ASSELINEAU. Le 21 avril 2020, Le Figaro a révélé une lettre dans laquelle un nombre écrasant de cadres et de responsables de l'Union populaire républicaine (UPR) a demandé à son président, François Asselineau, de démissionner purement et simplement de ses fonctions. « Des faits d'une exceptionnelle gravité ont été portés à la connaissance des membres du bureau national [...] des documents et des témoignages indiquant l'existence de relations particulières et plus qu'insistantes de votre part à l'égard [de collaborateurs], et ce, dans le cadre professionnel, qui ont été source de graves souffrances psychologiques », mettent ainsi en cause vingt membres du bureau national sur vingt-huit, ainsi que treize délégués régionaux sur quinze (source : Le Figaro, 21 avril 2020).
Dans un autre registre mais concernant le même parti, on signalera la démission d'Aurélien Enthoven de l'UPR, annoncée le 8 avril dernier sur Twitter. L'ex-militant a notamment motivé sa décision par les dérives complotistes et antisémites dont il a été témoin. Le jeune homme évoque un programme lacunaire encourageant les opinions complotistes de certains adhérents acquis aux thèses « antivax, pro Fake-meds, anti-OMG, anti-Franc Maçons, et antisémites bien évidemment, parmi tant d'autres. » Lui-même accusé d'être un « sioniste », un « islamophobe » et d'avoir été « infiltré » par « l'élite », il évoque des sorties complotistes de « certaines figures de proue du Parti et candidats […] sur les élites satanistes, sur les chemtrails, et autres foutaises », de même que les propos « ahurissants, peu médiatisés, mais tout à fait complotistes sur la CIA, le Front National et la secte Moon » tenus par François Asselineau lui-même. La perméabilité des membres de l'UPR aux discours complotistes serait due au fait que le parti s'est essentiellement construit sur Internet : « Avant d'arriver chez Asselineau, beaucoup de militants avaient déjà sillonné internet, et étaient passés par Soral, et autres figures peu fréquentables » (source : Twitter, 8 avril 2020).
BEATLES. Au moment où les Beatles se séparent, le 10 avril 1970, une théorie du complot insistante circule au sujet du groupe depuis plusieurs années : en 1966, Paul McCartney serait mort dans un accident de voiture et aurait été remplacé par un sosie. La célébrité mondiale des Beatles a transformé cette rumeur en « plus grand complot de l'histoire de la pop ». Des milliers d'enquêteurs amateurs se sont mobilisés pour découvrir les traces de la prétendue « mort de Paul ». Ils ont contribué à faire vivre ce bruit par leurs journaux, leurs livres puis leurs vidéos diffusées sur Internet. Décryptage d'une « rumeur négatrice », cinquante ans après la séparation du groupe (source : Conspiracy Watch, 23 avril 2020).
NANOPUCES. « Il n'y a pas de pandémie. Le confinement s'inscrit dans un complot visant à nous vendre un vaccin très onéreux qui injecte des nanopuces permettant de nous surveiller, le tout dans le cadre d'un gouvernement totalitaire mondial » : c'est, en quelques mots, le résumé du propos central d'une vidéo de près de 45 minutes intitulée « Coronavirus – se soumettre ou se mettre debout », ayant totalisé plus de 820 000 vues, et dont l'auteur, Jean-Jacques Crèvecœur, est un fervent militant anti-vaccination. Le psychosociologue Olivier Klein a décortiqué les ressorts qui ont permis à ce produit complotiste de devenir viral (source : Conspiracy Watch, 22 avril 2020). L'ancien tennisman russe Marat Safin a lui aussi promu cette thèse selon laquelle la pandémie aurait été organisée par les personnes les plus riches de la planète, à commencer par Bill Gates, pour implanter des puces électroniques dans les corps des citoyens afin de les contrôler. Sa source ? Le complotiste britannique David Icke (source : Le Figaro, 20 avril 2020).











