EXTINCTION REBELLION. Le groupe activiste Extinction Rebellion (XR) a revendiqué mardi 30 juin la diffusion d'une fausse information selon laquelle le principal fonds de pension suédois cesserait ses investissements dans les énergies fossiles, une tromperie appuyée par un dispositif élaboré. Le 29 juin, un communiqué avait été diffusé à plusieurs médias en Suède, qui menait à un faux site internet (ap-fonderna.se), copie absolument conforme au véritable site des fonds publics suédois (apfonderna.se). À l'exception de deux communiqués en anglais et en suédois, bien rédigés et présentés avec la charte graphique du site, prétendant faussement que le fonds sortait des énergies fossiles... (source : Ouest-France, 20 juin 2020).
NORDPRESSE. Le site belge NordPresse, qui se présente comme un site parodique, s'est à plusieurs reprises vu reprocher de brouiller les frontières entre contenus satiriques, canulars et désinformation, dans une course effrénée au buzz. Surfant sur la controverse de dimanche autour de l'appel d'un proche du président de la République que Ségolène Royal assurait avoir reçu, le site créé par Vincent Flibustier a prétendu – trompeusement – sur Twitter que c'était lui qui avait piégé l'ancienne ministre socialiste. A l'appui de ses dires, NordPresse a diffusé un montage des propos de Ségolène Royal issu, en réalité, d'un – vrai – canular réalisé en 2015 par l'humoriste Gérald Dahan, comme l'a rapidement révélé AFP Factuel.
RONDS VERTS. Plusieurs villages du Tarn, du Tarn-et-Garonne et du Lot ont été tagués de nombreux ronds verts peints en différents lieux, vendredi 26 juin. Le parquet de Montauban a ouvert une enquête, confiée à la gendarmerie. Des appels ont été formulés sur les réseaux sociaux en faveur de cette action émanant d'Éric-Régis Fiorile, qui se présente comme le chef de file du « Conseil national de transition », un groupe conspirationniste créé en 2014. Fiorile a multiplié les posts pour appeler à rallier à l'opération « ronds vers » ceux qui en ont notamment « marre de la dictature », « marre des merdias » ou « marre du confinement ». Les recherches de la police se focalisent sur les auteurs de ces inscriptions, qui encourent une amende pouvant aller jusqu'à 3.750 euros (source : L'Express, 1er juillet 2020 ; France Info, 26 juin 2020).











