FOULARDS ROUGES. L'interview caricaturale d'un individu se présentant comme l'initiateur de la marche des « Foulards rouges », le 27 janvier 2019, a suscité de nombreuses réactions. Un journaliste de la chaîne russe RT France a en effet donné la parole à un certain « David » au milieu du cortège, lequel a appelé, entre autres, à « un pouvoir policier et judiciaire plus strict pour calmer tout ce beau monde », en plébiscitant une répression à l'égard du mouvement des « gilets jaunes ». Il s'agissait d'un canular, un parmi d'autres au cours de cette journée, visant à discréditer les manifestants (source : checksnews.fr, 28 janvier 2019). RT France a rejeté les accusations de manipulation qui ont visé son « journaliste » Jonathan Moadab, un ex-activiste conspirationniste… (source : Conspiracy Watch, 20 décembre 2018).
CHARLATANISME. Le site de la RTBF (Belgique) révèle les pratiques douteuses d'une « thérapeute » qui s'est installé avec succès en région liégeoise il y a quelques mois. Le problème est qu'il n'est pas médecin et n'a aucune formation médicale. Sa thérapie est basée sur des théories fumeuses, des vitamines et des cures alimentaires farfelues. L'équipe d'On n'est pas des Pigeons a pris rendez-vous et y est allée en caméra cachée, en compagnie d'une mère et de son enfant autiste : « On entre dans une monde étranger, digne d'une secte. On nage en plein délire quand il explique la cause des maladies : pour lui ce sont les vaccins et les « chemtrails »… » (source : rtbf.be, 17 janvier 2019).
NÉGATIONNISME. Il existe à Marseille, depuis 2015, une association dont la finalité est de traquer les propos négationnistes relatifs au génocide des Arméniens sur Twitter. L'Association pour la recherche et l'archivage de la mémoire arménienne (ARAM) a pu constater l'explosion de ce type de contenus, en particulier au cours de l'année 2018. Le relevé et le signalement de ceux-ci ne donnent pourtant pas lieu, pour le moment, à des sanctions, en raison d'une non pénalisation du négationnisme du génocide des Arméniens. « On a essayé de comprendre, à travers la terminologie et les arguments, quelle était la source de ce négationnisme et on s'est rendu compte que ces twittos reprenaient les propos diffusés par l'État turc, par ses représentants diplomatiques ou son président, explique Vartan Arzoumanian, membre de l'association. Il y aurait pourtant une forme d'urgence, en matière d'éducation et de formation des enseignants, à davantage considérer les enjeux liés à un sujet qui met l'opinion en prise avec un négationnisme d'État… (source : laprovence.com, 25 janvier 2019).











