JEFFREY EPSTEIN. Le 10 août 2019, le financier américain Jeffrey Epstein, accusé d'avoir exploité sexuellement des dizaines de jeunes filles, a été retrouvé mort dans sa cellule de la prison fédérale du Metropolitan Correctional Center. Ont fleuri depuis cette date, de multiples théories du complot faisant état d'un possible assassinat qui aurait permis à plusieurs personnalités d'échapper à des poursuites. Le programme « 60 Minutes » de la chaîne américaine CBS a examiné les circonstances de cette mort. Cameron Lindsay, ancien directeur de la prison fédérale et aujourd'hui consultant, y déclare notamment aux journalistes qu'il s'est agi d'un « échec monumental à tous les niveaux ». Face à l'accumulation d'erreurs dans cette affaire, Lindsay écarte catégoriquement l'hypothèse d'un assassinat (source : cbsnews.com, 5 janvier 2020).
ALAIN SORAL. Depuis le 13 octobre 2017, Alain Soral a lancé une nouvelle série de vidéos sur sa chaîne YouTube, intitulée « Soral Répond », consistant à permettre à ses fans de le joindre sur un répondeur, via un numéro de téléphone surtaxé, et de lui poser des questions. L'essayiste d'extrême droite sélectionne par la suite certaines d'entre elles et y répond une heure durant. Les éditions sont appelées « fournées », terme qui fait écho au dérapage de Jean-Marie Le Pen en 2014 à l'encontre de Patrick Bruel. Dans un thread sur Twitter, Stop Hate Money en dit plus sur « Soral Répond ».
CHARLIE HEBDO. Il y a un peu plus de huit ans, les locaux de Charlie Hebdo étaient incendiés par un jet de cocktail Molotov. La complosphère avait spéculé sur un coup monté de l'intérieur, un « inside job », une « opération sioniste », voire une « arnaque aux assurances »... À cette époque, Conspiracy Watch avait interviewé Charb. Celui qui dirigeait alors l'hebdomadaire satirique et qui fut assassiné lors de l'attaque du 7 janvier 2015, avait alors confié : « Dès que l'annonce de l'incendie a été faite par les médias, il y a eu des « théories » qui ont circulé sur le Net. Ces théories répondaient à la question « à qui profite le crime ? ». Pas aux musulmans puisqu'ils étaient montrés du doigt, mais évidemment aux Juifs et à l'extrême droite » (source : Conspiracy Watch, 1er juillet 2012). À revoir, cinq ans après l'attentat meurtrier contre le journal satirique, le témoignage de Michel Catalano, l'imprimeur de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) chez qui les frères Kouachi, auteurs de l'attaque, s'étaient retranchés le 9 janvier 2015 :











