
Lancée mardi par le vice-président du Venezuela Nicolas Maduro et reprise par la plupart de ses partisans et jusqu'au chef du Parti communiste russe, la théorie du complot autour de la mort d'Hugo Chavez a un nouvel adepte en la personne du docteur Abdul Qadeer Khan, le « père » de la bombe atomique pakistanaise.
Dans la matinée, A.Q. Khan a déclaré sur son compte Twitter que l'Amérique avait développé la technologie lui permettant d'inoculer le cancer « à tous ses ennemis présumés », ce qui inclut « tous les présidents sud-américains ».
America has developed the technology to give cancer to all her alleged enemies under approach including all South American Presidents
— Dr Abdul Qadeer Khan (@DrAQ_Khan) 8 mars 2013
Une affirmation suivie par un second tweet selon lequel « ce n'est pas une coïncidence si les présidents de toutes les nations sud-américaines qui sont contre l'Amérique souffrent du cancer ».
It's not a co incidence that President of all South American nations who're against America are suffering from cancer
— Dr Abdul Qadeer Khan (@DrAQ_Khan) 8 mars 2013
Le Dr A.Q. Khan a ensuite cité les noms de la présidente de l'Argentine, Cristina Kirchner, du Cubain Fidel Castro, de la Brésilienne Dilma Rousseff, de l'ancien président du Paraguay Fernando Lugo, de l'ancien président du Brésil Lula da Silva et enfin de Chavez, tous atteints d'un cancer. Il a mentionné à l'appui de ses affirmations l'existence d'un « rapport de la CIA de 2007 » qui révélerait que les Etats-Unis ont tenté d'assassiner Castro au moyen d'« armes génomiques ».
En 2004, A.Q. Khan a reconnu avoir été au cœur d'un réseau clandestin de vente de technologie nucléaire dont ont profité notamment la République islamique d'Iran, la Libye du colonel Kadhafi et la Corée du Nord.











