Au cours des derniers mois, Trump a fait flèche de tout bois pour alimenter la méfiance et le cynisme qui semblent jouer en sa faveur.

Avide de changement, la population américaine est passée de la parole aux actes. La campagne présidentielle a ainsi concrétisé l’arrivée de deux candidats anti-establishment, Bernie Sanders et Donald Trump, sur le devant de la plus grande scène politique. Leur campagne, de même que leur popularité, se fonde en grande partie sur le sentiment de rejet de la classe politique, du monde financier, voire de la caste des médias. Un terrain propice aux adeptes des théories du complot — qui peuvent, par essence, être vraies ou fausses, puisque invérifiées ou invérifiables.

Sanders a notamment surfé sur le mépris à l’égard de Wall Street et des 1 % les plus riches pour induire l’idée que Wall Street avait truqué le système économique et corrompu Washington. «Pile, ils gagnent. Face, vous perdez», a-t-il affirmé pour résumer sa pensée.

Mais le discours conspirationniste de Trump a encore plus à voir avec la «rhétorique du complot» qui «empoisonne actuellement la politique américaine», croit Joseph E. Uscinski, professeur associé de sciences politiques à l’Université de Miami, et auteur d’un essai intitulé «How 2016 has become the “conspiracy theory” election» (Comment l’élection de 2016 est devenue celle de la théorie du complot). (…)

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