Quand les arguments manquent, que les preuves sont accablantes et que le langage peine à convaincre, le refrain est toujours le même : c'est un complot ! Complot des juges, des forces occultes ou des réseaux secrets qui veulent la perte de l'intéressé et, à travers lui, notre perte à tous.
Ces derniers jours ont une nouvelle fois confirmé cette tendance à crier à la machination dès lors qu'une décision de justice déplaît à celui qui en est le principal visé. Ainsi, cette semaine, l'essayiste Tariq Ramadan a tenu avec ses avocats une conférence de presse dans laquelle il a à nouveau employé toute la gamme du lexique conspirationniste, comme il le fait depuis des années maintenant. Il fut question de « manipulations », de « fils invisibles », de « réseau de soutiens et d'intérêts croisés », d'« alliances, de stratégies et de récits » et autres « ficelles en arrière-plan ». « Il est temps de lever les voiles et de les exposer » nous disent Tariq Ramadan et son comité de soutien pour sa défense. Résultat : des accusations gratuites et beaucoup d'esbrouffe pour rien.











