le sol. Quant aux contrôleurs aériens russes, ils reçoivent l’ordre formel d’induire l’équipage en erreur. Les témoins clés de l’affaire meurent un à un de manière suspecte. Le scénario va même jusqu’à enterrer un cameraman de la télévision publique polonaise (mort à Moscou…), alors que ce dernier, personnage en chair et en os, est vivant et se porte bien. (...)

Lire la suite sur le site du Monde.

Mardi 4 Octobre 2016



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