11-SEPTEMBRE. Les attaques du 11-Septembre ont-elles été orchestrées par les services secrets américains ? C'est la thèse révisionniste subrepticement insinuée par le manuel Histoire du XXe siècle en fiches, paru en novembre dernier aux éditions Ellipses, dans la collection « Optimum ». Contactée par Conspiracy Watch, la direction générale d'Ellipses a affirmé ne pas cautionner le passage en question et a précisé qu'un addenda serait ajouté à tous les exemplaires de l'ouvrage qui n'ont pas encore été distribués en librairie (source : Conspiracy Watch, 17 janvier 2020). Wassim NAsr, journaliste à France 24 et spécialiste des mouvements djihadistes, souligne en outre sur Twitter qu'un autre mot utilisé trois lignes plus bas est inapproprié : le manuel affirme en effet que le chef d'Al Qaïda, Oussama Ben Laden, a été « capturé » alors qu'il a en réalité été tué lors d'un raid américain au Pakistan le 2 mai 2011.
FORSANE ALIZZA. Mohamed Achamlane, alias Cortex, avait été condamné en 2015 à neuf ans de prison pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » et « détention illégale d'armes ». Il a retrouvé la liberté en début d'année. L'homme de 41 ans, qui avait fondé le groupe islamiste Forsane Alizza en 2010, aussi appelé « Les cavaliers de la liberté », a été libéré de la prison de Vezin-le-Coquet, près de Rennes, le 1er janvier 2019. Sur le site Internet de Forsane Alizza étaient notamment diffusés des contenus relayant des décapitations d'infidèles, des hommages à Ben Laden, et des documents de propagande djihadiste (source : leparisien.fr, 15 janvier 2020). En 2010, sur Radio France Maghreb, Achamlane contestait la version communément acceptée des attentats du 11-Septembre (source : Conspiracy Watch, 30 septembre 2010).
CRASH EN IRAN. La reconnaissance officielle par l'Iran de sa responsabilité dans le crash d'un Boeing ukrainien le 8 janvier dernier a plongé la complosphère dans le désarroi. Dès l'annonce du crash, une partie de la complosphère a très vite entrepris de démontrer que la République islamique ne pouvait pas être à l'origine de la tragédie. Elle a redoublé ensuite d'inventivité dans la défense du régime iranien quand celui-ci, mis en cause par le Canada puis les États-Unis, a nié farouchement être à l'origine du drame qui a provoqué la mort de 176 civils. Trois jours plus tard, toutefois, plusieurs sites complotistes se sont retrouvés en porte-à-faux, quand les autorités iraniennes ont finalement admis leur responsabilité dans ce qu'elles décrivent comme un « tir accidentel ». Pour Conspiracy Watch, Maurice Ronai propose un tour d'horizon de ces thèses (source : Conspiracy Watch, 16 janvier 2020).












