Les frères Kouachi à Paris et Mohamed Lahouaiej Bouhlel à Nice avaient eux aussi abandonné leurs papiers d’identité sur le chemin de leurs attaques.

Le scénario aurait pu être écrit d’avance, s’il n’avait pas été aussi dramatique. Mercredi 21 décembre, près de 36 heures après qu’un poids lourd a foncé dans la foule sur un marché de Noël de Berlin, les médias allemands annoncent que la police a retrouvé les papiers d’identité d’un suspect dans l’habitacle du camion. L’information a été confirmée par les autorités dans les heures suivantes.

Après avoir perdu du temps en interrogeant un demandeur d’asile pakistanais, arrêté près du lieu de l’attaque lundi soir et remis en liberté mardi, la police allemande concentre désormais ses recherches sur un Tunisien de 24 ans, Anis Amri. Avant l’attaque de Berlin, le jeune homme avait fait l’objet d’une enquête judiciaire pour soupçon de préparation d’attentat.

Les frères Kouachi en janvier 2015, Mohamed Lahouaiej Bouhlel en juillet, Anis Amri à Berlin aujourd’hui. Comment ces terroristes, mis en cause ou soupçonnés – Amri n’est pour l’heure qu’un suspect, même s’il est connu pour être proche de la mouvance salafiste-islamiste – dans les enquêtes sur les récents attentats qui ont frappé l’Europe, ont-ils pu abandonner leurs papiers d’identité derrière eux, à la vue directe des policiers ? (…)

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Voir aussi :
* Attentat de Berlin : attention aux théories conspirationnistes et aux fausses infos (LeMonde.fr, 20 décembre 2016)
* Attentats: pourquoi il ne faut pas croire la théorie du complot sur les passeports (Buzzfeed.com, 17 novembre 2015)