Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot

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La Foire aux illuminés, de Pierre-André Taguieff
Court traité de complotologie, de Pierre-André Taguieff
La synarchie. Le mythe du complot permanent, d'Olivier Dard
L'Obsession du complot, de Frédéric Charpier
Histoire d'un mythe. La "conspiration" juive et les protocoles des sages de Sion, de Norman Cohn
La Causalité diabolique, de Léon Poliakov
L'Effroyable Imposteur, de Fiammetta Venner
Les Protocoles des Sages de Sion : Faux et usages d'un faux, de Pierre-André Taguieff
La Société parano, de Véronique Campion-Vincent
Le style paranoïaque. Théories du complot et droite radicale en Amérique, de Richard Hofstadter





François Bayrou : « la théorie du complot est un enfermement »
Interviewé par Frédéric Haziza sur Radio J dimanche 26 mars 2017, François Bayrou est revenu sur les déclarations de François Fillon, qui a dénoncé l'existence d'un «cabinet noir» à l'Elysée et a jugé «probable» d'avoir été mis sur écoute par François Hollande. Le président du Modem, qui a rallié la candidature d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle, a confié qu'il ne croyait « pas du tout qu'il y ait une manœuvre orchestrée » :

« La théorie du complot est un enfermement. Quand on passe son temps à croire et faire croire - et peut-être à faire croire davantage encore qu'à croire - que, en réalité, derrière tout ça, il y a une main noire, il y a des lieux de décision mystérieux et secrets, alors on s'empêche de voir la responsabilité que l'on porte soi-même. (...) Je ne dis pas qu'il n'y a pas des informations qui remontent, (...) mais je ne crois pas aux transmissions d'écoutes mystérieuses particulières. (...) Chaque fois qu'il y a le dévoilement de pratiques ou d'attitudes qui sont en infraction avec la loi ou avec la décence, vous avez celui qui est visé qui dit : "cela est un complot contre moi" ».

Le maire de Pau a par ailleurs déclaré qu'il était « persuadé que les magistrats qui sont en charge, qui ont ouvert une enquête préliminaire sur les affaires de François Fillon et de sa famille, comme ceux qui ont ouvert une enquête préliminaire sur les affaires de Bruno Le Roux et de sa famille (...) sont des magistrats intègres ». « Je ne crois pas du tout qu'il y ait une manœuvre orchestrée. Je pense simplement que François Fillon s'est mis dans une situation impossible, intenable, dont il aurait dû tirer les conclusions depuis déjà longtemps, depuis le début de la séquence. Il est responsable de la situation créée et plus encore sont responsables ceux qui l’ont poussé à rester ».


Voir aussi :
* Alain Juppé : « la dénonciation d'un prétendu complot a conduit François Fillon dans une impasse »
* Nicolas Sarkozy, victime d'une machination politico-judiciaire ?
Capture d'écran du site de Nicolas Dupont-Aignan
Le candidat de Debout la France était ce matin l'invité de Patrick Cohen dans la matinale de France Inter. Interrogé sur son soutien à Henri Joyeux, un ancien professeur des universités radié de l'Ordre des médecins et qui remet en cause l'innocuité de certains vaccins, Nicolas Dupont-Aignan explique :

« Le Professeur Joyeux dit que l'industrie pharmaceutique avec la complicité du ministère de la Santé a cessé la production d'un vaccin obligatoire, qu'il faut administrer à nos enfants Diphtérie-Tétanos-Polio. Comme par hasard ce vaccin à 7€, disparu des pharmacies et remplacé par un vaccin à 42€ qui oblige à vacciner avec 6 vaccins notamment l'hépatite B qui n'est pas nécessaire ».

Un vaccin qui, selon le candidat à la présidentielle, présente des risques médicaux - les analyses infirmant ces risques venant d'après Nicolas Dupont Aignan des « laboratoires pharmaceutiques ».



Aucun lien de causalité n'a pu être établi scientifiquement entre la présence – à des doses extrêmement faibles – d'aluminium dans certains vaccins et l'apparition de maladies neurologiques.
Alex Jones s'excusant pour sa compromission dans la rumeur du Pizzagate (Infowars, 24 mars 2017)
On ne présente plus Alex Jones, peut-être le conspirationniste américain le plus célèbre au monde. Ce supporter inconditionnel de Donald Trump, après l'avoir été du républicain Ron Paul, s'est taillé au fil des ans un véritable petit empire du complotisme numérique avec ses sites InfoWars et PrisonPlanet (sa chaîne Youtube totalise par exemple plus de 1 milliard 200 millions de vues à ce jour).

Une fois n'est pas coutume, Alex Jones a présenté, vendredi 24 mars, ses excuses pour la compromission de son site dans la diffusion du soi-disant "Pizzagate", la fausse rumeur selon laquelle, James Alefantis, le gérant d'une pizzeria de Washington, Comet Ping Pong, protégerait des proches d'Hillary Clinton prétendument impliqués dans un réseau pédophile sataniste. Une théorie du complot qui avait dégénéré en fait divers en décembre dernier, lorsqu'un conspirationniste influencé par les émissions d'Alex Jones et souhaitant «enquêter lui-même» s'était rendu dans le restaurant muni d'un fusil d'assaut et avait failli faire une victime avant d'être arrêté.

Dans un message vidéo de 6 minutes, Alex Jones déclare :

Par Grégor Brandy


Capture d'écran du site chimuadventures.com
LU SUR LE WEB : Dix ans après son débunking dans un article scientifique, il continue d'être relayé.

C'est une histoire vieille de plus de soixante-dix ans, un mythe qui refuse de mourir. Motherboard revient sur le hoax de la base nazie à ovnis en Antarctique. Le mythe est tenace – il a été repris l'année dernière par au moins deux tabloïds –, alors qu'un chercheur de Cambridge, Colin Summerhayes, avait publié il y a dix ans un article scientifique pour le débunker une bonne fois pour toutes.

Comme toute bonne théorie conspirationniste, elle se base sur des événements qui ont bien eu lieu (une expédition nazie en Antarctique en 1939, des opérations militaires américaines après la guerre...) avant de partir ensuite dans des zones beaucoup plus louches et fausses (l'établissement d'une base secrète, la présence d'ovnis développés par les nazis, une opération américaine pour s'attaquer à la base nazie à partir de 1947, l'explosion de trois bombes nucléaires pour détruire la base...). (...)

Lire la suite sur Slate.fr.


Voir aussi :
* Littérature ufologique et dérives conspirationnistes
* ''Stahlfront'' ou l'ésotérisme nazi sur fond de théorie du complot
* Alien Theory et les nazis de l'espace
Dimanche 26 Mars 2017



Thomas Legrand
« En privé, ils ne sont pas nombreux les responsables LR à croire à cette théorie à douze bandes », explique Thomas Legrand sur France Inter :

Ce complotisme est une ligne de défense désespérée, mais qui peut avoir son efficacité, tant les théories du complot sont populaires en ce moment. S’agissant du surgissement des affaires, le premier réflexe de bien des Français (mais aussi de certains journalistes, parmi ceux qui n’ont jamais fait d’enquêtes) s’exprime avec ce genre d’interrogations : « qui a bien pu vouloir nuire ? » ; « Qui a fait fuiter cette affaire ? » ; « qui manipule qui ? ». On peut être un fan de House of Cards (je le suis !) et considérer – quand même – que la plupart des affaires sortent parce que le secret, autour des puissants, (surtout quand ils se rapprochent des plus hautes fonctions) est partagé par beaucoup de monde et qu’il a donc toutes les chances d’être trahi par de simples rouages, beaucoup plus que du fait de complots ourdis en haut lieu.

Par Julien Chabrout


François Fillon tient la preuve éclatante de la "machination" organisée contre lui par les socialistes
LU SUR LE WEB :

Les révélations continuent sur François Fillon. Selon Le Canard enchaîné daté du mercredi 22 mars, le candidat LR à la présidentielle a touché 50 000 dollars pour jouer l’entremetteur entre le président russe Vladimir Poutine, l’homme d’affaires libanais Fouad Makhzoumi et le PDG de Total Patrick Pouyanné. Dans le "Penelope Gate", l’enquête sur François Fillon a été élargie à des faits de "faux et usage de faux" et "d’escroquerie aggravée", a révélé Le Monde mardi.

François Fillon et ses proches voient la mainmise des responsables socialistes derrière ces nouvelles révélations embarrassantes. Voilà ce qu'a déclaré le candidat LR à franceinfo: lors du Congrès des maires de France ce mercredi :

« Les masques tombent. La machination que je dénonce depuis des semaines est maintenant aux yeux de tous les Français. Chaque semaine, il y a des fuites organisées contre le secret de l’instruction. Organisées par qui ? Par les services de l’Etat. Et comme par hasard le Parti socialiste, monsieur Macron, monsieur Hollande se jettent sur ces pseudo-révélations qui n’apportent rien de nouveau pour exiger qu’il n’y ait pas un candidat à droite. La vérité, c’est que la gauche est dans l’incapacité de gagner cette élection et qu’elle n’a plus qu’une seule possibilité pour y parvenir : ce serait de ne pas avoir d’adversaire à droite. » (...)

Lire la suite sur le Lab d'Europe 1.

Lire le communiqué de LR, "Les masques tombent" daté du 22 mars 2017.

L'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution islamique iranienne
Dimanche 19 mars 2017, à Téhéran, l'ayatollah Khamenei a prononcé un discours à l'occasion de l'anniversaire de la naissance de Fatima Zahra, la fille du prophète Mahomet, considérée comme l'un des personnages féminins les plus importants de la tradition musulmane.

Après s'être élevé contre ceux qui, en Occident, ternissent le point de vue de l'islam sur les femmes et « se moquent des devoirs de la femme en tant que femme au foyer », le guide suprême de la Révolution islamique a soutenu que certaines allégations faites au sujet des droits des femmes ne visaient en fait qu'à les affaiblir :

« La transformation de la femme en marchandise et en instrument de plaisir dans le monde occidental compte très probablement parmi les complots tramés par les sionistes pour détruire la société humaine ».

En septembre 2016, Ali Khamenei avait déclaré que « les femmes qui font du vélo en public (...) attirent souvent l’attention des hommes et poussent la société vers la corruption morale et la débauche ».

Interdites de bicyclette, les femmes iraniennes n’ont pas non plus la permission de circuler tête nue dans la rue ou d’exercer un emploi sans l’autorisation de leur époux. L'Iran occupe la 139ème place mondiale (sur 144) en matière d'égalité entre les sexes selon le dernier classement du Forum économique mondial.


Sources : Tehran Times, 19 mars 2017 ; Mehr News, 19 mars 2017.

Voir aussi :
* La solution des deux Etats pour la Palestine est un «complot satanique» selon les ultraconservateurs iraniens

Par Thomas Mahler


"Zeitgeist" : quand Netflix diffuse le complotisme
LU SUR LE WEB : Ce documentaire assure que Jésus est un plagiat d'Horus, que le 11 Septembre n'a pas eu lieu et que derrière les grandes guerres se cachent des Rothschild...

La première fois qu'on a entendu parler du documentaire Zeitgeist, c'était lors d'une soirée arrosée. Dans les brumes des volutes de cigarettes, un apprenti cinéaste de moins de 30 ans tenta de nous en faire un « pitch » non moins nébuleux dans lequel il était question de « religions qui nous mentent », du « 11 Septembre qui pose des questions en termes de manipulations d'images » et de « banquiers comme les Rothschild » qui seraient derrière les grands événements du XXe siècle. Bigre. D'où venaient ces révélations ? Quelle était la crédibilité du documentariste ? Tout ce qu'il savait, c'est qu'on peut visionner ça sur Netflix. « Attention, je ne suis pas complotiste », jugea bon de préciser notre interlocuteur.

Libre de droit, Zeitgeist. The Movie (ainsi que ses deux suites) est disponible dans le catalogue de Netflix France et bénéficie d'une note élogieuse de 4 étoiles sur 5. Datant de 2007 et signé par l'activiste Peter Joseph (un pseudonyme), il est devenu viral et aurait été vu des dizaines de millions de fois à travers le monde. Le film a même engendré une organisation sur Internet, le Zeitgeist Movement, dont la mission est «d'appliquer une méthode scientifique pour le changement social». Mais à la vue du documentaire, qui alterne archives sorties de leur contexte, allégations de pseudo-experts et démonstrations de propagande, on comprend vite que si ce Zeitgeist a cerné « l'esprit du temps », c'est avant tout en matière de « faits alternatifs », de complotisme teinté d'antisémitisme et de confusion idéologique mêlant extrême gauche et extrême droite. (...)

Lire la suite sur le site du Point.


Voir aussi :
* Le ''tueur de l’Arizona'', obsédé par la théorie du complot

Par Adrien Sénécat


Non, l’argent liquide ne va pas "disparaître en 2018"
LU SUR LE WEB : Des sites conspirationnistes ont fait circuler, ces dernières semaines, une fausse information sur la disparition de l’argent liquide. Explications.

Inutile de vous dépêcher d’écouler vos billets, l’argent liquide continuera d’être autorisé dans la zone euro en 2018, contrairement à ce qu’affirment de nombreux sites conspirationnistes, depuis la fin de janvier, en manipulant un document tiré du site de la Commission européenne. Explications.

CE QUE DIT LA RUMEUR

Le blogueur conspirationniste Pierre Jovanovic a écrit sur son site, à la fin de janvier, que Bruxelles aurait publié un texte « afin d’obliger toute l’Europe à ne plus accepter l’argent liquide [pour 2018] ».

La rumeur a rapidement été reprise par plusieurs sites de la mouvance conspirationniste, comme Lesmoutonsenrages.fr ou Egaliteetreconciliation.fr. (...)

Lire la suite sur le site du Monde.
Shaquille O’Neal : « C’est vrai, la terre est plate »
Interrogé sur ce qu'il pensait des convictions platistes du basketteur Kyrie Irving, Shaquille O’Neal a déclaré le 18 mars dernier :

« C’est vrai, la terre est plate, la terre est plate. (...) Ecoutez, il y a trois façons de manipuler l’esprit : il y a ce qu’on lit, ce qu’on voit et ce qu’on entend. À l’école, la première chose qu’on nous apprend c’est que Christophe Colomb a découvert l’Amérique, mais quand il est arrivé, il y avait des gens à la peau claire avec des longs cheveux et des calumets de la paix. Qu’est-ce que ça signifie ? Que Christophe Colomb n’a pas découvert l’Amérique. Ecoutez, je conduis d’une côte à l’autre et ce truc est plat pour moi. Je conduis de Floride jusqu’en Californie, et c’est plat. Je ne vais pas de bas en haut à 360 degrés. (…) Vous allez me dire que la Chine est en dessous de nos pieds ? La Chine est sous nous ? Non elle ne l’est pas. La Terre est plate. »



Source : PopnSport.com, 19 mars 2017 ; Yahoo Sports, 19 mars 2017.

Par La rédaction d’Historia


Visuel extrait de la plaquette « DE PÉTAIN À LA CIA, LA FACE CACHÉE DE ROBERT SCHUMAN », de François Asselineau (site de l’UPR, 9 mai 2010)
Dimanche 12 mars, sur TF1 au JT de 20h, le journaliste Gilles Bouleau a interrogé François Asselineau, candidat de l’UPR à l’élection présidentielle sur les accusations portées par celui-ci contre ces deux pères fondateurs de l’Europe, reprises sur le site internet de ce parti politique.

Le représentant de l’Union Populaire Républicaine, candidat souverainiste partisan de la sortie de la France de l’Europe, affirme que Robert Schuman et Jean Monnet étaient des agents de la CIA et, pour conforter ses dires, montre à l’antenne un numéro d’Historia daté de mars 2003, n°675.

L’article invoqué porte sur le financement de la construction européenne par la CIA entre 1949 et 1959, en pleine guerre froide, pour contrer l’influence soviétique et le subventionnement du PCF par l’URSS. Mais comme le précise l’historien Eric Roussel, auteur d’une biographie de Jean Monnet éditée chez Fayard, dans un entretien en encadré : « Monnet détestait toute forme de compromissions. (…) Il y a bien eu un soutien financier au Comité d’action pour les Etats-Unis d’Europe par la Fondation Ford, (…) mais cette aide n’avait rien de fastueux. La meilleure preuve, précise-t-il, c’est que le Comité d’action n’a cessé de tirer le diable par la queue. » Il s’agit d’une aide sans contrepartie, car Jean Monnet, insiste-t-il, « a toujours agi en pleine indépendance, politique ou autre. »

L’article indique très clairement que Monnet, en fin connaisseur du monde anglo-saxon n’a en aucun cas accepté à titre personnel les dollars de la CIA. « Compte tenu de sa prudence de Sioux, l’aide américaine à son courant européaniste devra emprunter d’autres voies. En 1956, il se voit ainsi proposer l’équivalent de 150 000 euros par la Fondation Ford. Une offre qu’il décline, préférant que cet argent soit versé au professeur Henri Rieben, un économiste et universitaire suisse pro-européen(…) (Celui-ci) utilisera ces fonds en toute transparence financière pour créer un Centre de recherches européen. »

Laisser entendre que Schuman – qui n’est d’ailleurs pas mentionné dans l’article – et Monnet étaient personnellement stipendiés par la CIA, c'est défigurer la lettre et l'esprit de cet article pour alimenter les thèses anti-européennes et anti américaines de son parti.

Pour vous faire une idée en toute connaissance de cause, vous pouvez acheter ce numéro d’Historia de mars 2003, en cliquant ici. (A l’époque, les numéros d’Historia n’étaient pas encore numérisés.)


Source : Historia.fr, 15 mars 2017.

Par Gérald Bronner


Gérald Bronner
Les plus jeunes s’informent essentiellement sur Internet qui véhicule toute sorte d’idées fausses et joue un rôle dans les processus de radicalisation. Face à cette situation, il faut répondre par une révolution pédagogique qui s’inspirerait de ce que nous savons de la cognition humaine afin de rendre les jeunes esprits en formation autonome face à cet océan de données.

Internet est un moment technologique essentiel qui bouleverse nombre de réalités sociales. Son effet le plus saillant est qu’il représente une dérégulation du marché de l’information et a permis à certaines propositions intellectuelles douteuses de se diffuser au-delà des espaces de radicalité dans lesquels elles étaient confinées, on songe par exemple aux théories du complot. Cette question est d’autant plus inquiétante qu’elle concerne aussi les jeunes esprits, qui s’informent sur Internet et ont tendance à croire plus facilement que les autres classes d’âge ce qu’ils y lisent. C’est donc un enjeu fondamental, au-delà de la société française, pour les démocraties même que d’accompagner cette révolution sur le marché de l’information d'une révolution pédagogique, afin de doter ces jeunes citoyens d'une «boussole» leur permettant de s'orienter dans cet océan de données. (...)

Lire la suite sur Slate.fr.


Voir aussi :
* Complotisme : qui sont les «pompiers pyromanes» ?
* Fausses informations en ligne : les adolescents « facilement dupés », selon une étude
Pour Tariq Ramadan, c'est l’Etat qui "entretient" l’insécurité
Dans une vidéo de 5 minutes postée sur son compte Facebook le 13 mars dernier au sujet de la Marche pour la Justice et la Dignité organisée demain à Paris, l’islamologue Tariq Ramadan explique que les bavures policières illustrées par les affaires Adama Traoré et, plus récemment, Théo L., sont le résultat d’une politique d’insécurité « entretenue » de longue date par les pouvoirs publics :

« La tentation serait grande de stigmatiser la police en disant : "de toutes façons c’est la police qui est au premier rang, c’est elle et ces policiers eux-mêmes dans leurs insultes qui sont responsables ". Le problème est beaucoup plus profond que ça. (…) Le vrai problème, c’est une politique d’Etat, et cela gauche ou droite confondues n’ont pas répondu aux exigences ou entretiennent un même climat ».

En d’autres termes, le pouvoir entretiendrait sciemment un climat d’insécurité dans le pays. Dans quel but ? Pour dissimuler leurs échecs sur le terrain économique et social, soupçonne Tariq Ramadan, mais aussi pour que «certains» (le secteur privé proposant des prestations de sécurité) puissent «faire de l’argent» ! L'islamologue ne soutient pas que les politiques de sécurité mises en oeuvre successivement au cours des dernières années sont critiquables ou même contre-productives - jugement qui ne relève en rien d'une approche complotiste. Il envisage sérieusement que les responsables politiques et des intérêts privés organisent l'entretien de cette situation. Une contribution originale à la question très polémique des causes de l’insécurité qui n’avait jusqu’alors été risquée par aucun criminologue ou chercheur en sciences sociales spécialisé dans les phénomènes de délinquance ou de violences urbaines.

Par Adrien Sénécat


Les mille et une ruses de l’industrie de la désinformation
LU SUR LE WEB : Enquête sur des méthodes employées par des sites trompeurs pour diffuser de fausses informations sans se faire prendre.

Les fake news qui circulent massivement en ligne ne tombent pas du ciel. L’examen détaillé de certaines de ces rumeurs par Les Décodeurs à l’occasion du lancement du Décodex montre que les artisans de la propagande déploient des méthodes de plus en plus ingénieuses.

1. Avancer masqué

Dans un univers numérique où l’identification des sources d’information est plus difficile pour les lecteurs, la mouvance d’extrême droite dite « identitaire » a lancé de prétendus sites d’informations locales. Infos Bordeaux, Rhône-Alpes Info ou Breizh Info se présentent ainsi, en apparence, comme des médias traditionnels. En réalité, ils sont tenus par des militants d’extrême droite qui s’en servent pour diffuser leur discours.

Le même phénomène existe pour des sites anti-IVG, qui se présentent comme des plates-formes d’information neutres. Seule manière de déceler la supercherie, prendre le temps de s’informer sur le site en lui-même. (...)

Lire la suite sur le site du Monde.

Accéder à la liste des plus de 500 articles controversés publiés sur le site les-crises.fr et rendus inaccessibles.


Voir aussi :
* Une réponse à Olivier Berruyer (les-crises.fr)
Négationnisme : les propos ayant provoqué la démission de Benoît Loeuillet du FN
Dans un documentaire diffusé mercredi 15 mars 2017 sur C8, Benoît Loeuillet, conseiller régional Front national en PACA tient des propos négationnistes en caméra caché.

Dans l'arrière-boutique de la Librairie du Paillon, dont il est gérant et qui commercialise des ouvrages d'Adolf Hitler et de Robert Faurisson, cet ex-responsable du mouvement identitaire Nissa Rebela dit d'abord qu'il « ne sait pas trop quoi penser de la thèse révisionniste ». « C'est compliqué. Bon, après, je pense qu'il n'y a pas eu autant de morts. Il n'y en a pas eu six millions. Il n'y a pas eu de morts de masse comme ça a été dit », poursuit-il.

S'appuyant sur le « rapport Leuchter », un document pseudo-scientifique rédigé à l'instigation des négationnistes et remettant en cause la possibilité technique des chambres à gaz homicides, l'élu explique : « Il montrait certaines pièces qui étaient censées être des chambres à gaz, il prouvait qu'il n'y avait pas eu de Zyklon B dans ces pièces-là (...) c'était des pièces de désinfection ».

Dans un communiqué, le FN a annoncé rapidement la suspension de Benoît Loeuillet : « Il sera convoqué très prochainement devant les instances disciplinaires du mouvement en vue de son exclusion ».

L'élu a annoncé pour sa part son intention de porter plainte contre le journaliste qui a recueilli ses propos en caméra caché, la société de production et C8. « Je m’inscris en faux contre le portrait que ce reportage entend faire de moi » a-t-il déclaré.


Benoit Loeuillet : les propos à l'origine de sa... par C8TV

Voir aussi :
* Conseiller santé de Marine Le Pen... et fan de Meyssan et de Faurisson
* Négationnistes : quand tombent les masques… (1/2)
* Grand moment de désinformation au FN après un doc de C8 gênant pour le parti
* FN et négationnisme : une vieille histoire, par Valérie Igounet
Le « deep state » américain, fantasme d’une administration parallèle (France Culture)
Depuis quelques semaines, de nombreux médias américains utilisent ou discutent l'expression "Etat profond" censée qualifier ces réseaux de l'ombre qui entraveraient les débuts de la présidence de Donald Trump. De quoi cette expression est-elle le nom et quelles en sont les origines ?

Le 13 février dernier, la nouvelle administration Trump connaissait sa première démission : Michael Flynn, le conseiller à la sécurité nationale, renonçait à son poste après avoir évoqué avec des diplomates russes les sanctions visant Moscou alors même qu’il n’avait pas encore de fonction officielle. Pour les plateformes d’extrême-droite comme Breitbart News ou 4Chan, pas de doute possible, c’est la preuve de l’existence du « Deep State », de « l’Etat profond », cet Etat dans l’Etat qui mêlerait des financiers de Wall Street, des agents du renseignement, des hommes politiques et des hauts fonctionnaires, tous acquis à une même cause : perpétuer « le système » et soumettre le pouvoir politique à leurs propres intérêts.

A partir de la mi-février, les moteurs de recherche enregistraient un pic de recherches sur le « deep state », « l’Etat profond », et la notion, jusque-là cantonnée aux sites conspirationnistes, devenait le sujet de débat de la presse américaine. « Il n’y a pas d’Etat profond », titrait le New Yorker, « L’Etat profond défend-il la démocratie ou la corrompt-il ? » demandait The Atlantic, « Que se passe-t-il quand vous combattez un Etat profond qui n’existe pas ? », interrogeait le New York Times.
Ludovic Torbey (capture d'écran)
L’affaire de la caricature d’Emmanuel Macron reprenant les codes de l’iconographie antisémite des années 1930, publiée sur Twitter par Les Républicains la semaine dernière, semble emblématique d’un air du temps préoccupant.

Ainsi, Libération nous apprend que le contenu le plus partagé sur Facebook entre le 6 février et le 5 mars derniers est une vidéo produite par le collectif « Osons Causer » et diffusée sur la chaîne YouTube du site d’information Mediapart.

Vue plus de 5,6 millions de fois à ce jour et partagée près de 132 000 fois, elle prétend révéler « qui est vraiment Macron » (sur sa propre chaîne YouTube, « Osons Causer » l’a intitulée différemment : « La face cachée d’Emmanuel Macron »). Las, le ton débonnaire employé par le vidéaste Ludovic Torbey tout au long des presque 6 minutes de son énergique monologue n’atténue pas les relents complotistes de son réquisitoire contre le candidat du mouvement « En Marche ! ».

Entonnant les sirènes de la démagogie populiste la plus crasse (« Les experts n’en ont rien à foutre. Ils veulent que ce soit la même politique toujours, tout le temps et pour l’éternité ») et de la rhétorique du dévoilement, « Ludo » Torbey met en doute qu’Emmanuel Macron puisse ne devoir avant tout son ascension qu’à ses qualités personnelles :

Par C Politique


"C Politique" : comment les médias russes RT et Sputnik travaillent en France
VU SUR LE WEB : Une équipe du magazine de France 5 a pu pénétrer à l'intérieur de la rédaction de ces sites internet controversés.

Pour la première fois, la rédaction française du très controversé site internet Sputnik a ouvert ses portes à une équipe de télévision : celle du magazine de France 5, "C Politique". Mais à une condition : ne pas en dévoiler l'adresse, dans les beaux quartiers parisiens. Face à la caméra, le rédacteur en chef assume le rôle de son site multimédia, financé à 100% par le pouvoir russe : faire entendre en France "le point de vue" de la Russie. Ce que ses détracteurs nomment plus volontiers de la "réinformation".

Présente en France pendant des années à travers la radio La Voix de la Russie, la Russie a modernisé son offre française en 2014 avec le lancement de Sputnik – le nom est un pied de nez aux Américains puisqu'il fait référence au premier satellite artificiel mis sur orbite par l'URSS en 1957. Le lancement en octobre 2016 du site Russia Today, du nom de la chaîne d'information internationale qui émet notamment en anglais, en arabe et en espagnol, a permis à Moscou d'accroître encore un peu plus sa présence médiatique en France. (...)

Lire la suite sur le site de France Info.


"CPolitique" : enquête sur Sputnik et RT, les médias russes dans la campagne 2017

Voir aussi :
* Russia Today ou comment Poutine veut faire passer ses « vérités » en France

Par Le HuffPost avec AFP


Marine Le Pen (Châteauroux, samedi 11 mars 2017)
LU SUR LE WEB : La présidente du FN a cité pêle-mêle les «tireurs de ficelles à Wall Street», «le dîner du Siècle» et les «dérives totalitaires» de l'Europe.

On le sait, le «système» est l'une des cibles favorites de la présidente du Front national. Mais à Châteauroux ce samedi 11 mars, Marine Le Pen est allée encore plus loin dans la rhétorique complotiste, allant jusqu'à prêter à l'Union européenne des «dérives totalitaires».

Selon la présidente du FN, qui ne craint pas de changer d'avis, l'UE nourrirait un «sombre projet» d'armée européenne afin de «tenir les peuples par les armes», ce qui illustrerait ses «dérives totalitaires». «Aujourd'hui, le "système" cherche à nous vendre l'idée saugrenue, stupide d'une armée européenne», a lancé Marine Le Pen devant 1500 personnes, soit la moitié de la capacité de la salle où elle s'exprimait.

«L'Europe dans sa réalité politique et humaine sera toujours une multitude de peuples, donc d'Etats et donc d'intérêts. Donc je le répète, une armée européenne, pour quoi faire ?», a demandé Marine Le Pen. «Quel sombre projet ont-ils derrière la tête quand ils mettent en avant une telle idée ? Serait-ce pour mettre à bas toute velléité d'indépendance des Etats et finalement tenir les peuples par les armes ?», a-t-elle interrogé. (...)

Lire la suite sur Le Huffington Post.



Voir aussi :
* Marine Le Pen et le « Léviathan mondialiste »
* Martine Aubry a dîné au "Siècle"… et après ?!

Par Dominique Albertini


De dr. à g. : Fr. Asselineau, Etienne Chouard, Robert Ménard. De g. à dr. : Slobodan Despot et Alain Benajam (Université de l'UPR, 22 septembre 2012)
LU SUR LE WEB : Muni de ses 500 signatures, il défendra un discours ultrasouverainiste, marqué aussi par ses tendances complotistes.

Vous le connaissez peut-être sans l’avoir rencontré, car les affiches de son mouvement tapissent les villes et les campagnes. Officiellement doté de 524 parrainages d’élus depuis vendredi, François Asselineau participera pour la première fois à l’élection présidentielle. Il y fera sans doute office de seul véritable «candidat surprise». Président de l’Union populaire républicaine (UPR), Asselineau occupera un créneau souverainiste déjà visé par Nicolas Dupont-Aignan et, surtout, Marine Le Pen. Mais ce n’est pas la seule chose à savoir du haut fonctionnaire qui «monte malgré le silence des médias», et dont le mouvement est aussi connu pour ses tendances complotistes.

Peu connu du grand public, le candidat Asselineau, 59 ans, est cependant familier des affaires publiques. Diplômé de HEC et de l’ENA, dont il sort inspecteur des finances, ce haut fonctionnaire poursuit sa carrière dans plusieurs ministères de droite au cours des années 90. Au début des années 2000, le voilà directeur de cabinet de Charles Pasqua, alors président du conseil général des Hauts-de-Seine. Il entame en parallèle son parcours politique dans les milieux souverainistes de droite, rejoignant en 1999 le Rassemblement pour la France de Pasqua et Philippe de Villiers. (...)

Lire la suite sur le site de Libération.
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