Conspiracy Watch : les faits contre le complotisme

Conspiracy Watch : Les faits
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Conspiracy Watch : Les faits
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Conspiracy News #51.2019

Publié le 23 décembre 2019 par 
La Rédaction
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5 min de lecture

Des gros titres aux petites infos passées inaperçues : ce qu'il fallait retenir de l'actualité des derniers jours en matière de conspirationnisme et de négationnisme (semaine du 16/12/2019 au 22/12/2019).


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  En bref 

VANDALISME. Le mois dernier, certains, parmi lesquels François Boulo et Alexis Corbière, soupçonnaient voire accusaient la police républicaine d'avoir elle-même vandalisé le monument en hommage au Maréchal Juin, héros de la Seconde Guerre mondiale. Jugé le 16 décembre, un jeune homme a été condamné à deux ans de prison dont un avec sursis. Malgré ses trente participations aux manifestations des Gilets jaunes et ses deux rappels à la loi à l'issue de certaines de ces manifestations, Pierre T. assure qu'il n'est « pas un black bloc, pas un gilet jaune » : « Je suis juste un citoyen en colère » (source : lefigaro.fr, 16 décembre 2019). Et en tous cas pas un « policier casseur ».

FORMULE DE LIVINGSTONE. Commentant, le vendredi 13 décembre, la débâcle des Travaillistes aux élections législatives britanniques, Jean-Luc Mélenchon a voulu y voir la main du grand rabbin d'Angleterre et de « divers réseaux du Likoud ». Ainsi un chantage à l'antisémitisme se serait-il exercé à l'encontre du chef du Labour party. Conspiracy Watch va plus loin en analysant la « formule de Livingstone », un dispositif rhétorique théorisé par le sociologue britannique David Hirsh, par lequel celui qui se voit accuser de répandre des stéréotypes antisémites tente d'esquiver l'accusation en lui opposant une contre-accusation de facture complotiste (source : Conspiracy Watch, 16 décembre 2019). Au sujet de Jean-Luc Mélenchon, on se reportera à l'éditorial de Laurent Joffrin dans Libération, qui pose la question : « Comment qualifier la péroraison corbynienne de Mélenchon autrement que de variation plus ou moins oblique sur le thème du « complot juif » ? » (source : liberation.fr, 16 décembre 2019) ainsi qu'à la chronique de Thomas Legrand qui y voit rien moins que « du complotisme au fumet antisémite » (source : France inter, 17 décembre 2019).

LIBERTÉ D'EXPRESSION. Le fait de désigner un site Internet comme « conspirationniste » ou « complotiste » ne relève pas de la diffamation, mais du débat d'idées. Cette décision de la 17e chambre correctionnelle du TGI de Paris, rendue le 17 décembre, a conduit à débouter le blogueur Olivier Berruyer, animateur de les-crises.fr, de sa plainte contre l'essayiste Nicolas Tenzer. Elle constitue un enseignement concernant la liberté d'expression. Voir à ce sujet le thread de Nicolas Tenzer. Pour mémoire, en 2011, la justice avait considéré que qualifier Mathieu Kassovitz de « révisionniste » pour ses propos conspirationnistes sur les attentats du 11-Septembre ne relevait pas de la diffamation (source : Conspiracy Watch, 16 novembre 2011). De la même manière, en 2003, le TGI de Paris avait débouté le théoricien du complot Thierry Meyssan de son procès en diffamation contre Impact-Médecin qui l'avait qualifié de « révisionniste » (source : nouvelobs.com, 9 décembre 2003).

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