KEMI SEBA. Le militant panafricaniste franco-béninois Kemi Seba, connu pour ses virulentes prises de position anti-françaises, anti-occidentales, mais aussi racistes, antisémites et pro-russes, a été déchu de la nationalité française par un décret paru mardi 9 juillet au Journal officiel (source : Le Monde, 9 juillet 2024). On se souvient qu'en février dernier, Stellio Gilles Robert Capo Chichi, de sa véritable identité, avait été décoré par la maire de Cayenne, Sandra Trochimara, et reçu par les députés Jean-Victor Castor et Davy Rimane, membres à l'époque du groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR-NUPES) de l'Assemblée nationale (source : Conspiracy Watch, 9 juillet 2024).
BURKINA FASO. Depuis le putsch de septembre 2022, les relations entre le Burkina Faso et la France sont au point mort. Si bien que le gouvernement dirigé par un régime militaire aurait « nationalisé toutes les industries françaises ». Cette fausse information, diffusée en français et en anglais, a été vue des millions de fois. Elle vise une nouvelle fois les intérêts français sur le continent et cherche à alimenter le ressentiment anti-Français dans un territoire particulièrement sensible à la désinformation (source : TF1, 11 juillet 2024).
« FRAUDE ÉLECTORALE ». Le réflexe est habituel, quasiment pavlovien. Les consultations électorales sont désormais accompagnées d'une petite musique complotiste dénonçant une prétendue « fraude électorale ». Les législatives anticipées n'ont pas dérogé à cette règle. Du taux de participation de « 66,6% », aux accents satanistes pour certains, à la « hausse suspecte » du nombre de procurations en passant par les systèmes électroniques de vote « truqués »… tour d'horizon de ces réactions devenues systématiques à l'occasion des scrutins (sources : Conspiracy Watch, 10 juillet 2024 ; Tristan Mendès France/X, William Reymond/X, 7 juillet 2024 ; Esprit de Qontradiction/X, 8 juillet 2024).
RASSEMBLEMENT NATIONAL. Des méthodes d'investigation rodées et une mobilisation citoyenne inédite ont mis à mal le discours de normalisation du Rassemblement national pendant la campagne législative. Quelques journalistes ont enquêté et publié des portraits d'une centaine de candidats investis par ce parti, révélant une relation personnelle passée ou présente au racisme, à l'antisémitisme ou encore au complotisme. La communication du RN, qui évoquait « quelques brebis galeuses », a été mise en défaut. Enquête (source : La revue des médias, 9 juillet 2024).











