Les repas de fêtes approchent, et avec eux les discussions parfois mouvementées en famille ou entre amis. Parfois, le complotisme peut entraîner de véritables ruptures des liens entre proches.
Enseignant-chercheur en psychologie sociale et en statistique à l'Université de Fribourg (Suisse), Pascal Wagner-Egger publie aujourd'hui "Le bruit de la conspiration". Conspiracy Watch en publie les bonnes feuilles.
Gérald Bronner publie ce mois-ci "Apocalypse cognitive", aux Presses universitaires de France. Conspiracy Watch en publie les bonnes feuilles en exclusivité.
La revue Nature a publié il y a quelques jours un article d’Aleksandra Cichocka, directrice du département de psychologie politique à l’Université du Kent à Canterbury. Conspiracy Watch en propose ici une traduction.
L’anxiété est un moteur puissant du phénomène complotiste. Or, elle découle presque naturellement de l'état d'incertitude qui caractérise les démocraties modernes.
Diffuse et incontrôlable, la théorie du complot nie le hasard et les probabilités. Internet lui donne les moyens d'une expansion inédite, phénomène qui s’est récemment déchaîné avec la pandémie liée au coronavirus. Celle-ci a engendré sur le Web et les réseaux sociaux les théories les plus fantaisistes.
Une étude de l'Université d'Oxford révèle que les personnes qui croient aux théories du complot sur le coronavirus sont moins susceptibles de se conformer aux directives de distanciation sociale ou de se faire vacciner.
Au rythme actuel, préviennent les chercheurs, les opinions des anti-vaccins deviendront dominantes dans dix ans. Pour Sebastian Dieguez, c'est aux indécis qu'il revient d’étouffer ou d’amplifier les sirènes du complotisme. Ce qui n'est rien d’autre qu’un choix pour l’avenir de nos sociétés et la survie des démocraties.
Le chercheur Olivier Klein décortique les ressorts psychosociologiques ayant permis à une vidéo complotiste publiée il y a deux semaines de devenir particulièrement virale.
Pourquoi des gens croient-ils aux théories du complot ? Est-ce en raison de leur profil psycho-sociologique, de leur manière de s'informer sur Internet ou est-ce lié à une combinaison des deux ? L’enjeu de connaissance est de taille car l'adhésion à une vision du monde conspirationniste alimente le climato-scepticisme, la défiance à l'égard des vaccins, le racisme ainsi que la méfiance à l’égard des médias et de la Science.
Des gros titres aux petites infos passées inaperçues : ce qu’il fallait retenir de l’actualité des derniers jours en matière de conspirationnisme et de négationnisme (semaine du 03/06/2019 au 09/06/2019).
Tout indique que la tendance à croire aux théories du complot et le rejet de la théorie de l’évolution procèdent du même biais cognitif : la pensée téléologique.
Le psychosociologue Sylvain Delouvée (Université Rennes 2) présente le projet ANR Conspiracy qu'il coordonne avec pour objectif de concevoir et évaluer les réponses à la question soulevée par l'adhésion aux théories du complot.