Plus de quarante ans après la mort de Robert Boulin, l'ancien commissaire de police en charge de l'affaire pulvérise la thèse du complot dans un ouvrage reprenant méthodiquement les faits et rien que les faits.
Le « Grand Capital », le patronat allemand, Wall Street et la City, ont-ils comploté pour porter Hitler au pouvoir et déchaîner la Seconde Guerre mondiale ? Retour sur un fantasme complotiste, issu de la rencontre improbable entre une vulgate marxiste et la paranoïa anticommuniste d’un obscur économiste américain.
La déclassification de nouvelles archives ayant un lien, parfois extrêmement ténu, avec l'assassinat de JFK, n’apporte rien de neuf... mais relance une vieille lubie antisémite diffusée par l'auteur complotiste Michael Collins Piper.
La famille de Malcolm X accuse le FBI, la CIA, le Ministère de la Justice et la police de New York d’avoir comploté son assassinat en 1965. Au risque de céder aux sirènes du complotisme.
Le 1er septembre 1983, l’URSS abat un avion civil sud-coréen qui s’était égaré dans son espace aérien, tuant 269 personnes. Pour se couvrir, Moscou recourt à une campagne de désinformation massive. Et renouera avec cette pratique trois décennies plus tard avec la destruction du vol 17 de la Malaysia Airlines au-dessus de l’Ukraine…
L’Amérique, déplore Vincent Hervouët, « préfère dénigrer les complotistes plutôt que de désigner les comploteurs ». Problème : les soi-disants « comploteurs » ne le sont que dans des récits complotistes réfutés depuis belle lurette.
Il est toujours réjouissant de voir Sherlock Holmes mépriser l’antisémitisme, non seulement en tant qu’insulte à la logique, mais aussi en tant qu’idéologie aux antipodes de sa propre humanité.
La mort de la princesse Diana, le 31 août 1997, continue d’inspirer les théories du complot les plus populaires. Lesquelles trouvent leur source dans une campagne de désinformation massive lancée par le milliardaire égyptien Mohamed Al-Fayed.
Pour nier sa culpabilité dans le massacre de Boutcha, le régime de Vladimir Poutine a accumulé les allégations les plus contradictoires, cherchant par tous les moyens à retourner l’accusation contre les victimes. De manière remarquable, les nazis avaient usé des mêmes ficelles...
Pour parer l’accusation de collusion avec le régime de Vladimir Poutine, le chef des Insoumis exhibe régulièrement son « amitié » avec des opposants russes qui se sont pourtant compromis, à des degrés divers, avec la rhétorique nationaliste et complotiste du Kremlin.
L’agression mortelle dont a été victime Yvan Colonna, jugé coupable trois fois de suite de l’assassinat du préfet Erignac, a réactivé la thèse d'un complot de l'État républicain contre la Corse.
Chaque année depuis 2005, la Russie fait voter par l’Assemblée générale des Nations unies une résolution condamnant le nazisme, instrumentalisant sans vergogne une thématique grave afin de détourner l'attention vers l’Occident et, depuis 2014, l’Ukraine.
Les complotistes, en stigmatisant d’imaginaires conspirations pour expliquer ou même justifier l’invasion de l’Ukraine par la Russie, éludent un authentique « complot contre la paix » concocté par Vladimir Poutine et son régime. Une infraction internationale dont la qualification remonte au procès de Nuremberg.
Le quotidien turc Daily Sabah, connu pour son alignement sur les thèses de l'AKP au pouvoir à Ankara, prétend que les Juifs et les francs-maçons seraient à l’origine des « déportations » arméniennes.
Depuis huit décennies, l’attaque de Pearl Harbor nourrit l’une des plus importantes théories du complot qui soit : Roosevelt aurait su à l’avance ce qui se tramait afin de précipiter l’Amérique dans la guerre contre les forces de l’Axe. Décryptage.
Le 17 octobre 1961, la police française réprimait brutalement une manifestation d’Algériens organisée par le F.L.N. à Paris. Soixante ans plus tard, l’événement n’a pas épuisé la controverse. Au point de faire encore l’objet d’une négation pure et simple dans un récent article d’un universitaire pour le moins controversé.
Les récents communiqués de la présidence algérienne à l’encontre de propos tenus par Emmanuel Macron illustrent la résurgence d’un « récit national » concocté par le régime au sortir de la guerre d’indépendance, et qui nourrit des accusations complotistes contre la France.
Réduire l'islamisme radical au rôle d'épouvantail et les djihadistes à celui de marionnettes de l’Occident sans volonté propre, comme le soutient le discours complotiste, relève de la contrevérité la plus crasse.