Conspiracy Watch : les faits contre le complotisme

Conspiracy Watch : Les faits
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Conspiracy Watch : Les faits
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le complotisme

George Orwell contre Donald Trump

Publié le 19 juin 2020 par 
Rudy Reichstadt
Temps de lecture
6 min de lecture

Une part considérable de l'électorat américain s'apprête à voter dans moins de six mois, non plus seulement pour un populiste de droite passé maître dans l'art du boniment conspirationniste, mais pour des dizaines de candidats au Congrès usant sans vergogne de cette rhétorique manichéenne et diabolisatrice.


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  En bref 

Photomontage Conspiracy Watch (crédits : Trump Make America Great Again Committee, 2020 ; vfutscher/Flickr).

Tous les observateurs s'accordent à penser que Marjorie Greene a des chances sérieuses d'entrer au Congrès aux élections générales du 3 novembre prochain. Cette mère de famille originaire de Géorgie, un État du Sud des États-Unis coincé entre l'Alabama et la Caroline du Sud, se décrit volontiers sur son site de campagne comme conservatrice et « à 100% derrière le président Trump et contre les socialistes qui veulent démolir notre pays ». Son slogan tient d'ailleurs en quatre mots : « Save America! Stop Socialism! »

Anti-avortement, anti-immigration et pro-armes à feu, cette femme d'affaires américaine fait partie des 51 candidats républicains au Congrès qui ont relayé publiquement des contenus promouvant la théorie du complot autour de QAnon. Dans des extraits vidéo récemment dévoilés par le site américain Politico.com, Marjorie Greene dénonce une « invasion islamique » au sein de l'État fédéral, estime que les Noirs « sont tenus en esclavage par le Parti démocrate » et qualifie George Soros de « nazi ».

>>> Lire, sur Conspiracy Watch : De la dangerosité des accusations de complot visant George Soros (25/11/2018)

Mercredi, sur Twitter, Marjorie Greene a qualifié le philanthrope américain d'« ennemi du peuple ».

Source : Twitter, 17/06/2020.

« Ennemi du peuple » : l'expression ne tombe pas du ciel. Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, Donald Trump l'utilise fréquemment pour stigmatiser les médias trop critiques à son goût, qu'il a rebaptisés « Fake News media ».

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