DÉNI. La manifestation organisée le samedi 13 juin par le collectif « Vérité pour Adama » contre le racisme et les « violences policières » a été perturbée par le déploiement, par des militants de Génération identitaire, d'une banderole réclamant la « justice pour les victimes du racisme anti-blanc ». Cette initiative a suscité de vives réactions des manifestants, certains allant, selon une vidéo publiée par l'hebdomadaire ultra-conservateur Valeurs Actuelles, jusqu'à crier à plusieurs reprises l'injure antisémite « sales juifs », entraînant l'annonce, par la préfecture de police de Paris, d'un signalement de « ces propos antisémites à la justice ». Selon Jean-Luc Mélenchon, ce communiqué de la préfecture de police inciterait « à la haine en colportant des ragots antisémites ». Le chef de la France insoumise (LFI) a ainsi dénoncé des « méthodes indignes pour diviser, semer la haine et défigurer la marche pacifique des antiracistes », tandis que le député LFI Éric Coquerel a assuré deux jours plus tard sur Sud Radio : « On nous invente l'antisémitisme, ce n'est pas bien de faire ça ». Selon l'élu de Seine-Saint-Denis, il s'agit là d'« un piège » pour tenter de « diviser les gens entre eux » (source : Le Figaro, 15 juin 2020).
AFFAIRE FILLON. Eliane Houlette, ancienne cheffe du Parquet national financier, a déclaré devant une commission parlementaire qu'elle avait subi « des pressions » lors de son enquête visant François Fillon, alors candidat à l'élection présidentielle 2017. Elle s'est plainte des demandes d'information émanant de sa hiérarchie, en l'occurrence de la procureure générale Champrenault. Il n'en fallait pas plus à certains pour entonner à nouveau le refrain d'un « complot d'État » contre François Fillon. Laurent Joffrin rappelle dans Libération que « le fait de confier l'affaire à un juge d'instruction – magistrat indépendant qui ne reçoit d'ordre de personne – était plutôt une garantie contre toute interférence politique » et que « Mme Houlette a surtout précisé qu'elle jugeait en fait le dossier assez solide pour justifier une information judiciaire et qu'elle a pris cette décision en toute indépendance » (source : Libération, 19 juin 2020).
FRÉDÉRIC CHATILLON. Convaincu d'escroquerie, de tentative d'escroquerie et d'abus de biens sociaux dans l'affaire des kits de campagne du Front national (FN), Frédéric Chatillon a été condamné le 16 juin à trente mois de prison dont dix ferme et 250 000 euros d'amende. Conspiracy Watch a consacré un thread sur Twitter à cette figure de l'extrême droite française des trente dernières années qui occupe une place centrale dans la complosphère antisémite.
Convaincu d'escroquerie, de tentative d'escroquerie et d'abus de bien sociaux dans l'affaire des kits de campagne du Front national (#FN), Frédéric #Chatillon a été condamné avant-hier à 30 mois de prison dont 10 ferme – et 250 000 euros d'amende.#Threadhttps://t.co/LyhkEMAS5j
— Conspiracy Watch (@conspiration) June 18, 2020











