ANTISÉMITISME. Un grafiti antisémite (« Buzyn empoisonneuse de puits ») a été pris en photo le samedi 15 août 2020, sur l'autoroute A6, en direction de Paris, à quelques kilomètres du périphérique. L'accusation démonologique portée contre l'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn ne peut être comprise qu'en référence à l'histoire de l'antisémitisme, lorsque les juifs étaient massacrés, au Moyen-Age, au prétexte qu'ils auraient prétendument profané des osties, enlevé et tué des enfants chrétiens ou empoisonné des sources d'eau potable (source : Conspiracy Watch, 25 mars 2020). On relira, sur le sujet, l'article que nous avions consacré à la résurgence de ces thèmes d'accusation pendant le confinement.

SANTÉ. Une étude scientifique parue le 10 août dans la revue scientifique American Journal of Tropical Medicine and Hygiene a cherché à mesurer l'impact des fausses informations sur la santé pendant la pandémie de coronavirus. Sur 2 311 « informations » liées au coronavirus, publiées en 25 langues et dans 87 pays, 89 % se sont avérées n'être que des rumeurs. L'une d'entre elles a conduit au décès de 800 personnes et plus de 8 000 autres à l'hôpital (source : Ouest-France, 14 août 2020).
REVUES PRÉDATRICES. Au sujet du canular dénonciateur réalisé par un groupe de jeunes scientifiques au détriment de la revue Asian Journal of Medicine and Health (AJMAH), dans le but de démontrer que l'on peut y publier n'importe quoi, on se reportera aux conclusions du journaliste scientifique Sylvain Huet, publiées sur son blog. Cette « affaire » constitue un sévère rappel à l'ordre quant au danger représenté par ce type de revues prédatrices, « totalement bidon », à l'intention des chercheurs et universitaires tentés d'y publier leurs travaux. Rappelons que l'AJMAH avait publié une simili étude promouvant l'hydroxychloroquine pour traiter le Covid-19, un travail qui avait été rejeté par toutes les revues sérieuses à laquelle elle avait été envoyée et auquel avait participé Violaine Guérin. Relayée par de nombreux articles de presse écrite et radio, cette publication avait contribué à désinformer l'opinion (source : Le Monde, 17 août 2020).











