Le coût de la prolifération des fake news n’est pas neutre : en captant notre attention, elles diminuent le temps que nous pourrions consacrer à nous informer correctement. Autrement dit, elles participent d’un mouvement général d’abaissement du niveau du débat public.
J’ai écrit que la critique du complotisme relevait du « sport de combat ». C’est ce que confirme l’article à charge que me consacre Marianne dans son édition du 22 au 28 novembre 2019 (n° 1183), sous la plume de Brice Perrier.
Compte tenu des éléments dont nous disposons à ce jour, rien ne devrait empêcher de dire que Jeffrey Epstein s’est probablement suicidé dans sa cellule.
« Avant tout massacre, il y a une idée » dit Rithy Panh. Et l’on voudrait que les hérauts du « Grand Remplacement » retiennent, pour un jour, leurs commentaires, observent ce silence sans lequel aucun examen de conscience n’est possible.
La critique du complotisme, précisément parce qu’il prolifère sur un mélange de crédulité et de défiance, requiert toujours rigueur, délicatesse et sens de la nuance. La spécificité de cette « matière » ajoute des contraintes aux autres contraintes.
Vincent Flibustier a défini les règles d'un jeu pervers consistant à diffuser des fausses nouvelles trompeuses puis à se retrancher derrière cette excuse piteuse : ce n'est pas de ma faute si les gens sont prêts à croire n'importe quoi. Au risque de flatter les penchants racistes d'une partie de ses lecteurs.
L’équipe d’Akadem m’a demandé de revenir dans une courte vidéo sur les réflexions que m’ont inspirées l’attentat qui a visé la synagogue « Tree of Life » de Pittsburgh samedi 27 octobre 2018.
André Bercoff a tout à fait le droit de ne pas croire ce qu'il lit dans les journaux. Mais en tant que journaliste, sa responsabilité est plus grande que celle d'un internaute lambda.
Il faut lire ce texte inutilement véhément, qui nous crie à chaque ligne que le complotisme est un faux problème, pour prendre la mesure de la gêne créée dans une certaine gauche radicale par la prise de conscience de plus en plus large de ce que le complotisme contemporain constitue, précisément, un vrai problème.
Popularisée outre-Atlantique par les partisans de Donald Trump, l'expression d'« Etat profond » n'a peut-être jamais été aussi populaire. En France, elle est de plus en plus fréquemment utilisée. Mais au fait, est-ce que ça existe vraiment l'« Etat profond » ?
Trump a placé le conspirationnisme au cœur des élections présidentielles américaines comme personne sans doute avant lui dans l’histoire récente des Etats-Unis.
« On ne sait pas ce qui s'est passé le 11 septembre 2001 ». C'est, en substance*, ce que vient de déclarer le réalisateur Olivier Taymans, auteur d'un documentaire faisant la part belle aux théories du complot sur le 11-Septembre et projeté la semaine dernière à Metz. La soirée (voir ci-contre), était organisée en présence du journaliste Denis Robert, à l'initiative des Amis du Monde diplomatique et d'ATTAC, entre autres.
Je suis nommément pris à partie par le webmaster du site Les-Crises.fr. Cette attaque a pour origine l’alerte que j’ai lancée samedi après-midi sur les réseaux sociaux, après que je me suis aperçu qu’Olivier Berruyer était invité à participer à une table-ronde lors des Journées d’été d’« A Gauche pour gagner », le courant du Parti socialiste où se réunissent ceux qu’on appelle communément les « frondeurs ».
Pour prouver aux complotistes qu'ils ont tort, pour leur montrer qu'ils ne sont pas des martyrs de la liberté d'expression, faudra-t-il, demain, se résoudre à organiser des débats publics opposant évolutionnistes et créationnistes ?