Le conspirationniste américain Alex Jones nie la réalité du massacre de l’école Sandy Hook

Une Américaine de 57 ans a été condamnée mercredi dernier à une peine de cinq mois de prison ferme pour avoir menacé le père d’une des victimes de la tuerie de l’école Sandy Hook de Newton (Connecticut).

Comme une petite minorité très active de conspirationnistes adeptes du site d’Alex Jones, cette habitante de Floride est convaincue que ce massacre, perpétré fin 2012 et qui constitue l’un des plus meurtriers de l’histoire des Etats-Unis, était en réalité une mise en scène.

Lucy Richards a reconnu avoir écrit, en janvier 2016, sur le site de Leonard Pozner, dont le fils, Noah, âgé de 6 ans, a été tué lors du massacre, la phrase : « Regarde derrière toi, c’est la mort ». Elle lui avait également envoyé des messages vocaux de menaces. Ses cinq mois d’emprisonnement seront suivis par cinq mois d’assignation à domicile a annoncé le ministère américain de la Justice dans un communiqué.

Leonard Pozner a confirmé dans une interview à Reuters qu’il était la cible de menaces constantes dont il estime qu’elles sont liées à ses prises de position publiques contre ceux qui nient la réalité du drame. Il a en effet fondé un site web, HONR.com, dédié à la mémoire des victimes de Sandy Hook.

Le 14 décembre 2012, Adam Lanza, un jeune déséquilibré de 20 ans, s’était introduit dans l’école primaire armé d’un fusil d’assaut. Il avait abattu 20 enfants et 6 adultes.

Pour les tenants de la thèse du complot, à la construction de laquelle le site d’Alex Jones, Infowars, a apporté une contribution décisive, cet événement était un « canular », un exercice du FBI ayant mal tournée et maquillé en tuerie ou encore une opération « sous faux drapeau » montée de toutes pièces avec pour objectif de nuire aux intérêts des propriétaires d’armes à feu aux Etats-Unis. A la suite du massacre, les Etats du Connecticut, de New York et du Maryland ont voté de lois limitant les ventes d’armes à feu, mais les lois fédérales sont demeurées inchangées.

« Je suis satisfait de la condamnation car pour moi il s’agit de sensibiliser à ce problème grandissant des faits alternatifs et des gens qui sont facilement influencés par ces faits et, pensent qu’ils font eux-mêmes partie d’une armée des Bons », a déclaré Leonard Pozner.

 

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