RIVAROL. L'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol s'est vu retirer son agrément par la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP), qui lui permet de bénéficier des avantages du régime économique de la presse et donc d'un financement indirect par le contribuable. Fondé en 1951, Rivarol est une publication-phare de l'extrême droite française. Son directeur de publication, Jérôme Bourbon, a été condamné une quinzaine de fois, en particulier pour provocation à la haine, contestation de crime contre l'humanité et injure raciste. Ce retrait de l'agrément peut faire l'objet d'un recours devant une juridiction administrative (source : Conspiracy Watch/Twitter, 25 mai 2022). Le 7 mars dernier, Le Monde avait publié une tribune d'historiens et de personnalités demandant à mettre fin aux facilités fiscales et postales dont Rivarol bénéficie et qui sont estimées par Jérôme Bourbon lui-même à environ 100 000 euros par an.
🔴 Selon des sources concordantes, la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) a décidé lors de sa réunion du 4 mai 2022 de retirer son agrément à l'hebdomadaire Rivarol, ce qui pourrait le priver à l'avenir de tout financement public direct et indirect.
— Conspiracy Watch (@conspiration) May 25, 2022
VARIOLE DU SINGE. Dans sa chronique « Antidote » du 20 mai sur France Inter, Tristan Mendès France s'est intéressé au complotisme qui se développe autour de l'épidémie de variole du singe, un phénomène qui surfe sur le capital d'audience acquis durant la pandémie de Covid-19. « Une partie des argumentaires, des suspicions complotistes qui ont mûri durant le Covid, sont prêtes à être recyclées avec cette nouvelle séquence épidémique », explique notre collaborateur (source : France Inter, 19 mai 2022).
L'élue républicaine Marjorie Taylor Greene (États-Unis) s'est, elle, illustrée en tentant d'insinuer un lien entre Bill Gates et la nouvelle épidémie dont on parle. Le milliardaire serait d'après elle très préoccupé par cette maladie car elle pourrait « lui rapporter beaucoup d'argent », ainsi qu'à ses « potes » (sources : Newsweek, 20 mai 2022). Un lien repris par la célèbre influenceuse conservatrice Candace Owens, qui qualifie Bill Gates de « terroriste biologique », pour être à son tour relayée par le vidéaste français Idriss Aberkane (source : Théo Laubry/Twitter, 22 mai 2022). Un blog de désinformation, « Le Courrier du Soir », a également publié une « alerte » au sujet de la variole du singe. Selon le titre de l'article, « Bill Gates avait prédit une pandémie de la variole et six mois plus tard, la variole du singe terrorise le monde » (source : TF1 Info, 21 mai 2022). À lire également, le thread de Debunker des Étoiles, qui présente les principales théories du complot concernant ce virus.
VLADIMIR SOLOVIEV. Sur Telegram, où il compte 1,17 million d'abonnés, le propagandiste en chef du Kremlin, Vladimir Soloviev, a expliqué que les Russes « libèrent » l'Ukraine des « colonisateurs allemands, anglo-saxons et juifs » (source : Conspiracy Watch/Twitter, 22 mai 2022). Dans Franc-Tireur, Michaël Prazan a dressé un portrait de ce personnage qui fut naguère « un opposant au Kremlin et un défenseur acharné de la liberté d'expression et de la liberté de la presse » (source : Franc-Tireur, 11 mai 2022).
RT FRANCE. Un chercheur qui était poursuivi en diffamation par RT France pour avoir évoqué une « manipulation de l'information » et des « falsifications » de cette chaîne de télévision détenue par l'État russe a été relaxé vendredi 27 mai par le tribunal judiciaire de Paris. Directeur de l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire (IRSEM), Jean-Baptiste Jeangène Vilmer était visé pour cinq tweets publiés en septembre 2018, où il formulait ses accusations. À l'audience, ses avocats ont fourni 70 exemples où RT France avait selon eux fait preuve de désinformation (source : Le Figaro, 27 mai 2022).
ADRIEN BOCQUET. Ancien militaire français, Adrien Bocquet a multiplié les passages dans les médias pour faire la promotion de son livre, une autobiographie qui parle de son parcours médical, mais surtout pour narrer les exactions commises par des soldats ukrainiens du bataillon Azov auxquelles il prétend avoir assisté. L'homme affirme notamment avoir été témoin de crimes de guerres commis, à Boutcha, par des Ukrainiens. Entre contradictions et mensonges, son récit résiste toutefois difficilement aux faits (source : Libération, 24 mai 2022).











