Le 24 février 2022, Vladimir Poutine annonçait en direct à la télévision russe sa décision d’envahir l’Ukraine pour "dénazifier" le pays. Un an plus tard, la complosphère a toujours les yeux rivés sur l’Ukraine, et chaque événement n’est selon elle qu’une mise en scène, un fake orchestré par l’Occident et la "junte nazie" au pouvoir à Kiev.
Suite au putsch au Burkina Faso, de nombreux drapeaux russes ont été vu dans des manifestations anti-France. Ce soutien affiché à la Russie résulte d’une entreprise d’influence puissante, qui n’hésite pas à utiliser des théories du complot.
Dimanche 1er mai, Sergueï Lavrov a relayé dans une interview une vieille rumeur propagée par le criminel nazi Hans Frank dans ses mémoires concernant les prétendues origines juives d'Adolf Hitler.
Pour nier sa culpabilité dans le massacre de Boutcha, le régime de Vladimir Poutine a accumulé les allégations les plus contradictoires, cherchant par tous les moyens à retourner l’accusation contre les victimes. De manière remarquable, les nazis avaient usé des mêmes ficelles...
Pour parer l’accusation de collusion avec le régime de Vladimir Poutine, le chef des Insoumis exhibe régulièrement son « amitié » avec des opposants russes qui se sont pourtant compromis, à des degrés divers, avec la rhétorique nationaliste et complotiste du Kremlin.
Chaque année depuis 2005, la Russie fait voter par l’Assemblée générale des Nations unies une résolution condamnant le nazisme, instrumentalisant sans vergogne une thématique grave afin de détourner l'attention vers l’Occident et, depuis 2014, l’Ukraine.