AFFAIRE STAVISKY. Le 8 janvier 1934, Alexandre Stavisky, alias Serge Alexandre, un affairiste compromis dans une vaste escroquerie à l'épargne publique, est retrouvé par la police agonisant dans un chalet de Chamonix où il vient de se tirer une balle de revolver dans la tête. Il expire peu après. Immédiatement, on se demande à qui la disparition de Stavisky profite. Le Canard enchaîné titre : « Stavisky se suicide d'un coup de revolver qui lui a été tiré à bout portant ». Le Populaire – organe de la SFIO – écrit : « La police affirme qu'il s'est suicidé au moment d'être arrêté… Mais cette explication ne trompera personne ». La mort, le mois suivant, du magistrat Albert Prince, qui avait enquêté sur Stavisky, achève de semer le trouble. Retour sur l'affaire avec un texte de l'historien Paul Jankowski publié dans le magazine L'Histoire en février 2001 (source : Conspiracy Watch, 21 août 2019).
STOP HATE MONEY. Une étude du Global Disinformation Index – un organisme à but non lucratif qui observe la propagation de la désinformation sur Internet – révèle que 235 millions de dollars seraient générés chaque année grâce à des annonces diffusées sur des sites web extrémistes et de désinformation. L'enjeu de la propagation de la haine n'est donc pas seulement l'influence idéologique : il est aussi l'animation d'un business très lucratif (source : CNN, 18 août 2019). « Les annonceurs ont longtemps considéré les médias en termes de portée et de fréquence, et ils doivent à présent aussi les considérer avec responsabilité. […] Il est mauvais pour une société de financer la haine et la désinformation », a commenté Matt Rivitz, fondateur de Sleeping Giants, sur CNN le 18 août 2019.
« DEMOCRATIE PARTICIPATIVE ». Le site néo-nazi Démocratie participative était indisponible sur le web lundi 19 août, après ce qui semble être une action menée par l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), l'organisation de régulation des sites Internet basée en Californie. Les animateurs du site ont publié un message à l'attention de leurs lecteurs expliquant avoir été victimes d'une « attaque » de « l'hydre juive » (source : francesoir.fr, 19 août 2019). Toutefois, le site, dont plusieurs éléments indiquent qu'il est animé par le militant antisémite Boris Le Lay, sous le coup d'un mandat d'arrêt international, est redevenu accessible deux jours plus tard.











