
Quand un bouffon n'est plus drôle, il se radicalise… dans l'espoir de faire rire à nouveau. La trajectoire de Cyril Hanouna et de son émission Touche pas à mon poste (TPMP) illustre cette loi. Ivre de lui-même, autoproclamé porte-parole du peuple (« mes fanzouses, mes chéris, mes chatons »), le bateleur s'est lancé dans une course insensée pour maintenir son audimat : en moyenne 1 million de téléspectateurs quotidiens. L'émission, dont il est aussi producteur, est un modèle de management sadique. Hanouna invective, ridiculise et nargue tous ceux qui osent s'aventurer sur son plateau, à commencer par ses chroniqueurs. Quand il ne verse pas un bol de nouilles dans le slip de Matthieu Delormeau, dont l'homosexualité est régulièrement moquée, il exige de Benjamin Castaldi de dévoiler le moindre détail de ses dettes, allant jusqu'à lui faire miroiter un éventuel prêt, pour finalement le lui refuser. [...]











