SORAL. En avril 2019, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné Alain Soral à un an de prison ferme pour avoir publié sur son site Internet les conclusions litigieuses de son avocat, Damien Viguier, dans une autre affaire. Le polémiste d'extrême droite a été condamné en appel, jeudi 25 juin, à 5 000 euros d'amende, avec possibilité d'emprisonnement en cas de non-paiement, pour contestation de l'existence de la Shoah, une peine considérablement allégée. La cour a jugé que Soral était bien coupable de négationnisme mais a rappelé qu'à l'époque des faits, l'essayiste maintes fois condamné ne l'était encore qu'à des amendes. Elle l'a donc condamné à cent jours-amendes à 50 euros, soit 5 000 euros d'amende, qui, s'ils ne sont pas payés, se transformeront en emprisonnement (source : Le Monde, 25 juin 2020).
LABOUR PARTY. Keir Starmer, le nouveau président des travaillistes depuis le mois d'avril, avait affirmé vouloir s'attaquer sérieusement à l'antisémitisme rampant au sein du parti de la gauche britannique, un problème que son prédécesseur, Jeremy Corbyn, a été accusé de négliger, voire de tolérer. Le 25 juin, le leader du Labour Party a évincé de son shadow cabinet Rebecca Long-Bailey, chargée de l'éducation, sa principale concurrente à la présidence du Labour et, surtout, la candidate de l'aile gauche du parti, héritière désignée de Jeremy Corbyn. La jeune femme avait retweeté une interview reprenant une thèse liant la mort de George Floyd et les services secrets israéliens (source : Le Monde, 26 juin 2020).
ARME BIOLOGIQUE. Le 22 février 1952, en pleine guerre de Corée, le ministre des affaires étrangères nord-coréen dénonce auprès du secrétaire général des Nations unies à New York une série d'attaques biologiques qui auraient été commises par l'armée américaine entre janvier et février 1952 : des avions auraient massivement répandu en Corée du Nord des insectes et des rongeurs infectés par des micro-organismes, utilisés comme vecteurs de maladies infectieuses comme la peste, le choléra ou la variole. Retour avec l'historien Xavier Desbrosse sur une campagne mondiale de désinformation dont la trame, efficace, demeure intacte à l'heure où le monde est ébranlé par la crise sanitaire (source : Conspiracy Watch, 27 juin 2020).











