Vol d'organes : le web conspirationniste ''antisioniste'' se lâche
Sous couvert d’« antisionisme », c’est une véritable campagne de haine antijuive qui s’est déchaînée sur le web au cours des dernières semaines. Le prétexte en a été fourni par la publication dans un journal suédois, le 17 août dernier, d’un article (1) établissant un lien entre un trafic de reins impliquant un rabbin américain de 58 ans et les rumeurs accusant l’armée israélienne de prélever secrètement des organes sur des cadavres de Palestiniens. Outrepassant de loin la simple critique de l’Etat d’Israël, plusieurs textes circulent sur le Net qui dénoncent le vol d’organes comme faisant partie intégrante de la culture juive. Le délire conspirationniste culmine avec la dénonciation d’un vaste complot juif international ayant des ramifications jusqu’au Maroc et en Algérie (2), où des enfants seraient kidnappés afin d’« alimenter la banque d’organes de l’entité sioniste » (3). Invité en Algérie, où la Fédération nationale des journalistes algériens lui a décerné le Prix de la distinction journalistique, l’auteur de l’article qui a déclenché la polémique, le journaliste suédois Donald Boström, a déclaré que l’armée israélienne se livrait à ce commerce depuis cinquante ans et que le nombre de Palestiniens ayant fait l’objet de vol d’organes dépassait le millier (4).

On pourrait penser que cette rhétorique est réservée à des sites d’extrême droite – comme ceux des antisémites Hervé Ryssen et Boris Le Lay. On la retrouve aussi, pourtant, sur le « site d’information alternatif » du Collectif Bellaciao, animé par le militant communiste Roberto Ferrario, qui a fait campagne pour Marie-Georges Buffet aux élections présidentielles de 2007. Bellacio.org (5) a en effet reproduit un article d’Alison Weir publié originellement sur le site américain d’extrême gauche CounterPunch.org (6) le 28 août 2009. Dans ce texte, l’auteur va jusqu’à accréditer l’authenticité des crimes rituels juifs au Moyen Age et conclut par : « Israël se sert de ses ressources considérables et planétaires afin de faire obstacle à toute enquête. Il est difficile d’en conclure qu’il n’a rien à cacher ». L’article d’Alison Weir a été traduit par Marcel Charbonnier, un militant pro-palestinien radical gravitant dans l’orbite des négationnistes (7) et dont une trentaine de traductions se retrouvent sur le site du Réseau Voltaire. Il a été repris, entre autres, sur AlterInfo (dont le fondateur, Zeynel Cekici, a été condamné cette année pour négationnisme), sur Vox-NR et Géostratégie (des sites d’extrême droite animés par Christian Bouchet, ancien secrétaire général du groupuscule néo-nazi Unité Radicale), sur le site Mondialisation.ca ainsi que sur les pages personnelles de Michel Collon, un journaliste belge proche de Thierry Meyssan (8).

Al-Manar, la chaîne de télévision du Hezbollah – pour qui, justement, Thierry Meyssan travaille (9) – a pour sa part diffusé des textes intitulés « Un expert égyptien : le Talmud ne condamne pas le vol d’organes des non juifs » ou encore « Trafic d’organes palestiniens: “Israël” est le seul qui confisque les cadavres ». Cet article a été repris sur le site d’Egalité & Réconciliation (l’association d’Alain Soral, un autre proche de Thierry Meyssan), sur Altermedia.info (un site dont la version anglophone a été fondée par David Duke, ancien chef du Ku Klux Klan, le mouvement suprématiste blanc américain), et sur les pages personnelles de l’islamiste genevois Hani Ramadan. En 2003, Al-Manar avait diffusé au Liban et en Syrie un feuilleton inspiré des Protocoles des Sages de Sion comportant une scène au cours de laquelle des Juifs assassinaient un enfant chrétien pour le vider de son sang. Cette série, intitulée Al Shatat, a été rediffusée en Iran en 2004 et en Jordanie en 2005. Elle a de nouveau été programmée sur la deuxième chaîne de télévision publique iranienne cette année, pendant le mois de Ramadan.

Animé par un dénommé Michel Chossudovsky, le site Mondialisation.ca publie fréquemment les écrits de Thierry Meyssan, Silvia Cattori (10) ou Gilad Atzmon. Ce dernier a consacré plusieurs textes à la question du trafic d’organes parmi lesquels il faut citer « L’IDF ou le scalpel d’Israël » (11) ou encore « Le don et le vol d’organe dans le folklore juif contemporain ». Dans cet article publié sur AlterInfo le 1er septembre 2009 – et repris notamment sur le site du MDI, de Kémi Séba (12) –, on peut lire : « On pourrait se demander pourquoi le trafic d’organes est devenu une ‘‘chose juive’’. Pourquoi l’État juif et le peuple juif sont-ils si impliqués dans ce genre de commerce répugnant et non éthique. La réponse est sans doute évidente : c’est une bonne affaire et il n’y a guère de concurrence, peu de gens étant prêts à vivre du trafic ou du vol de foies et de reins ».

Certes, ces textes antisémites ne dépassent pas le cercle étroit des conspirationnistes obsédés par le « complot américano-sioniste ». Mais que faut-il penser lorsque l’un d’eux est repris sur Yahoo-Actualités ? C’est le cas d’un article intitulé « Criminel de guerre jusque dans les tripes ? Israël accusé de trafic d’organes » publié originellement sur le site Oumma.com le 24 août 2009 et reproduit sur Vox-NR et Géostratégie, ainsi que sur le site de « journalisme participatif » AgoraVox. Son auteur s’ingénie, sous des apparences d’objectivité, à semer la confusion entre trafic d’organes impliquant des donneurs consentants et rémunérés (le cas du trafic démantelé aux Etats-Unis en juillet dernier) et pillage d’organes sur des cadavres (13). Il adopte, en outre, un ton plus que complaisant avec « l’information » diffusée le 9 janvier 2002 par l’Agence officielle de presse de la République islamique d’Iran (IRNA) selon laquelle des médecins israéliens de l’Institut Greenberg de Médecine légale de Tel-Aviv auraient volé les organes de trois adolescents palestiniens tués par l’armée israélienne à Khan Younès (Bande de Gaza).

Cette dépêche iranienne (14) prétendait – faussement – que le ministre de la Santé israélien avait reconnu publiquement que Tsahal prélevait des organes sur des Palestiniens. Un passage retient notre attention :

< span style=”font-style:italic”>« Zionist Minister of Health Nessim Dahhan said in response to a question by Arab member of the Zionist Parliament ‘Knesset’, Ahmed Teibi, on Tuesday that he couldn’t deny that organs of Palestinian youths and children killed by the Israeli forces were taken out for transplants or scientific research ».

Le « Tuesday » en question correspond au mardi 8 janvier 2002. Or, passé au moulin d’internet, le mardi 8 janvier 2002 se transforme magiquement en mardi 28 juillet 2009. Sur les sites de Christian Bouchet, Géostratégie et Vox-NR – qui semblent être à l’origine de la falsification – on lit en effet, en date du 9 août 2009 :

« Le ministre de la Santé sioniste, Nessim Dahhan, a déclaré, en réponse à une question posée par un membre de la Knesset, Ahmed Teibi, le mardi 28 juillet 2009, qu’il ne pouvait pas refuser des organes provenant de corps de jeunes palestiniens tués par les forces israéliennes et voués à des greffes ou à la recherche scientifique ».

On le voit, il s’agit d’un simple « copier-coller » de la dépêche de l’IRNA datée du 9 janvier 2002. De fait, en Israël, Nessim Dahhan n’est plus ministre depuis… 2003. L’information mensongère de Géostratégie et de Vox-NR s’est toutefois disséminée à travers tout le web. On la retrouve sur les sites du Front national-révolutionnaire français, d’Extrême Résistance (« Blog d’information et de résistance blanche aux envahisseurs de l’Europe »), de LePouvoirMondial.com, du Collectif Cheikh Yassine, ainsi que sur les forums de la Grande mosquée de Lyon, de Novus Ordo Seclorum et de Babnet (le « Portail de la Tunisie »). Elle a même été recyclée dans un article paru le 5 septembre 2009 sur le « journal militant d’information alternative » LeGrandSoir.info, puis repris sur le blog du livre de Paul-Eric Blanrue, ainsi que sur des sites pro-palestiniens. Voilà comment se répandent les rumeurs sur internet. Voilà comment une intox forgée sept ans plus tôt par la propagande d’Etat iranienne est réactualisée par les désinformateurs professionnels. Voilà comment le dernier numéro de Flash (journal d’extrême droite auquel collabore notamment Alain Soral) titre sur les « révélations » de Christian Bouchet concernant le « vol d’organes en Palestine » (voir ci-dessous).

En 2004, deux ans après la publication de la dépêche iranienne, la télévision iranienne Sahar TV – sur laquelle Thierry Meyssan intervient régulièrement – diffusait un feuilleton intitulé Les Yeux bleus de Zahra, dans lequel des « sionistes » complotaient pour kidnapper des enfants afin de voler leurs yeux. En 2006, le film turc La Vallée des loups – Irak mettait en scène un médecin juif américain prélevant les organes de victimes civiles irakiennes de la prison d’Abu Ghraïb pour les envoyer à de riches clients à New York, à Londres et à Tel-Aviv…

Les fables relatives aux vols d’organes ne visent pas que les Juifs, tant s’en faut. En France même, une rumeur persistante s’appuyant sur la légende des « Tziganes voleurs d’enfants » veut qu’un réseau mafieux roumain écume les rues de Marseille à la recherche de jeunes gens pour les dépecer. Ces exemples montrent bien que le mythe contemporain accusant Israël de voler des organes n’est qu’un des avatars de la rumeur moyenâgeuse accusant les Juifs de s’adonner au « meurtre rituel ». Cette accusation a pris naissance en Europe, au XIIe siècle. Elle est à l’origine de nombreuses persécutions antijuives. Le dernier pogrom recensé en Europe suite à une accusation de crime rituel a eu lieu dans la petite ville polonaise de Kielce, en juillet 1946. Il a fait 40 morts et 80 blessés. En 2005, une vingtaine de parlementaires russes ont accusé les Juifs d’être « anti-chrétiens et inhumains avec des pratiques allant jusqu’au meurtre rituel ».

Vol d'organes : le web conspirationniste ''antisioniste'' se lâche

Dans le monde arabe, un best-seller réédité à sept reprises et traduit en anglais, français (ci-contre) et italien, présente les meurtres rituels comme une réalité. L’ouvrage, publié en 1983, s’intitule L’Azyme de Sion. Son auteur est le général Moustafa Tlass, ministre de la Défense syrien de 1972 à 2004 (15). Dans Inshallah, un livre publié en 2001 et subventionné par des syndicats suédois, des organisations pro-palestiniennes et le Ministère suédois des affaires étrangères, le journaliste Donald Boström accusait déjà Israël de trafic d’organes. Le 19 août 2009, deux jours après la publication de son article dans le journal Aftonbladet, Boström déclarait pourtant sur les ondes de la radio Kol Israel : « Cela me concerne, dans la mesure où je veux qu’il y ait une enquête, c’est vrai. Mais si cela est vrai ou pas, je n’en ai aucune idée, je n’ai aucune preuve ». La famille et les proches du Palestinien dont la dépouille aurait, selon Boström, fait l’objet d’un vol d’organes, ont également déclaré qu’ils ignoraient si des organes avaient été prélevés.

Le renversement de la charge de la preuve est un procédé classique de la rhétorique conspirationniste. Il s’agit de mettre en demeure les « comploteurs » supposés de prouver leur innocence. Cette logique infernale revient à considérer comme une preuve déterminante de sa culpabilité les réticences de l’accusé à réunir les preuves de son innocence. A l’instar d’Alison Weir, beaucoup pensent que la réaction des autorités israéliennes à la publication de l’article de Donald Boström avait pour but de détourner l’attention des accusations de pillage d’organes dont elles font l’objet. L’Etat hébreu, qui aurait forcément des choses à cacher, craindrait ainsi l’ouverture d’une enquête internationale. Interrogé sur ce point, Benny Dagan, ambassadeur d’Israël en Suède, a répo
ndu, excédé : « Vous savez quoi, j’ai une suggestion à vous faire. Pourquoi ne feriez vous pas une enquête pour savoir si le Mossad et les Juifs étaient derrière l’effondrement des Twin Towers ? Pourquoi ne ferions nous pas une enquête pour savoir si les Juifs répandent le sida dans les pays arabes ? Pourquoi ne ferions nous pas une enquête pour savoir si les Juifs tuent les enfants chrétiens pour préparer les matzot de Pessah ? » (16).

Selon toute vraisemblance, les allégations gratuites qui circulent sur le web selon lesquelles tout un pan de la société israélienne et de la communauté juive dans le monde serait partie prenante d’un vaste complot international visant à dissimuler, depuis cinquante ans, un trafic d’organes prélevés sur des cadavres de Palestiniens ou sur de jeunes Algériens kidnappés dans leur pays ne feront l’objet d’aucune enquête officielle. Une chose est sûre cependant : ceux qui ont insinué le doute sur ce sujet ont d’ores et déjà gagné.

Notes :
(1) Donald Boström, “Våra söner plundras på sina organ”, Aftonbladet, 17 août 2009. Traduit en anglais sous le titre “Our Sons Plundered for Their Organs”, et publié par The Palestine Chronicle le 23 août 2009. Traduit en français le même jour et publié sous le titre « Palestine : ‘’On pille les organes de nos fils’’ » par The International Solidarity Movement (ISM-France.org).
(2) Haviv Retting Gur, « Prélèvement d’organes: nouvelle polémique », Jerusalem Post, 15 septembre 2009.
(3) Lu sur geostrategie.com.
(4) « Donald Bostrom : “Le nombre de martyrs palestiniens ayant fait l’objet de vol d’organes dépassent mille” », El Moudjahid.com, 17 septembre 2009.
(5) Ce site, comme la plupart de ceux cités dans cet article, est clairement partisan de la théorie du complot concernant les attentats du 11 septembre 2001.
(6) Le site est animé par les journalistes Alexander Cockburn et Jeffrey St. Clair.
(7) Marcel Charbonnier est notamment un proche de Ginette Skandrani, Israël Shamir, Mondher Sfar, Serge Thion, Christian Bouchet, Silvia Catori ou encore Maria Poumier. Cette dernière est en contact étroit avec Hervé Ryssen.
(8) Michel Collon a participé à la conférence conspirationniste organisée par Meyssan en 2005, Axis for Peace.
(9) Dans un entretien accordé à l’association ReOpen911 et publié le 1er septembre 2008, Thierry Meyssan avait déclaré : « Je ne suis pas simplement proche d’Al-Manar, je prépare actuellement des émissions et des documentaires pour elle ».
(10) Silvia Cattori est une « journaliste indépendante » suisse publiant régulièrement sur le site du Réseau Voltaire.
(11) IDF signifie Israel Defense Forces.
(12) MDI pour Mouvement des Damnés de l’Impérialisme.
(13) On lit notamment : « La suspicion, longtemps tenace, envers la validité de l’hypothèse d’un trafic israélien d’organes extraits de corps palestiniens, est comparable au doute officiellement émis en 2004 par le département d’Etat des Etats-Unis, qui rejetait alors la ‘‘rumeur’’ d’un trafic américain d’organes via Israël et New York ».
(14) “Israel Kills Palestinian Boys, Steals Organs For Transplants”, IRNA/Teheran Times.com, 9 janvier 2002.
(15) Le général Tlass est le responsable direct du « massacre de Hama », la répression sanglante de l’insurrection des Frères musulmans en 1982. Le bombardement, pendant un mois, de la population sunnite de la ville de Hama a fait entre 10 et 50 000 victimes civiles. Le chiffre de 25 000 victimes est le plus souvent avancé.
(16) “ Swedish officials may be unwelcome ”, Jerusalem Post, 23 août 2009.

Voir aussi :
* « Vol d’organes. De la rumeur au lynchage », Hoaxbuster, 27 octobre 2008.
* Ronnie Po-chia Hsia, « Le vrai sang de la Pâque juive », Haaretz, 19 février 2007 (Trad. : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant). Le Pr. Po-chia Hsia est historien. Maîtrisant une dizaine de langues, parmi lesquelles l’allemand, le français et le japonais, il est aujourd’hui professeur à l’Université d’Etat de Pennsylvanie. Il est l’auteur de The Myth of Ritual Murder: Jews and Magic in Reformation Germany (Yale University Press, 1990) et de Trent, 1475: Stories of a Ritual Murder Trial (Yale University Press, 1992).
* La conférence de Ronnie Po-chia Hsia sur Akadem et le document pdf joint : Un fantasme persistant. Les accusations de meurtre rituel, d’après Léon Poliakov, Histoire de l’Antisémitisme (Seuil, 1981) et Marie-France Rouart, Le crime rituel ou le sang de l’Autre (Berg International, 1998).

N.B. : Une version courte de ce texte a été publiée sur Rue89 le 3 octobre 2009 sous le titre « Les juifs voleurs d’organes, un mythe qui date du Moyen Age ».

Mise à jour (26/12/2009) :
Le 21 décembre dernier, Associated Press a publié une dépêche intitulée “ Israel harvested organs in ’90s without permission ” (tr. fr. : « Israël a prélevé des organes dans les années 1990 sans permission »). Elle a été diffusée en français sous le titre « Israël : des organes ont été prélevés sur des Palestiniens » (sic). On y apprend que Nancy Scheper-Hugues, une anthropologue américaine (Université de Berkeley) qui s’est spécialisée dans la question du trafic d’organes, a décidé de rendre publique une interview que lui avait accordé, en 2000, le Dr Jehuda Hiss, ancien directeur du principal institut médico-légal israélien, Abu Kabir. Dans cet entretien, Hiss soutient que, dans son établissement, au cours des années 1990, des prélèvements de peau, de cornée, de valves cardiaques et d’os ont été pratiqués sur des cadavres, sans l’autorisation préalable des familles des défunts. Ces prélèvements étaient effectu
és sur des corps de civils ou de militaires aussi bien que sur des Israéliens ou des Palestiniens – même s’ils concernaient des Israéliens dans l’immense majorité des cas. Selon Jehuda Hiss, des chirurgiens militaires ont également utilisé des échantillons de peau prélevés dans ces conditions dans des opérations de greffes de patients brûlés. Hiss affirme qu’il pensait à l’époque que les familles avaient donné leur accord. Dans un communiqué, l’armée israélienne a confirmé que cette « activité a cessé il y a dix ans », ajoutant que « cela n’arrive plus ». Le ministère israélien de la Santé a précisé qu’« à cette époque, les directives n’étaient pas claires [et que] depuis les dix dernières années, Abu Kabir travaille selon l’éthique et la loi juive ». Contrairement à ce que suggèrent les sites « antisionistes » qui brandissent triomphalement les « aveux » des responsables israéliens, Hiss n’évoque ni la vente d’organes volés ni le prélèvement d’organes tels que des foies ou des reins. Il ne dit pas non plus que des Palestiniens auraient été tués sciemment dans le but de récupérer leurs organes. Ainsi que le relève CNN, les greffes pratiquées à l’Institut Abu Kabir ont sauvé plusieurs centaines de vies au cours des dernières années.