Vincent Reynouard (capture d’écran YouTube, 11 juin 2017).

Ancien membre du Parti nationaliste français et européen (PNFE, un mouvement néo-nazi), Vincent Reynouard (1969 – ) se revendique ouvertement du national-socialisme dans lequel il voit un « immense complexe intellectuel où l’économie, les arts, les sciences (exotériques et ésotériques), le social, l’hygiène de vie avaient leur place ».

Cet ingénieur de formation est le premier enseignant révoqué pour cause de négationnisme.

Il considère la « race », cette « empêcheresse de cosmopoliter tranquille », comme le « tabou des temps modernes » et définit ce qu’il appelle le « révisionnisme historique » comme un « outil au service du rétablissement de la paix et de la tolérance ».

Ses convictions politiques et religieuses – il fut proche du catholicisme traditionaliste sédévacantiste – sont indissociables de son activisme négationniste. Présenté comme le principal dirigeant du Mouvement de combat Saint-Michel (groupe « catholique national-socialiste et révisionniste »), il est à la tête de la section française de la maison d’édition négationniste belge VHO (Vrij Historisch Onderzoek, Vision historique objective), fondée en 1985 par le néonazi Siegfried Verbeke.

Il anime également le site PHDNM (« Pour une Histoire Débarrassée Des Nombreux Mensonges »), qui se veut un pied-de-nez au site anti-négationniste PHDN (« Pratique de l’Histoire et Dévoiements Négationnistes »).

Auteur de plusieurs écrits et vidéos négationnistes, Vincent Reynouard a été condamné et emprisonné plusieurs fois en France et en Belgique – où il s’est réfugié en 1999 – pour apologie de crimes de guerre et contestation de crimes contre l’humanité. Sa négation des faits historiques ne se focalise pas uniquement sur le génocide des Juifs. Elle intègre également d’autres événements de la Seconde Guerre mondiale comme le massacre d’Oradour-sur-Glane.

En août 2010, une pétition initiée par Paul-Eric Blanrue et le physicien belge Jean Bricmont réclame la libération de Reynouard qui venait d’être extradé de la Belgique vers la France et incarcéré (il sera libéré en avril 2011).

Invité d’honneur au banquet des 60 ans du journal d’extrême droite Rivarol le 21 mai 2011, Vincent Reynouard déclare : « Vous me traitez de néo-nazi. Et moi, je vous dis : “pourquoi néo ?” Point final. C’est tout. Y’a rien d’autre à dire. »

Le 2 février 2012, à Téhéran, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad lui décerne un prix. Vincent Reynouard est alors représenté par Marie Brunet.

En 2015, il s’expatrie en Angleterre. Il est de nouveau condamné à cinq mois de prison ferme en 2016.

En 2018, dans une courte vidéo mise en ligne sur son site internet le lendemain du décès du négationniste Robert Faurisson, Vincent Reynouard lui délivre ce message post-mortem : « Votre oeuvre vous survivra. Ensemble, nous la pérenniserons. […] Un jour, la vérité triomphera ».

Le 19 février 2019, pour son anniversaire, il poste sur son compte Twitter deux photos où on le voit, d’une part, souriant, un buste d’Adolf Hitler entre les mains, d’autre part devant un gâteau dont les bougies sont disposées pour former une croix gammée.

 

IL A DIT :

 « Plus on prend de coups, plus ça veut dire que c’est la bonne voie. (…) Il faut se lever et être en posture d’accusateur. (…) Il faut enfin – comme cette guerre, c’est une guerre intellectuelle – se lever et dire : “on mène la guerre intellectuelle”. Oui et de dire : “je la mène dans le camp des vaincus de 1945”. Vous me traitez de néo-nazi. Et moi, je vous dis : “pourquoi néo ?” Point final. C’est tout. Y’a rien d’autre à dire. (…) Une victoire, c’est comme mettre un bébé au monde, ça fait mal. On ne pourra jamais donner naissance à une société nouvelle sans souffrir (…). On ne pourra pas faire l’économie du combat révisionniste (…) Je ne serais pas surpris qu’un jour on vote une loi pour qu’on puisse être extradé en Israël où on nous pendra au long court. C’est très possible vous savez. (…) la loi est prête en Israël ».

Source : “Vincent REYNOUARD invité de RIVAROL”, YouTube, 3 juin 2011.

 

Voir aussi : Les pitreries de Reynouard (PHDN.org, 01/11/2016)

 

(Dernière mise à jour : 20/07/2019)