Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot

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Dernières notes



La Bibliothèque
L'effroyable mensonge, de Guillaume Dasquié et Jean Guisnel
Tous paranos ? Pourquoi nous aimons tant les complots... de Pierre-Henri Tavoillot & Laurent Bazin
L'Obsession du complot, de Frédéric Charpier
La Causalité diabolique, de Léon Poliakov
Court traité de complotologie, de Pierre-André Taguieff
La Foire aux illuminés, de Pierre-André Taguieff
Les Protocoles des Sages de Sion : Faux et usages d'un faux, de Pierre-André Taguieff
Les Nouveaux imposteurs, d'Antoine Vitkine
Le style paranoïaque. Théories du complot et droite radicale en Amérique, de Richard Hofstadter
La Société parano, de Véronique Campion-Vincent





By Omer Bartov


The Holocaust Industry, by Norman G. Finkelstein
Norman G. Finkelstein first gained a national reputation with his essay, ''Daniel Jonah Goldhagen's 'Crazy' Thesis,'' included in the book he wrote with Ruth Bettina Birn, ''A Nation on Trial.'' Much of the essay was a brilliant dissection of Goldhagen's book, ''Hitler's Willing Executioners.'' Its last section, however, revealed Finkelstein undergoing a bizarre metamorphosis, in which he employed the same dubious rhetoric and faulty logic he had identified in Goldhagen's work in order to propound his own, even ''crazier,'' thesis on the dark forces lurking, to his mind, behind his adversary's success.

Now Finkelstein is back, with a vengeance, a lone ranger with a holy mission -- to unmask an evil Judeo-Zionist conspiracy. The main argument in ''The Holocaust Industry'' is based on a simple distinction between two phenomena: the Nazi Holocaust and ''The Holocaust,'' which he defines as ''an ideological representation of the Nazi holocaust.'' The author has little interest in the former, though he readily acknowledges that it happened, since both his parents survived its horrors and since some of the few historians he respects, notably Raul Hilberg, have written on it.

By Nimrod Raphaeli


Saddam Hussein
No sooner than Saddam had been captured, and the manner in which he was captured, than conspiracy theories have found their way to the Arab media. His supporters in Iraq and in the Arab world were shocked to see that Saddam, who they were led to believe for decades was "the knight of knights, courageous and gallant," appeared on television screens meek, defeated, and humiliated, without putting up a fight as his two sons and teenager grandson had done against enormous odds.

La suite sur le site de MEMRI
Vendredi 19 Décembre 2003



Réflexion

Par Henri Madelin


Rumeurs et complots
Lorsqu’il s’agit d’observer la zone des pouvoirs, on peut constater que la place de l’intrigue a tendance à grandir démesurément. L’histoire de John Kennedy et de son assassinat en pleine épopée est un meurtre de l’ombre qui n’a jamais été vraiment élucidé. Que croire lorsque, sous Staline, est éventé un « complot des blouses blanches » ? Plus près de nous, comment expliquer la chute de Ceaucescu, le Roumain, brutalement contesté, sous l’œil des caméras, dans un meeting en plein air ? Il était pourtant la clef de voûte d’une dictature où la police veillait, jusque-là, à tuer dans l’œuf tout incident. Plus en arrière de nous, revit le spectre de Napoléon, exilé à Sainte-Hélène, dictant ses mémoires, en butte aux sarcasmes de son geôlier anglais souvent soupçonné d’avoir assassiné le héros à petit feu par une alimentation empoisonnée.

La suite de l'article sur le site de Cairn
Jeudi 21 Novembre 2002


Tags : rumeurs

Par Nicolas Weill (Le Monde)


A 44 ans, le président du Réseau Voltaire affiche un itinéraire aux contours sinueux.

Mince, le regard sombre, Thierry Meyssan ne correspond guère à l'image qu'on se fait du plumitif besogneux découvrant chaque jour un nouveau complot depuis son officine. L'homme, né en 1957, est secrétaire national du Parti radical de gauche. Si aujourd'hui son nom se confond surtout avec celui du Réseau Voltaire qu'il préside, son itinéraire présente des contours plus sinueux. Thierry Meyssan a fréquenté, du temps où il était proche du Renouveau charismatique, le séminaire d'Orléans avant de devenir un pourfendeur inlassable de l'Opus Dei, partisan opiniâtre de la laïcité. Marié à l'époque de ses études de théologie, il n'aurait toutefois jamais envisagé de devenir prêtre.

Les premiers engagements de Thierry Meyssan sont plutôt d'ordres "sociétaux". Via une association aujourd'hui en sommeil, Le projet Ornicar, il milite pour les droits des homosexuels. A force d'arpenter les couloirs du Parlement de Strasbourg, M. Meyssan rencontre Yves Frémion, alors député européen (Vert). Avec lui et quelques autres, il lance le Réseau Voltaire en 1994. L'extrême droite constitue, à cette époque, la cible privilégiée. Mais le Réseau Voltaire n'hésite pas à s'en prendre à des mythes nationaux plus consensuels. Ainsi M. Meyssan et ses amis parviennent-ils, en 1996, à diffuser la lettre de soutien de l'abbé Pierre à Roger Garaudy, alors que ce dernier propose d'ouvrir le débat sur l'histoire de la Shoah aux auteurs négationnistes.

Par Fouad Laroui


Les Pokémon, conspiration nippono-sionisto-darwinienne
Heureusement que nos imams veillent au grain ! Alors que du Maroc à l'Indonésie et de la Turquie au Sénégal, nous vaquions à nos occupations sans nous douter de la menace qui pesait sur nous, les gardiens de la foi sont parvenus à déjouer un complot - un de plus ! - ourdi par les agents de la conspiration nippono-sionisto-darwinienne (NSD). À Dubaï, le comité religieux des Émirats arabes unis vient de condamner un certain Pikachu, tête de pont de la NSD, pour « incitation au pari » (sic). Le gang Pikachu serait également connu sous le nom collectif « les Pokémon ».

J'ignore de quoi il s'agit, n'étant pas entouré d'enfants, mais tout cela fait peur. Il semble que les Pokémon soient de petits monstres créés par un Japonais (ou par un ordinateur japonais, on ne sait plus) puis lâchés dans la nature par la NSD, dûment pourvus d'une étoile de David.

Selon les anti-Pikachu, le mot « Pokémon » n'est d'ailleurs que la transposition phonétique du mot japonais signifiant « juif ». Plusieurs d'entre eux ont exigé, au téléphone, que l'attaché culturel de l'ambassade japonaise à Amman prononce le mot « juif » dans sa propre langue. Réponse du diplomate interloqué : youdayajin. Aheum... Qu'importe, un membre du Front jordanien de l'action islamique, qui reconnaît tout ignorer des Pokémon, préconise l'extension d'une récente fatwa anti-Pokémon saoudienne à tous les musulmans de la planète. L'apothéose approche. Il se trouvera bien un nerveux de la fatwa pour proclamer Pikachu et ses potes « ennemis de Dieu ». Il faut avoir une vision vraiment grandiose de Dieu pour lui opposer Pikachu.

Mais, demandez-vous, que vient faire Darwin dans cette histoire ? Eh bien, les cent cinquante membres du gang Pokémon possèdent la capacité de se transformer et d'acquérir de nouvelles aptitudes. Horreur ! Nos imams, qui ne sont pas la moitié d'un imbécile, ont immédiatement compris de quoi il retournait : l'immonde NSD voulait diffuser en douce la doctrine darwinienne dans le monde arabo-musulman ! Heureusement que nous avons nos héros, par exemple le cheikh el-Haddad, directeur de l'administration centrale des fatwas des Émirats arabes unis. Pikachu ne passera pas ! a tonné el-Haddad. Dans tous les pays du Golfe, la résistance s'organise. L'expulsion du gang Pika n'est plus qu'une question de jours. Les cartes à jouer représentant les monstres sont déjà interdites. En Arabie saoudite, ils sont tous persona non grata.

Un problème : vu que leurs images sont interdites, comment vont faire les policiers et les gendarmes saoudiens pour reconnaître et arrêter Pikachu et ses complices ?


Source : Jeune Afrique, 17 avril 2001.

Voir aussi :
* Michael Slackman, « Arabs See Jewish Conspiracy in Pokemon » (Los Angeles Times, 24 avril 2001).
* Massimo Introvigne, « I Pokémon? "Sono un complotto giudaico-massonico" » (Il Giornale, 17 gennaio 2004).

Par Christophe Ayad


Affaire Lewinsky : la thèse du «complot sioniste»
La presse arabe, qui avait déjà fait la preuve de son penchant pour les théories du complot lors de la mort de Lady Diana, ne pouvait pas être mieux servie. Il est vrai que le scandale qui agite la Maison Blanche et qui implique une jeune stagiaire d'origine juive, Monica Lewinsky, a éclaté mercredi dernier, à un très mauvais moment, au lendemain de l'entrevue de Bill Clinton avec Benyamin Netanyahou. Alors que l'administration Clinton, agacée par l'intransigeance du Premier ministre israélien, envisageait d'accentuer sa pression, l'affaire Lewinsky a douché tous les espoirs des Palestiniens. Ainsi la conférence de presse consacrée par le président au processus de paix a été complètement éclipsée par les questions relatives à ses frasques sexuelles.

Mais la presse arabe ne se contente pas de constater les dégâts, elle cherche les coupables. «Il ne faut pas être très intelligent pour comprendre qu'il s'agit d'un complot», écrit Rose al-Youssef, qui, en Egypte, représente Clinton en caleçon, et pointant du doigt «des organisations extrémistes de droite» que Netanyahou serait allé voir avant Clinton. «On comprend mieux pourquoi Netayahou est venu les mains vides à Washington, n'envisageant à aucun moment de présenter un plan de retrait de Cisjordanie. On comprend pourquoi il avait l'air aussi sûr de lui . Il connaissait le scénario du scandale», explique l'hebdomadaire égyptien Al-Osboa hier. La presse arabe dans son ensemble ne donne pas cher de l'avenir du Président américain présenté comme la victime d'une machination diabolique. Le quotidien émirati Al-Khalij fait remarquer que Monica est juive, comme son avocat, preuve qui serait suffisante pour justifier la thèse du «complot sioniste». Des journaux saoudiens et syriens défendent la même thèse. (...)

Lire la suite sur le site de Libération.


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