Le réflexe est habituel, quasiment pavlovien. Chaque scrutin est désormais accompagnée d'une petite musique complotiste dénonçant une prétendue « fraude électorale ». Les législatives anticipées n'ont pas dérogé à cette règle.
Dans un ouvrage publié chez Plon, le journaliste Élie Guckert décrit la guerre d'information menée par le Kremlin en France depuis dix ans. Pour faire valoir les intérêts russes, Poutine a pu compter sur d'influents relais, parmi lesquels de nombreux complotistes. Conspiracy Watch en publie les bonnes feuilles.
Un ouvrage sur les « chiffres officiels » du Covid-19 truste le haut du classement des meilleures ventes de livres depuis fin janvier. Son succès est le résultat d'une intense campagne promotionnelle orchestrée par la complosphère.
L’Amérique, déplore Vincent Hervouët, « préfère dénigrer les complotistes plutôt que de désigner les comploteurs ». Problème : les soi-disants « comploteurs » ne le sont que dans des récits complotistes réfutés depuis belle lurette.
La réaction de la complosphère, suite à l'invasion des lieux de pouvoir brésiliens, ressemble trait pour trait à la rhétorique martelée par les militants trumpistes depuis l'assaut du Capitole le 6 janvier 2021.