
Bonjour à tous !
Il se peut que j'aie causé une surprise à beaucoup de monde aujourd'hui. Permettez-moi de commencer par présenter mes excuses à tous ceux dont j'ai abusé de la confiance.
Je m'excuse auprès de mes parents pour avoir dit que j'avais un entretien sans préciser qu'il s'agissait de figurer sur la liste « Most Wanted » [la liste des criminels les plus recherchés par le FBI − ndlr].
Je m'excuse auprès de mes collègues et de mes étudiants pour avoir prétexté une urgence personnelle (au moment où l'on lira ceci, j'aurai probablement et très certainement BESOIN d'aller aux urgences hospitalières, mais on peut difficilement nier qu'il s'agit d'un état auto-infligé).
Je m'excuse auprès de toutes les personnes à côté desquelles j'ai voyagé, de tous les employés qui ont manipulé mes bagages et de toutes les autres personnes non visées à l'hôtel que j'ai mises en danger par ma simple proximité.
Je m'excuse auprès de tous ceux qui ont été maltraités et/ou assassinés avant cela, auprès de tous ceux qui ont souffert avant que je ne puisse tenter ceci, et auprès de tous ceux qui pourraient encore souffrir après, quel que soit mon succès ou mon échec.
Je n'attends pas de pardon, mais si j'avais pu entrevoir un autre moyen d'approcher de si près, je l'aurais saisi. Encore une fois, mes sincères excuses.
Passons aux raisons de mes actes :
Je suis un citoyen des États-Unis d'Amérique.
Ce que font mes représentants rejaillit sur moi.
Et je ne suis plus disposé à permettre à un pédophile, un violeur et un traître de souiller mes mains de ses crimes.
(Bon, pour être tout à fait honnête, je n'y étais plus disposé depuis longtemps, mais c'est la première véritable occasion que j'ai eue d'agir à ce sujet.)
Pendant que j'en discute, je vais également passer en revue mes règles d'engagement prévues (probablement dans un format médiocre, mais je ne suis pas militaire, tant pis) :
Membres de l'administration (à l'exception de M. Patel) : ce sont des cibles, classées par priorité du rang le plus élevé au plus bas.
Secret Service [le service de protection du président − ndlr] : ils ne sont des cibles que si nécessaire, et doivent être neutralisés de manière non létale si possible (autrement dit, j'espère qu'ils portent des gilets pare-balles, car un tir au « center mass » [le centre du corps, le tronc] avec un fusil à pompe ravage ceux qui n'en portent pas).
Sécurité de l'hôtel : pas des cibles dans la mesure du possible (c'est-à-dire, sauf s'ils me tirent dessus).
Police du Capitole : idem que pour la sécurité de l'hôtel.
Garde nationale : idem que pour la sécurité de l'hôtel.
Employés de l'hôtel : pas du tout des cibles.
Clients : pas du tout des cibles.
Afin de minimiser les victimes, j'utiliserai également de la chevrotine plutôt que des « slugs » [balles de fusil à pompe à projectile unique − ndlr] (moindre pénétration à travers les murs).
Je passerais tout de même sur le corps de presque tout le monde ici pour atteindre les cibles si c'était absolument nécessaire (en partant du principe que la plupart des gens ont choisi d'assister au discours d'un pédophile, d'un violeur et d'un traître, et sont donc complices), mais j'espère vraiment que nous n'en arriverons pas là.
Réfutations aux objections :
Objection 1 : En tant que chrétien, vous devriez tendre l'autre joue.
Réfutation : Tendre l'autre joue est valable quand vous êtes vous-même opprimé. Je ne suis pas la personne violée dans un camp de détention. Je ne suis pas le pêcheur exécuté sans procès. Je ne suis pas un écolier ayant sauté sur une bombe, ou un enfant affamé, ou une adolescente abusée par les nombreux criminels de cette administration. Tendre l'autre joue quand quelqu'un d'autre est opprimé n'est pas un comportement chrétien ; c'est de la complicité envers les crimes de l'oppresseur.
Objection 2 : Ce n'est pas le moment opportun pour faire cela.
Réfutation : J'ai besoin que quiconque pense ainsi prenne quelques minutes pour réaliser que le monde ne tourne pas autour de lui. Pensez-vous que lorsque je vois quelqu'un se faire violer, assassiner ou maltraiter, je devrais passer mon chemin parce que ce serait « inopportun » pour des gens qui ne sont pas la victime ? C'était le meilleur moment et la meilleure chance de succès que j'aie pu trouver.
Objection 3 : Vous ne les avez pas tous eus.
Réfutation : Il faut bien commencer quelque part.
Objection 4 : En tant que personne métisse (moitié noire, moitié blanche), vous ne devriez pas être celui qui fait cela.
Réfutation : Je ne vois personne d'autre prendre le relais.
Objection 5 : Rendez à César ce qui est à César.
Réfutation : Les États-Unis d'Amérique sont régis par la loi, et non par une ou plusieurs personnes. Dans la mesure où les représentants et les juges ne respectent pas la loi, nul n'est tenu de leur céder quoi que ce soit d'ordonné de manière aussi illégale.
Je voudrais également exprimer ma gratitude à un grand nombre de personnes, car il est peu probable que je puisse leur parler à nouveau (à moins que le Secret Service ne soit incroyablement incompétent).
Merci à ma famille, tant personnelle qu'ecclésiale, pour votre amour durant ces 31 années.
Merci à mes amis, pour votre camaraderie au fil des ans.
Merci à mes collègues de mes nombreux emplois, pour votre positivité et votre professionnalisme.
Merci à mes étudiants pour votre enthousiasme et votre amour de l'apprentissage.
Merci aux nombreuses connaissances que j'ai rencontrées, en personne et en ligne, pour les interactions brèves et les relations à long terme, pour vos points de vue et votre inspiration.
Merci à tous pour tout.
Sincèrement,
Cole « coldForce » « Le sympathique assassin fédéral » Allen
P.S. : Bon, maintenant que tout le côté sentimental est terminé, qu'est-ce que le Secret Service est en train de fabriquer, bordel ? Désolé, je vais râler un peu et abandonner le ton formel.
Genre, je m'attendais à des caméras de surveillance à chaque tournant, des chambres d'hôtel sur écoute, des agents armés tous les 3 mètres, des détecteurs de métaux à gogo.
Ce que j'ai trouvé (qui sait, peut-être qu'ils me font une blague !), c'est rien.
Pas de foutue sécurité.
Pas dans les transports.
Pas dans l'hôtel.
Pas lors de l'événement.
Genre, la seule chose que j'ai immédiatement remarquée en entrant dans l'hôtel, c'est ce sentiment d'arrogance.
J'entre avec plusieurs armes et pas une seule personne ici n'envisage la possibilité que je puisse être une menace.
La sécurité de l'événement est entièrement à l'extérieur, concentrée sur les manifestants et les nouveaux arrivants, parce qu'apparemment personne n'a pensé à ce qui se passe si quelqu'un prend sa chambre la veille.
Genre, ce niveau d'incompétence est insensé, et j'espère très sincèrement que ce sera corrigé d'ici à ce que ce pays retrouve des dirigeants réellement compétents.
Genre, si j'avais été un agent iranien au lieu d'un citoyen américain, j'aurais pu ramener une foutue « Ma Deuce » [surnom de la mitrailleuse lourde Browning M2 de calibre 50 − ndlr] ici et personne n'aurait rien remarqué.
C'est franchement dingue.
Oh, et si quelqu'un est curieux de savoir ce que l'on ressent en faisant quelque chose comme ça : c'est horrible. J'ai envie de vomir ; j'ai envie de pleurer pour toutes les choses que je voulais faire et que je ne ferai jamais, pour tous les gens dont cela trahit la confiance ; je ressens de la rage en pensant à tout ce que cette administration a fait.
Je ne le recommande pas vraiment ! Restez à l'école, les enfants.
* Trad. fr. assistée par IA.











