Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot

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La Bibliothèque
Les Protocoles des Sages de Sion : Faux et usages d'un faux, de Pierre-André Taguieff
Les Nouveaux imposteurs, d'Antoine Vitkine
L'Effroyable Imposteur, de Fiammetta Venner
L'imaginaire du complot mondial, de Pierre-André Taguieff
La Foire aux illuminés, de Pierre-André Taguieff
Histoire d'un mythe. La "conspiration" juive et les protocoles des sages de Sion, de Norman Cohn
L'Obsession du complot, de Frédéric Charpier
Le Complot : L'histoire secrète des Protocoles des Sages de Sion, de Will Eisner
La synarchie. Le mythe du complot permanent, d'Olivier Dard
La Société parano, de Véronique Campion-Vincent





Par Science Pop


6 arguments clés pour riposter face à votre ami complotiste
LU SUR LE WEB : L'argumentaire derrière les théories du complot est très fragile.

La plupart des gens ont déjà été confrontés, de près ou de loin, à un partisan des théories du complot. De la conspiration de l’ONU sur le changement climatique jusqu’aux visites d’extra-terrestres, en passant par le fait que la Terre serait plate, ces « théories » sont de toutes sortes. Parfois, la croyance ne se limite pas à une seule d’entre elles, et la méfiance envers toute information « officielle » peut devenir envahissante et favoriser la croyance en l’existence de « mégacomplots » planétaires. Face à un partisan, il est assez courant de se trouver submergé par une masse d’arguments qui paraissent plutôt convaincants. On peut bien sûr décider de ne pas s’en mêler, mais si on pense qu’une réaction est nécessaire, comment s’y prendre ? (...)

Lire la suite sur Science Pop.


Voir aussi :
* J’ai essayé d’interviewer quelqu’un qui croit que la Terre est plate
* Le détecteur de théorie du complot
* Comment distinguer entre complot et théorie du complot ?
Vendredi 17 Février 2017



Par Sébastian Seibt


Affaire Michael Flynn : de Breitbart à Fox, la riposte des "médias amis" s’organise
LU SUR LE WEB : Alors que des contacts entre l'équipe de campagne du président américain et les renseignements russes ont été révélés, des médias ultra-conservateurs comme Breitbart ou Fox News crient au complot visant à renverser Donald Trump.

C’est Donald Trump lui-même qui a sonné la charge. "Pourquoi tant d’informations fuitent à Washington ? C’est ça, le vrai scandale”, s’est emporté le président des États-Unis, mardi 14 février, au lendemain de la démission de son conseiller à la Sécurité nationale Michael Flynn. Une attaque à peine déguisée contre le FBI soupçonné par la Maison Blanche d’avoir susurré à l’oreille des journalistes, que le président était au courant du détail des appels passés par Michael Flynn avec des officiels russes.

Message reçu cinq sur cinq par les médias pro-Trump qui développent jusqu’à plus soif, depuis deux jours, un double argumentaire : la faute de celui qui est à l’origine de la fuite est au moins sinon plus grave que celle de Michael Flynn, et elle révèle une collusion entre les services de renseignement et les médias “libéraux” pour empêcher la nouvelle administration de travailler correctement. (...)

Lire la suite sur le site de France 24.


Voir aussi :
* Le Réseau Voltaire, une source fiable pour le fils du conseiller à la Sécurité nationale de Trump
* Etats-Unis : l’élection qui met les conspirationnistes au pouvoir ?

Par Grégor Brandy


Comment Donald Trump alimente un complotisme de gauche
LU SUR LE WEB : Des analyses en apparence très approfondies estiment que son récent décret sur l'immigration constitue «un ballon d'essai pour un coup d'État». Et si c'était surestimer son sens de la stratégie ?

Une partie des soutiens de Donald Trump n'a pas chômé en matière de théories complotistes pendant la campagne présidentielle. Entre celle sur le lieu de naissance de Barack Obama, entretenue par Trump lui-même pendant des années, celle sur la santé d'Hillary Clinton ou celle faisant état de meurtres commandités par la candidate démocrate, il y avait de quoi faire. Sans oublier bien sûr le «Pizzagate», qui voudrait que différents membres hauts placés de la campagne d'Hillary Clinton fassent partie d'un réseau pédophile ayant pour QG une pizzeria de Washington. En décembre, un homme armé d'un fusil d'assaut avait même fait irruption dans la pizzeria pour vérifier de lui-même si ce qu'il lisait sur internet était avéré, avant d'être arrêté par la police.

Mais la droite américaine ne semble pas la seule à propager des théories complotistes. La gauche succombe elle aussi à cette tentation après tout juste deux semaines de présidence Trump. On ne parle pas des innombrables théories sur la Russie responsable de tous les maux, mais de celles qui voudraient que les événements de ces derniers jours, notamment le décret interdisant d'entrée sur le territoire américain des citoyens de plusieurs pays à majorité musulmane, constituent en réalité un «ballon d'essai» pour un coup d'État organisé par Trump et ses proches. (...)

Lire la suite sur Slate.fr.


Voir aussi :
* Why More Democrats Are Now Embracing Conspiracy Theories (The New York Times, 15 février 2017)

Par Ça parle politique


Découvrez les cinq plus gros diffuseurs de hoax et de théories du complot ! (vous l'aurez compris, pour le titre, on s'est inspiré des vidéos complotistes qui buzzent le plus...)


Source : "Ça parle politique", 14 février 2017.

Voir aussi :
* Pourquoi autant de trucs faux sur Internet ? (Hygiène mentale)
* Les fake news, c'est dangereux ? (Ça parle politique)
Raphaël Enthoven : « Il est aussi difficile d'endiguer une rumeur que de blesser un banc de poissons »
« La rumeur est une nasse qui se nourrit du déni comme des coups qu'on lui porte, explique Raphaël Enthoven. Le silence la conforte, le combat l'accrédite. On ne peut rien contre elle ».


Il est aussi difficile d'endiguer une rumeur... par Europe1fr

Source : Europe 1, 10 février 2017.

Voir aussi :
* Raphaël Enthoven : « La vérité n’a aucune prise sur le soupçon »

Par Le Figaro.fr avec AFP


Kellyane Conway (émission "Hardball" sur MSNBC, le 3 février 2017)
Kellyanne Conway, proche conseillère de Donald Trump, s'est référée à un massacre... qui n'a jamais eu lieu, en voulant défendre dans une interview le décret anti-immigration signé par Donald Trump la semaine passée.

La conseillère, qui a remis au goût du jour l'expression "faits alternatifs" lors de la polémique sur le nombre de personnes ayant assisté à l'investiture de Donald Trump, était interrogée par la chaîne MSNBC hier soir. Elle a défendu le décret anti-immigration du président en estimant qu'il était identique à une mesure prise par son prédécesseur Barack Obama.

"C'est peut-être nouveau pour les gens mais le président Obama a suspendu durant six mois le programme pour les réfugiés irakiens, après que deux Irakiens entrés dans le pays se sont radicalisés et ont planifié le massacre de Bowling Green. Cela n'avait pas été couvert" par les médias, a-t-elle affirmé. (...)

Lire la suite sur le site du Figaro.


Voir aussi :
* Kellyanne Conway, la conseillère de Donald Trump, défend le président des accusations de mensonges en osant parler de... "faits alternatifs" (Huffington Post, 22 janvier 2017)
* La stupéfiante obstination de partisans de Trump mis face à un mensonge de leur champion

Par Radio-Canada


Capture d'écran (chaîne YouTube de "jeanez marre")
À la suite de l'attentat meurtrier dans une mosquée de Québec, qui a coûté la vie à six hommes dimanche dernier, une histoire parallèle et clandestine s'est installée dans certains cercles sur les réseaux sociaux : l'attaque serait un vaste complot et les médias d'information tenteraient d'étouffer la vérité.

Marie-Eve Tremblay et Jeff Yates, chroniqueurs à ICI Grand Montréal, tentent de démontrer comment une théorie du complot prend naissance sur le web.

Pourquoi les journalistes ont-ils initialement rapporté qu'il y avait un deuxième suspect d'origine marocaine, avant de se raviser ? Pourquoi les médias et les services policiers tentent-ils maintenant de convaincre la population qu'il n'y a qu'un seul suspect, Alexandre Bissonnette, de Cap-Rouge ? Est-ce là la preuve que les médias essaient d'occulter la réalité ? Telles sont les questions soulevées par certaines personnes sur les médias sociaux.

Les deux chroniqueurs expliquent comment l'illusion d'un complot provient plutôt de l'empressement des journalistes de relayer l'information de dernière heure, alors qu'une enquête policière suit son cours.


Source : Radio-Canada.ca, 5 février 2017
Michèle Rivasi et Andrew Wakefield
L'eurodéputée Europe-Ecologie-Les Verts Michèle Rivasi organise, le 9 février prochain à Bruxelles, une journée de conférence sur la sûreté des vaccins. Problème : l'événement s'apparente davantage à une opération de désinformation du mouvement anti-vaccination qu'à une journée de sensibilisation aux enjeux de santé publique. En cause : la présence, notamment, d'Andrew Wakefield, ancien médecin radié pour fraude et icone du mouvement anti-vaccination.

L'événement, qui devait initialement être accueilli dans une salle du Parlement européen mais a été déprogrammé probablement après que le groupe écologiste au Parlement européen a désavoué Michèle Rivasi, se tiendra finalement dans un espace loué pour l'occasion.

L'affaire a été révélée le 29 janvier par Yann Kindo, animateur du blog "La faucille et le labo" (hébergé sur Mediapart). Yann Kindo dresse la liste des combats douteux de la parlementaire européenne, notamment en matière d'ondes électromagnétiques ou d'antidépresseurs, sujets sur lesquels elle conteste tout consensus scientifique arguant de l'omniprésence des conflits d'intérêts entre les pouvoirs publics et l'industrie pharmaceutique.

Par Emeline Le Naour (RTL)


#PenelopeGate : la réplique cinglante du "Canard Enchaîné" aux théories complotistes
LU SUR LE WEB | Christophe Nobili, l’un des journalistes à l’origine des nouvelles révélations et Louis-Marie Horeau, rédacteur en chef du journal dénoncent les accusations dont ils font l'objet.

Depuis plus d'une semaine, les coups pleuvent. Et pas seulement sur le clan Fillon. À l'origine des révélations sur le "Penelope gate", le Canard Enchaîné, a dû essuyer une salve d'attaques venant, naturellement des soutiens politiques du candidat mais aussi de la part de certains médias.

Thèse du complot et "instrumentalisation de la gauche"... Les arguments de la défense du candidat, qui a affirmé avoir été "victime d'un coup d'État institutionnel", ont été largement relayés ces derniers jours et cela a fini par agacer le palmipède. Dans un billet, intitulé avec humour "Comme par hasard", paru dans l'édition de mercredi 1er février, le rédacteur en chef du journal satirique Louis-Marie Horeau regrette ces soupçons encouragés par certains de ses confrères.

"De toute manière, il ne peut s'agir que d'"un coup", d'"une opération" bien "orchestrée", écrit-il en reprenant ironiquement l'argumentaire de ses détracteurs. "Refrain connu, il n'est pas interdit d'en rigoler, reprend-t-il plus loin. Un peu moins, tout de même, quand ce sont des journalistes qui reprennent en chœur et sans états d'âme ces analyses de comptoir", blâme le journaliste. (...)

Lire la suite sur le site de RTL.


Voir aussi :
* Le "complot" de la presse contre François Hollande...
* Nicolas Sarkozy, victime d'une machination politico-judiciaire ?

Par Sebastian Dieguez


Pourquoi l’éducation est-elle associée à une plus faible adhésion aux théories du complot ?
Il semble plausible que l’éducation conduise à l’esprit critique, qui conduit au rejet des théories du complot, mais il est toujours possible que l’adhésion aux théories du complot conduise, par manque d’esprit critique, à un faible niveau éducatif.

Quelle réponse faut-il apporter aux théories du complot et à la prolifération de la désinformation ? Plus d’éducation, bien entendu ! De fait, dans le discours public, « l’éducation » résonne souvent comme une solution évidente aux maux de la société, dont le sous-texte convoque immanquablement une « faillite de l’éducation » pour expliquer lesdits problèmes. A ce compte, « l’éducation » et sa prétendue « faillite » offrent à la fois une solution et une explication simple à tous nos problèmes, une rhétorique plutôt ironique à la lumière des résultats d’une étude récente.

Jan-Willem Van Prooijen, prolifique chercheur néerlandais spécialisé dans la psychologie des théories du complot, s’est en effet posé deux questions souvent éludées par les promoteurs de « l’éducation ». Tout d’abord, est-ce que ça marche ? Et si oui, comment ça marche ? On en conviendra, ce sont là deux préliminaires indispensables pour quiconque souhaiterait sincèrement et efficacement « lutter » contre les théories du complot et renforcer l’esprit critique, notamment chez les plus jeunes. Car, aussi surprenant que cela puisse paraître, on en sait assez peu sur ce sujet. Pour l’heure, le rapport entre niveau d’éducation et croyance aux théories du complot est assez mal établi, et on ne sait tout simplement rien de ce qui dans « l’éducation » pourrait influencer ce lien éventuel. (...)

Lire la suite sur espritcritique.info.

Lire l'étude de Jan-Willem Van Prooijen, " Why education predicts decreased belief in conspiracy theories ", Applied Cognitive Psychology, 28 novembre 2016.

Par Vincent Quivy


"Qui n'a pas tué John Kennedy", de Vincent Quivy (Seuil, 2013)
LU SUR LE WEB | À l'occasion de la diffusion par Canal+ de la série «22.11.63», et alors qu'est annoncée une nouvelle déclassification de documents sur l'assassinat de JFK, l'historien Vincent Quivy, auteur de «Qui n'a pas tué John Kennedy?», nous explique pourquoi le flot d’histoires que l'affaire a engendré a fini par recouvrir la vérité.

L’affaire Kennedy ressemble à une immense dune à l’intérieur de laquelle serait cachée, selon une vieille légende, une précieuse pépite. Certains, nombreux, ont décidé de creuser au hasard. D’autres, moins nombreux, ont entrepris de fouiller, grain par grain, la montagne. D’autres, encore, ont, avant de plonger dans le sable, enquêté sur la légende elle-même.

Pour mon livre Qui n'a pas tué John Kennedy ?, j’ai adopté, tour à tour, ces trois attitudes, à savoir: étudier l’affaire Kennedy par le biais d’une piste bien précise, puis tenter de la saisir dans sa globalité, enfin s’intéresser aux nombreuses hypothèses qu’elle a fait naître. Je ne suis pas parvenu à étudier chaque grain de cette immense montagne. Une vie n’y suffirait pas. L’annonce, à intervalles réguliers, de la «déclassification», c’est-à-dire de l’ouverture au public de documents concernant l’affaire Kennedy instille dans l’opinion l’idée que les archives sont rares et les dossiers jalousement conservés par l’administration américaine. Il n’en est rien.

Les chercheurs croulent sous les documents. Les autorités étatsuniennes ont voulu, dès l’origine, faire preuve de transparence. Les controverses sur l’assassinat du président Kennedy, nées dès le lendemain de l’attentat de Dallas, ont poussé l’administration à rendre publique la plupart des éléments afin de prouver qu’elle ne cachait rien. (...)

Lire la suite sur Slate.fr.


Voir aussi :
* Des ressources en ligne pour comprendre l'affaire JFK

Par Michel Winock


"Céline. La race, le Juif", d'Annick Duraffour & Pierre-André Taguieff (Fayard, 2017, 1 170 pages).
Annick Duraffour & Pierre-André Taguieff, Céline. La race, le Juif (Fayard, 2017, 1 170 pages).

Peut-on vraiment séparer le romancier génial de l'antisémite virulent ?

Écrivain maudit au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Céline est devenu progressivement l'objet d'une admiration qui va jusqu'à le hisser au premier rang des auteurs français du XXe siècle. L'ennui est que Céline est aussi un antisémite fanatique « sans équivalent dans le monde littéraire ». Que faire de cette antinomie ? Les partisans de Céline adoptent des positions différentes, entre minimiser la passion antijuive de l'auteur de Bagatelles pour un massacre ou séparer nettement l'oeuvre romanesque, la seule qui compte, des pamphlets circonstanciels de Céline.

Pierre-André Taguieff et Annick Duraffour observent au contraire « l'entrecroisement de la littérature, de la propagande et d'un engagement politique atypique, sur fond de croyances idéologiques auxquelles les spécialistes de Céline attachent le plus souvent peu d'importance ». La première tâche des auteurs a donc été d'analyser le corpus des lectures qui ont inspiré à l'écrivain sa vision du monde, les antisémites, les hygiénistes, les théoriciens de l'eugénisme, du darwinisme social, de l'anthropologie physique et des théories raciales, ou encore des obsessions conspirationnistes - un préalable à tout essai de compréhension de Céline. De cette exigence, il résulte un essai magnifique d'érudition et passionnant d'un bout à l'autre. (...)

Lire la suite sur le site de L'Histoire.

Lire la 4ème de couverture sur le site des éditions Fayard.

Par Cécile Jandau (Sud-Ouest)


Source : Twitter (@PaulRay64)
LU SUR LE WEB | Fort de son cybermilitantisme acharné, l’iconoclaste fondateur de l’Union populaire républicaine assure être proche des 500 parrainages nécessaires pour se lancer dans la course à l’Elysée.

L’hiver n’est pas seulement la saison des neiges (pour ceux qui ont la chance d’en avoir). C’est aussi celle qui voit fleurir de nombreuses candidatures les années d’élection présidentielle. Des plus évidentes aux plus loufoques, en passant quelques anecdotiques. Celle de François Asselineau pourrait certainement se ranger dans cette catégorie. Mais sa force de frappe sur Internet et l’écho que rencontrent certaines de ses propositions (controversées) dans ces mêmes sphères posent question.

Son nom ne vous dit peut être rien, mais vous avez certainement aperçu son portrait placardé sur un mur au détour d’une rue. Car François Asselineau ne ménage pas ses efforts pour recruter de nouveaux adhérents depuis qu’il a fondé l’Union populaire Républicaine, en 2007. D’autant que sa candidature s’inscrit dans un contexte particulièrement propice aux discours clivants teintés de théories du complot, tant la défiance à l’égard des dirigeants politiques et des médias est tangible.

Ça, François Asselineau l’a compris depuis longtemps, et sait qu’il a plus que jamais une carte à jouer en 2017. "Les autres politiques changent constamment de versions, moi ça fait 10 ans que je répète qu’il faut sortir de l’Europe", s'enorgueillit cet énarque de 69 ans qui a mené une brillante carrière de haut fonctionnaire et qui s’impose désormais comme le chantre du "Frexit". "Je suis le seul qui dise la vérité", affirme-t-il avec conviction, comme si ça pouvait devenir contagieux. (...)

Lire la suite sur le site de Sud-Ouest.


Voir aussi :
* Qui est François Asselineau, le "pestiféré" des régionales ? (Francetv.info, 1er décembre 2015)

Par Jules Darmanin


Evelyne Joslain sur BFM TV (20 janvier 2017)
LU SUR LE WEB | Evelyne Joslain, essayiste française pro-Trump invitée par BFMTV, a tenu des propos étranges - voire complotistes -, à l’antenne de la chaîne.

Barack Obama quitte la Maison-Blanche ce vendredi 20 janvier, jour de l’investiture de Donald Trump en tant que 45e président des États-Unis. BFMTV couvre l’événement en direct avec plusieurs intervenants. Parmi eux, l’auteure et essayiste pro-Trump Evelyne Joslain.

Voici ce qu’elle avait à dire sur Obama et la religion :

«Je remets en cause son patriotisme et sa dévotion à l’église qu’il fréquentait. Je pense qu’il était en désaccord avec lui-même sur beaucoup de choses. Je pense qu’il était plus musulman dans son cœur que chrétien. Il n’a pas voulu prononcer le terme d’islamisme radical, ça lui écorchait les lèvres. Je pense que dans son cœur, il est musulman, mais on en a terminé avec lui, Dieu merci», a-t-elle dit avant d’être coupée par un présentateur sur le plateau, qui souhaitait changer de sujet. (...)

Lire la suite sur Buzzfeed.


Voir aussi :
* « Obama musulman » : pour en finir avec la rumeur
* Barack Obama accusé d'être une « taupe islamique »
Le 45ème président des Etats-Unis est-il un espion russe ?
Des conspirationnistes se mettent à dénoncer la théorie du complot. Faut-il s'en étonner ?

Les électeurs de Donald Trump sont plus sensibles que les autres aux théories du complot. Selon une étude d’opinion de l’institut YouGov pour The Economist réalisée entre le 17 et le 20 décembre 2016, ils sont par exemple 31% (contre 18% parmi les électeurs d'Hillary Clinton) à penser qu’il a été démontré qu’il existait un lien de causalité entre les vaccins et l’autisme. La moitié des partisans du milliardaire continuent par ailleurs de penser que Barack Obama est né au Kenya bien que Donald Trump ait lui-même concédé – après avoir défendu cette théorie du complot pendant des années – que le président démocrate était bien né aux Etats-Unis. Plus frappant encore : 62% des électeurs de Trump pensent que « des millions de votes illégaux » ont été comptabilisés lors de l’élection présidentielle du 8 novembre dernier (ils sont 25% côté démocrate). Des chiffres stupéfiants si l’on songe que les électeurs républicains ont a priori moins de raison objective d’être séduits par cette thèse : leur candidat n'a-t-il pas remporté le scrutin malgré les 2 millions de suffrages d’avance qui se sont portés sur sa rivale du Parti démocrate ?

Par Ça parle politique


Propagande ou simples canulars, les fausses informations sont partout. Apprenons à nous en méfier et évitons de tomber dans le panneau. Faisons marcher notre esprit critique dans les deux sens : oui, il faut questionner les articles des journaux, mais il faut appliquer cette discipline aussi avec les partages de nos amis sur les réseaux sociaux ou les sites d’information soi-disant alternative.


Source : "Ça parle politique", 18 janvier 2017.

Voir aussi :
* Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le complot (Data Gueule)
* Pourquoi autant de trucs faux sur Internet ? (Hygiène mentale)
* Fake news : peut-on répondre à la désinformation ?
Soral et Dieudonné, le mouvement identitaire breton Adsav, le site complotiste Panamza, le mouvement des «Bonnets rouges»... L'amateur de curiosités politiques est rassasié après une petite visite sur la page Facebook de Nolan L. Auteur mardi d'une légère gifle sur Manuel Valls, lors d'un déplacement de celui-ci à Lamballe (Côtes-d'Armor), ce jeune homme de dix-huit ans a été placé en garde à vue pour «violences sur une personne chargée d'une mission de service public». Et de premier éléments sur son profil n'ont pas tardé à filtrer. Selon l'entourage de l'ex-Premier ministre, l'adolescent serait «proche de l'extrême droite bretonne». D'après le quotidien local Le Télégramme, il aurait en outre «exprimé un ancrage et des motivations régionalistes» lors de sa garde à vue. Un arrière-plan que l'agresseur avait d'ailleurs exprimé à sa façon au moment de s'en prendre à Manuel Valls, s'exclamant «Ici c'est la Bretagne !». (...)

Lire la suite sur le blog L'Oeil sur le Front (Libération).
Le Réseau Voltaire, une source fiable pour le fils du conseiller à la Sécurité nationale de Trump
C'est un tweet comme il en existe des milliers d'autres. Un tweet relayant un article de Thierry Meyssan publié sur Réseau Voltaire, l'un des sites complotistes les plus influents du monde. Sauf que ce tweet provient de Michael G. Flynn, le fils du du général Michael T. Flynn, prochain conseiller de Donald Trump à la Sécurité nationale des Etats-Unis.

Dans l'après-11 septembre 2001, le Département d'Etat américain a classé le Réseau Voltaire comme l'une des sources majeures de désinformation antiaméricaine dans le monde. Depuis la publication de son ouvrage L'Effroyable imposture (2002), où il prétend qu'aucun avion ne s'est écrasé sur le Pentagone et attribue l'origine des attentats du 11-Septembre à un complot interne, Thierry Meyssan est persona non grata sur le territoire des Etats-Unis.

Le fils du Général Flynn s'était déjà illustré le mois dernier pour avoir relayé la rumeur complotiste dite du Pizzagate, ce qui lui avait valu d'être renvoyé de l'équipe de transition du président élu.

Par Claire Digiacomi


Attentat de Berlin : les papiers d'identité du suspect retrouvés, un déjà-vu qui nourrit les théories du complot
Les frères Kouachi à Paris et Mohamed Lahouaiej Bouhlel à Nice avaient eux aussi abandonné leurs papiers d'identité sur le chemin de leurs attaques.

Le scénario aurait pu être écrit d'avance, s'il n'avait pas été aussi dramatique. Mercredi 21 décembre, près de 36 heures après qu'un poids lourd a foncé dans la foule sur un marché de Noël de Berlin, les médias allemands annoncent que la police a retrouvé les papiers d'identité d'un suspect dans l'habitacle du camion. L'information a été confirmée par les autorités dans les heures suivantes.

Après avoir perdu du temps en interrogeant un demandeur d'asile pakistanais, arrêté près du lieu de l'attaque lundi soir et remis en liberté mardi, la police allemande concentre désormais ses recherches sur un Tunisien de 24 ans, Anis Amri. Avant l'attaque de Berlin, le jeune homme avait fait l'objet d'une enquête judiciaire pour soupçon de préparation d'attentat.

Les frères Kouachi en janvier 2015, Mohamed Lahouaiej Bouhlel en juillet, Anis Amri à Berlin aujourd'hui. Comment ces terroristes, mis en cause ou soupçonnés - Amri n'est pour l'heure qu'un suspect, même s'il est connu pour être proche de la mouvance salafiste-islamiste - dans les enquêtes sur les récents attentats qui ont frappé l'Europe, ont-ils pu abandonner leurs papiers d'identité derrière eux, à la vue directe des policiers ? (...)

Lire la suite sur le site du HuffingtonPost.


Voir aussi :
* Attentat de Berlin : attention aux théories conspirationnistes et aux fausses infos (LeMonde.fr, 20 décembre 2016)
* Attentats: pourquoi il ne faut pas croire la théorie du complot sur les passeports (Buzzfeed.com, 17 novembre 2015)
Vendredi 23 Décembre 2016



Assassinat de l'ambassadeur russe à Ankara : Jirinovski dénonce une "provocation" de l'Occident [MàJ]
Commentant l'assassinat de l'ambassadeur Andreï Karlov à Ankara lundi 19 décembre, le députe russe d'extrême droite Vladimir Jirinovski a suggéré sur Twitter que l'attentat était une opération sous faux drapeau :

« Le meurtre de notre ambassadeur en Turquie est une provocation. L'Occident a peur de l'amitié entre la Russie et la Turquie. Ma plus profonde sympathie aux amis et à la famille d'Andreï Karlov ».

Peu après dans la soirée, le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé : « Nous savons qu'il s'agit d'une provocation visant à (...) nuire au processus de normalisation des relations entre la Turquie et la Russie». Vladimir Poutine a employé les mêmes termes : « Le crime qui a été commis est sans aucun doute une provocation destinée à perturber la normalisation des relations russo-turques et le processus de paix en Syrie».


Source : The Moscow Times, 19/12/2016 ; Europe 1, 19/12/2016.

Voir aussi :
* Assassinat de Nemtsov : un an après, que vaut la thèse de la « provocation » ?
* Pour Poutine, l'attaque chimique du 21 août est une « provocation habile »
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