Rejet du don de sang, dépistages contestés, traitements miracles... De nombreux influenceurs complotistes diffusent des discours dangereux sur la santé. Derrière ces théories, un rejet profond de la médecine moderne aux conséquences bien réelles.
Depuis le début du second mandat de Donald Trump, la science et ses institutions subissent des attaques sans précédent aux États-Unis. Les coupes budgétaires, les purges sémantiques, ou encore les menaces et intimidations visent universités, revues scientifiques et agences de l'État, tandis que les plus hauts responsables relaient des théories directement issues de la complosphère.
Depuis le début du second mandat de Donald Trump, la science et ses institutions subissent des attaques sans précédent aux États-Unis. Les coupes budgétaires, les purges sémantiques, ou encore les menaces et intimidations visent universités, revues scientifiques et agences de l'État, tandis que les plus hauts responsables relaient des théories directement issues de la complosphère.
« C'est absolument incompréhensible ! » Au bout du fil, le docteur Jean-Paul Hamon n'en revient toujours pas. Il y a quelques mois, ce médecin généraliste, président d'honneur de la Fédération des médecins de France et habitué des plateaux télés, écopait d'un « avertissement » de la chambre disciplinaire nationale de l’Ordre des médecins. L'instance […]
Sur fond d'emprise mentale et de discours hallucinés, l'animatrice d'une chaîne complotiste prodigue à ses milliers d'abonnés des « conseils santé » potentiellement mortels. Récit d'une mise en danger d'autrui aussi banale que tragique.
La maladie X mentionnée par l'Organisation mondiale de la Santé dans une liste de l'OMS des "maladies prioritaires" a alimenté la machine complotiste ces derniers jours, relançant un vieux fantasme : l’ONU n’est qu’un "gouvernement" qui travaille à mettre en place un "nouvel ordre mondial".
Fascinant et effrayant, ce robot conversationnel est capable d'écrire des textes et de dialoguer avec un langage humain presque troublant. À peine cinq jours après son lancement, l’intelligence artificielle a franchi le million d’utilisateurs gratuits dans le monde. Mais que se passe-t-il quand elle tombe entre de mauvaises mains ?
Fondateur de Conspiracy Watch, Rudy Reichstadt est l'un des observateurs du complotisme les plus aguerris. Auteur de l'essai, L'Opium des imbéciles, il livre une critique documentée sur les risques d'une trop grande complaisance vis-à-vis des diffuseurs de fausses informations.
Selon une enquête Ifop pour la Fondation Reboot, un tiers des Français déclarent « croire » aux théories du complot. Ils sont surreprésentés chez les sympathisants de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon.
Du 10 au 11 décembre derniers, plusieurs figures et associations de la complosphère covido-sceptique ont participé à une émission en direct d'une durée de 24 heures appellée « Doctothon », cumulant plus de 10 millions de vues.
L’historienne Karine Salomé revient sur le massacre de prétendus « empoisonneurs » par la foule parisienne lors de l’épidémie de choléra de 1832. Un épisode tragique, dont le contexte épidémique semble parfois faire écho au nôtre, à l’heure où la pandémie de Covid-19 suscite les suspicions, les accusations et les fantasmes les plus farfelus… Entretien.
David Aaronovitch est éditorialiste au Times. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Voodoo Histories, un essai de référence sur la diffusion des théories du complot. Il revient pour Conspiracy Watch sur le rapport de la société britannique au complotisme. Entretien.
Parmi les rumeurs les plus partagées sur Facebook en 2017, on trouve l’affirmation selon laquelle le vaccin ROR, contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, causerait l’autisme. Une fake news qui date de 1998. Comment cette fausse information, vieille de vingt ans, déjà démentie sur le plan scientifique à de multiples reprises, peut-elle continuer à prospérer sur le Web ? Une fausse information aux graves conséquences pour la santé publique.
On croit que les théories complotistes concernant l’origine du virus datent d’aujourd’hui ? Détrompez-vous, dès les années 1960, de grands classiques de la bande dessinée franco-belge émettent des hypothèses, pas forcément loufoques, mais souvent très connotées. Petit tour d’horizon.
La recette est éprouvée et le but, transparent : hystériser le débat public en faisant passer ses adversaires politiques, au mieux pour des incompétents indignes des fonctions qu'ils occupent, au pire pour des criminels. Au risque de flatter un imaginaire conspirationniste largement répandu.