Négationnistes : quand tombent les masques… (2/2)
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Faurisson, falsificateur de l’histoire

Nous en venons à ce qui représente l’essentiel de cet ouvrage : prouver que Faurisson n’est pas un spécialiste des chambres à gaz mais un falsificateur de l’histoire. De façon méthodique V. Igounet recense chapitre après chapitre toutes les contradictions qui ont jeté un voile sur la véritable personnalité de Faurisson. Attachant minutieusement ses pas à ceux de Faurisson, l’historienne parvient à renvoyer l’image fidèle d’un homme qui s’est évertué tout au long de son parcours à leurrer le monde.

Dès les années 1958-1963, alors que Faurisson enseigne au lycée de Vichy, il conteste l’authenticité du journal d’Anne Frank. Désormais R. Faurisson, qui s’est forgé une stratégie pour l’interprétation des textes littéraires, sorte d’hypercritique des documents l’incitant à rejeter de façon systématique leur authenticité et à démonter les mythes qu’ils ont suscités, entend appliquer cette « méthode » critique aux récits et témoignages suscités par l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, sans les replacer dans leur contexte ou en les privant de tout lien entre eux.

L’une de ses premières « prises de conscience » survient à la lecture de P. Rassinier et à celle d’un article de Martin Broszat paru dans Die Zeit en 1960. Membre de l’Institut d’histoire contemporaine en Allemagne, M. Broszat distingue, dans cet article intitulé « Pas de gazage à Dachau », les camps de concentration des camps d’extermination (59). Cette différenciation est reprise par P. Rassinier (60), puis utilisée outrageusement par R. Harwood et Faurisson (61). Les négationnistes trouvent là la preuve évidente que des témoins ont menti à propos des chambres à gaz de Dachau, et ipso facto à propos de celles d’Auschwitz.

À la fin des années soixante, Faurisson parle à des amis de sa découverte dans les archives d’Auschwitz, qui prouverait la non-existence des chambres à gaz, il ne montre pas de haine envers les Juifs, il se dit juste intéressé par la recherche (p. 119). En 1972, alors qu’il soutient sa thèse en littérature sur La bouffonnerie de Lautréamont, il s’attaque à un mythe littéraire. Une phrase formulée par lui lors de sa soutenance, évoquait déjà une autre prétendue mystification : les chambres à gaz. Enseignant à l’université de la Sorbonne, il répand ses idées négationnistes, ce qui commence à gêner sa hiérarchie ; il est alors subitement nommé à l’université de Lyon II en 1973. L’historienne mène l’enquête et s’interroge sur cette nomination controversée. Des rumeurs circulent ; la plus justifiée : les universitaires parisiens voulaient se séparer de Faurisson en l’envoyant à Lyon (p. 142). Des avis confidentiels sont ajoutés au dossier de sa candidature, mais ses propos négationnistes ne sont pas dénoncés. En 1974, il envoie ses premières lettres à des historiens, des déportés. Très courtois, il explique qu’il est à la recherche d’informations sur les chambres à gaz. S’appuyant largement sur des témoignages de collègues, étudiants de l’époque, V. Igounet nous livre une description complète de ses débuts négationnistes. Faurisson se voit refuser une promotion à l’université, il s’entête. Il écrit alors à M. Bernadet, son président, pour lui demander une révision et en profite pour expliquer sa conception de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. À ce moment-là, on comprend que Faurisson est persuadé de ses découvertes ; il s’est auto-convaincu. On se demande souvent si les négationnistes croient vraiment ce qu’ils affirment. En effet, tous ne sont pas convaincus de la même façon. Le journaliste allemand Michael Schmidt a filmé pendant deux ans des réunions néo-nazies, certaines avec des négationnistes. En 1991, il en sortira un documentaire, Wahrheit macht frei (62). En se faisant passer pour un néo-nazi, le journaliste a réussi à interviewer T. Christophersen, qui montrera quant à lui, des signes d’hésitation dans ses propos (63).

« Vous êtes accusé par certains collègues d’être fou, et non pas d’être nazi », déclare son président d’université à Faurisson (p. 161). Face à lui, V. Igounet nous renvoie l’image d’une administration qui se montre incapable de régler les difficultés provoquées par ce professeur. Abusant des procédures judiciaires, Faurisson qui ne supporte pas que ses exigences ne soient pas satisfaites, se pose en victime. À aucun moment, il ne lui vient à l’esprit de se remettre en question. En pratique, Faurisson ne gagne pas puisqu’il se voit refuser pendant cinq ans son avancement. Néanmoins, en 1976, l’université de Lyon reconnaît les « travaux de recherche » de Faurisson, puisque la question « Le Journal d’Anne Frank est il authentique ? » est inscrite officiellement dans le programme de son cours, où il mentionne le livre du négationniste universitaire A. Butz et la revue de R. Harwood, auteur anglais d’extrême droite.

Faurisson parvient à légitimer sa position dans la sphère publique. Spécialiste de la critique de texte, il promeut sa méthode d’analyse et il obtient un entretien aux Nouvelles littéraires. Il est clair que l’université aurait dû mettre un point final à ce cours, si les autorités avaient pris la peine de s’informer sur A. Butz et R. Harwood. Mais l’emploi outrancier du terme « révisionniste » par ces auteurs, la mise en avant de titres universitaires et de leurs prétendues « recherches objectives » leur ont permis de s’insérer dans l’espace public. Leur présence conférera à Faurisson un appui appréciable, justifiant désormais sa « thèse » par le fait que d’autres, « experts » en la matière partagent son point de vue. C’est ainsi que se crée le débat et, à ce stade, l’ambition de Faurisson est claire : il envisage de corriger et combler les lacunes de l’histoire officielle.

Les bases idéologiques du négationnisme étant posées dans les années soixante, il a suffi de les développer et de les propager, utilisant l’art de la rhétorique décrit par Aristote, faisant intervenir ethos, pathos et logos (64). Afin d’obtenir une légitimité, l’orateur doit se rendre crédible auprès de son auditoire ; il doit acquérir sa confiance, faire montre de bons sens : il s’agit de l’ethos. Le logos représente la construction logique de l’argumentation et le pathos s’adresse aux sentiments de l’auditoire. Nombreux sont les négationnistes qui sont entrés dans cette rhétorique de
légitimation, mais sans vraiment cacher toutefois leurs liens avec des mouvements extrémistes ; leurs propos si extrêmes ne permettent pas non plus aux lecteurs d’être dupes sur leur but véritable. Cette logique de légitimité paradoxale s’explique par le fait qu’elle crée un meilleur scandale dans la sphère publique : les paradoxes plaisent aux médias, conférant aux négationnistes un regain de publicité.

En 1976, Faurisson se rend aux archives du musée d’Auschwitz avec une idée déjà tout faite, écartant l’idée d’examiner la totalité des documents conservés (p. 171-173). En août 1977, il publie dans Historia un article sur les prétendues incohérences techniques des chambres à gaz, publication qui va lui donner un semblant de scientificité (65). Une question s’impose : comment un magazine d’histoire a-t-il pu publier un tel article ?

Durant ce même été, Faurisson rencontre à Paris A. Butz. Il vient de faire ses « découvertes » dans les archives d’Auschwitz ; il est ravi et sûr de lui. Cette rencontre, que l’ouvrage n’évoque pas, est importante pour les deux hommes, d’une part parce que Faurisson voue une grande admiration à l’universitaire américain et d’autre part, parce que tous deux, dans un souci de légitimation cherchent à montrer le sérieux de leurs découvertes (66). Professeur, A. Butz s’est lui aussi retrouvé dans une controverse universitaire à la sortie de son livre. L’itinéraire commun emprunté par les deux hommes et les problèmes identiques qu’ils ont eux-mêmes engendrés ont certainement favorisé une amitié durable.

Durant l’année 1978, l’université de Lyon II a connaissance des travaux de Faurisson. Un texte du négationniste dans la revue d’extrême droite, Défense de l’Occident, ébranle (67) ; la caution scientifique de l’université choque les survivants et dérange des universitaires. L’historienne décortique et démonte sa méthode : décontextualisation, hypercriticisme et occultation (p. 192). L’affaire Faurisson débute en 1978 ; V. Igounet nous en révèle les dessous. Faurisson se voit dans l’impossibilité de faire cours, de nombreuses manifestations ont lieu. L’administration universitaire suggère alors que Faurisson enseigne à distance, quoique restant toujours rattaché à l’université, situation en fait rêvée pour lui, explique l’historienne, puisqu’il pourra désormais consacrer « son salaire et son temps libre [à] la cause négationniste ». Il faudra attendre l’année 1984 pour que le président lui interdise l’utilisation de l’en-tête universitaire dans ses correspondances privées. Après ce « tour de passe-passe extraordinaire » (p. 233), Faurisson se fait connaître dans les médias français et arabes, diabolise Israël tout en continuant à nier être antisémite (p. 250-253). Ne pouvant plus accéder à la plupart des archives, Faurisson rencontre Jean-Claude Pressac, hasard déterminant pour l’universitaire qui va le solliciter pour ses recherches. L’historienne nous retrace avec précision l’itinéraire de ce pharmacien d’extrême droite, éduqué dans des écoles militaires, séduit par le sujet et qui se met au service de Faurisson tout en adhérant à la cause négationniste. Quelques années plus tard, J-C. Pressac reviendra pourtant sur ses avis et, rendu conscient de son erreur par l’examen attentif des archives, deviendra en France un spécialiste en la matière (68).

Dans les années quatre-vingt, Faurisson gagne en respectabilité dans les médias : en 1987, on le qualifie d’historien à la télévision française, tandis que ses liens avec des néo-nazis sont de plus en plus évidents (p. 318). Lors de la guerre du Golfe de 1990-1991, les négationnistes à l’offensive opèrent une manœuvre de rapprochement avec le monde arabo-musulman. Une amitié entre Faurisson et le négationniste suédois d’origine marocaine Ahmed Rami se crée (p. 321). Le travail de P. Guillaume en faveur de la cause négationniste avance indépendamment de Faurisson et le négationniste révolutionnaire met en avant Roger Garaudy, qui réalise une tournée triomphale dans le monde arabe à l’été 1996 grâce à un ouvrage dont le titre même résume l’idéologie : Les mythes fondateurs de la politique israélienne (69). Faurisson se sent délaissé. L’historienne nous apprend les difficiles relations entre R. Garaudy et Faurisson et comment P. Guillaume a réussi à gagner Faurisson à la nouvelle cause négationniste (p. 343).

Le dernier chapitre du livre de V. Igounet analyse le négationnisme au début du XXIe siècle et son succès dans les pays arabes. Tandis que R. Garaudy est perçu comme le nouveau héraut de la cause arabe et palestinienne, le président iranien émet un premier communiqué officiel en sa faveur en 1998. L’historienne est très lucide sur les relations entre les deux auteurs : Garaudy est plus âgé que Faurisson, il a des difficultés à se déplacer. Faurisson reprend alors le « flambeau allumé dans le monde arabe » et que R. Garaudy lui avait volé (p.344). Le négationnisme, une fois Faurisson parvenu à sa tête, se laisse accaparer par le régime iranien dans son combat contre Israël et contre les Juifs, pour aboutir en janvier 2006 à une conférence internationale et à la création d’un comité de recherche sur l’holocauste en Iran. V. Igounet a enquêté sur Dieudonné et ses acolytes, elle a montré comment ces derniers vont se joindre à la cause négationniste et entretenir des relations étroites avec Faurisson. Les négationnistes de la première heure se retrouvent en Iran et « l’heure de gloire » de Faurisson sonne enfin. Le négationnisme s’est désormais transformé en une nébuleuse où l’obscur universitaire français est instrumentalisé avec son consentement.

Dans cette biographie, qui s’insère dans la lignée de travaux français sur les négationnistes (70), V. Igounet inaugure une analyse tournée vers le monde arabe qui montre une cohérence idéologique entre les différents courants (71). Des photos montrant les négationnistes tous réunis à la conférence internationale en Iran en 2006, ou encore Faurisson en Iran en février 2012, alors que M. Ahmadinejad ouvre le trentième festival international du film de Téhéran (72), illustrent entre autres l’étroitesse des relations ainsi nouées.

La gloire donc pour R. Faurisson ? Si l’on considère l’appui et le soutien financier obtenus en s’alliant à l’Iran, on peut avec V. Igounet accorder au ténébreux personnage sa victoire. Il semble néanmoins que ce succès sera de courte durée car le pacte conclu avec l’Iran prive le « chercheur » de son indépendance et fait dépendre l’avenir du négationnisme de celui de la République iranienne. La « bonne nouvelle », pour reprendre ironiquement les termes de Faurisson, laisse prévoir un retour de bâton : la publication dans la New York Review of Books en février 2007 d’une lettre de protestation, signée par plus de 100 intellectuels iraniens vivant hors de l’Iran et indignés par le négationnisme étatique adopté par leur gouvernement, en est déjà un avant-goût (73).

Il reste toutefois que Faurisson a réussi à convaincre une frange de la population.
Pour V. Igounet, Faurisson, figure incontournable du négationnisme contemporain, est en passe de devenir ce qu’il a toujours souhaité le plus ardemment : « le maître à penser du révisionnisme mondial » (p. 253). Que Faurisson, « dont les amitiés à l’extrême droite étaient peu visibles, [ait] pu, en sa qualité de chargé de cours dans une université, faire croire qu’il [n’était pas le maître d’œuvre] d’une entreprise idéologique » représente-t-il une originalité française (74) ?

Négationnistes : quand tombent les masques… (2/2)
De nombreux auteurs négationnistes étrangers ont fait état de leurs titres et de leurs « recherches » pour légitimer le négationnisme dans chaque pays. À l’instar de Faurisson qui va adopter comme père spirituel P. Rassinier, A. Butz deviendra la référence négationniste aux États-Unis, prenant comme père adoptif l’historien révisionniste H. Barnes.

En Allemagne, les auteurs négationnistes ont largement inspiré le négationnisme international et ont semé le doute dans leur pays, de par leurs qualités professionnelles, leurs procès médiatisés. En 1973, une crédibilité va être accordée aux propos de T. Christophersen et à sa brochure Die Auschwitz-Lüge, car il s’agit dans l’esprit de nombreux Allemands du « rapport spontané » d’un témoin des camps, d’un soldat. La description qu’il fait du camp d’Auschwitz comme d’un camp de travail entend le rapporter à « l’horreur normale de la guerre » et déculpabiliser tous les soldats allemands. Ce pamphlet apporte d’une certaine façon un soulagement, et c’est pourquoi il ne va pas susciter une complète désapprobation dans l’opinion publique ou dans les médias. T. Christophersen ne se retrouvera donc pas devant un tribunal, contrairement à son préfacier, M. Roeder.

Il faut également évoquer David Irving, journaliste, écrivain, historien anglais. Dans les années soixante, il exprime son intérêt pour la Seconde Guerre mondiale avec la publication de plusieurs livres sur le sujet (75). En 1977, considéré alors comme l’un des meilleurs spécialistes du IIIe Reich, par son livre Hitler’s War il entend démontrer que Hitler était un dirigeant faible, qu’il n’a jamais ordonné ni eu connaissance d’aucune politique génocidaire. À la suite du rapport de F. Leuchter, D. Irving s’engage à annuler toute référence à l’Holocauste dans la nouvelle édition de Hitler’s War (76) et s’affirme ouvertement proche de l’IHR (Institute for Historical Review). Le procès de D. Irving contre l’historienne américaine Deborah Lipstadt, l’un des plus médiatisés de ces dernières années (1996-2000), permettra de faire reconnaître celui-ci comme falsificateur, raciste et antisémite, tout en attirant l’attention sur un auteur d’une importance majeure dans cette nébuleuse.

Enfin, en Amérique, la Toile qui n’est pas soumise aux mêmes lois qu’en Europe, permet à une jeune génération de négationnistes de s’infiltrer facilement et de semer le trouble auprès de la population jeune ou moins jeune. Créé en 2008, l’un des sites les plus actifs, holocaustdenialvideos.com montre des images tournées à l’intérieur du camp d’Auschwitz pour expliquer de manière très pédagogique comment l’extermination dans les chambres à gaz n’a pas été possible. Ce site négationniste, fréquenté par environ 300 visiteurs chaque mois, sans être important, n’est pas négligeable. Citons aussi le film d’Eric Hunt, The Last Days of the Big Lie, qui réfute point par point les témoignages des survivants du dernier film de Steven Spielberg (77). Le film, réalisé avec talent, connaît un large succès sur Youtube avec plus de 51 000 visites pour la première partie depuis mai 2011. Le négationnisme américain grandit sur Internet tandis qu’en Europe des lois l’empêchent au contraire de progresser. Le site négationniste français L’Association des Anciens Amateurs de Récits de Guerres et d’Holocaustes (AAARGH), créé en octobre 1996, dont on attribue la paternité à S. Thion et P. Guillaume, est maintenant basé aux Etats-Unis ; il est toujours actif et diffuse également de nombreuses vidéos. Actuellement, les réseaux sociaux abreuvent les internautes de commentaires où l’idée perverse qu’il est essentiel d’avoir un débat entre deux « écoles historiques » fait encore des dégâts. Vendu sur Amazon, un livre récent d’un soi-disant universitaire, Thomas Dalton (Ph.D.), est l’un des exemples les plus récents de cette volonté d’une « discussion entre historiens ». Avec un titre ambigu, Debating the Holocaust: A New Look At Both Sides (Débattre sur l’Holocauste : un nouveau regard sur les thèses en présence), la maison d’édition cherche à cacher le fait qu’elle est dirigée par Germar Rudolf, négationniste néo-nazi allemand (78).

À l’heure où les témoins du génocide disparaissent, et malgré les lois européennes en vigueur, le négationnisme à l’échelle internationale sévit donc toujours et représente un danger manifeste, en particulier auprès des jeunes générations. Ainsi voit-on actuellement des professeurs de collèges et de lycées faire face à des propos négationnistes tenus par des élèves. Malgré les évidences historiques qui leur sont opposées, ces adolescents nourris à l’informatique et malheureusement pétris des idées navrantes que véhicule Internet se retranchent sur leur néfaste position (79).

Sans pouvoir prétendre à une gloire absolue, pour reprendre le terme employé par V. Igounet, Faurisson et les négationnistes réussissent à exister partout dans le monde.

Notes :
(59) Die Zeit, « Pas de gazage à Dachau », 19 août 1960.
(60) Gilles Karmasyn sur PHDN, écrit que « le premier à avoir falsifié les propos de Broszat, et par conséquent le père de cette falsification, c’est le négationniste et imposteur Paul Rassinier, en 1962 dans Le Véritable Procès Eichmann, Les Sept Couleurs, p. 79 ».
(61) Faurisson, Storia Illustrata, août 1979, p. 7 ; R. Harwood, Did Six Million Really Die ?, op. cit., pp. 5-6.
(62) Cf. supra note 14.
(63) Cf. l’interview : http://www. vex.net/~nizkor/ftp.py?people/c/christophersen.thies/heil-hitler-thies.fr. vex.net/~nizkor/ftp.py?people/c/christophersen.thies/heil-hitler-thies.fr
(64) Cf. Robert Angove, “Holocaust Denial and Professional History-Writing”, University of Saskatchewan, 2005. Cf. Aristote (trad. Pierre Chiron), Rhétorique, Flammarion, 2007.
(65) Faurisson, Historia, août 1977.
(66) A. Butz, « Robert Faurisson – A Long View », 2004.
(67) Faurisson, « Le problème des chambres à gaz », Défense de l’Occident, juin 1978, n°158, pp. 32 – 40.
(68) J.-C. Pressac, Auschwitz. Technique and Operation of the Gas chambers, New York, The Beate Klarsfeld Foundation, 1989 (Les Crématoires d’Auschwitz : la ma
chinerie du meurtre de masse
, CNRS Éd., 1993).
(69) R. Garaudy, op. cit.
(70) F. Brayard, op. cit. ; N. Fresco, op.cit. ; M. Prazan et A . Minard, op. cit.
(71) Cf. également le livre de Meir Litvak & Ester Webman, From Empathy to Denial : Arab Responses to the Holocaust, New York : Columbia University Press, janvier 2009.
(72) http://www.huffingtonpost.fr/valerie-igounet/robert-faurisson-historie_b_1305920.html
(73) New York Review of Books, 15 février 2007, vol 54, n°2, cité par Mark Weitzman, “Holocaust Denial in Light of the Teheran Conference”, mars 2007.
(74) M. Steinberg, Les Yeux du témoin et le Regard du borgne, l’histoire face au révisionnisme, Cerf, 1990, p. 183.
(75) David Irving, The Destruction of Dresden, 1re édition Williamm Kimber and Co., 1963 (La destruction de Dresde, Robert Laffont, 1964).
(76) ADL, « Hitler’s Apologists: The Anti-Semitic Propaganda of Holocaust "Revisionism" », An Anti-Defamation League Publication, 1993, p. 22.
(77) Le film The Last Days of the Big Lie était visible le 3 octobre 2012 à cette adresse : http://www.youtube.com/watch?v=F7tHB8tD34s
(78) Thomas Dalton, Debating the Holocaust: A New Look At Both Sides, Theses & Dissertations Press, 2009.
(79) Témoignages de professeurs venus de Belgique lors de mon intervention sur le négationnisme à l’École Internationale pour l’Etude de la Shoah, Yad Vashem, 17 juillet 2012. Dans le n° 165 du Débat de mai-août 2011 sur « L’histoire saisie par la fiction », un auteur réputé indique que dans certains établissements britanniques les enseignants évitent d’évoquer la destruction des Juifs pour ne pas heurter les sentiments des élèves musulmans. Voir Le Banquet, n°30, juin 2012, p. 238 (NDLR).

L’auteure :
Docteur en histoire, Stéphanie Courouble Share est en train de terminer un ouvrage inspiré de sa thèse (titre provisoire : Le négationnisme international. Analyse comparative d’un problème public : France, Angleterre, Allemagne, Canada et États-Unis, de 1946 à nos jours) qu’elle a réalisée sous la direction de Pierre Vidal-Naquet. Chercheure associée à The Arnold and Leona Finkler Institute of Holocaust Research de l’Université de Bar-Ilan (Israël), elle est également rattachée à l’Institut d’histoire du temps présent-CNRS (Paris) et à l’Institute for the Study of Global Antisemitism and Policy (New York). Texte publié initialement dans la revue Le Banquet, n° 31, hiver 2012/2013 (remerciements à Yael Bensimhoun pour la relecture de cet article).