ISRAËL. Netanyahou dans les pas de Trump ? En pleine crise politique, le Premier ministre israélien accuse « l'État profond de gauche » d'instrumentaliser le « système judiciaire pour contrecarrer la volonté du peuple ». Une rhétorique complotiste qui illustre la dérive d'un pouvoir de plus en plus illibéral. Peu après avoir publié son post, Netanyahou a réitéré sur TikTok. Il détaille : « L'État profond est la bureaucratie permanente […] qui siège au plus haut niveau du gouvernement israélien, et qui décide qu'elle sait mieux que les électeurs ». Ce n'est pas la première fois que le chef du gouvernement israélien use de ce type de rhétorique. En 2021, alors en difficulté politique, il expliquait que les élections avaient été « volées » et que la future coalition présumée était de mèche avec « l'État profond » (source : Conspiracy Watch/X, 20 mars 2025).
VINCENT REYNOUARD. Il  a été condamné le 19 mars pour « contestation de crime contre l'humanité », « contestation de crime de guerre » et « provocation publique à la haine, à la discrimination ou à la violence » à une peine d'un an de semi-liberté et à un total de 23 000 euros de dommages-intérêts et frais de justice aux associations plaignantes. Une peine qui accable les nombreux soutiens venus assister à son procès le 22 janvier dernier. Le négationniste peut faire appel de cette décision. Si sa peine est confirmée, Vincent Reynouard, qui serait actuellement au domicilié du directeur de publication de Rivarol Jérôme Bourbon, devra dormir en prison pendant un an. Retour sur le procès (source : Conspiracy Watch, 20 mars 2020).
THOMAS DALTON. Qui est vraiment cet auteur antisémite et négationniste qui se cache derrière le pseudonyme de Thomas Dalton ? Il s'agit en réalité d'un ancien professeur de l'université du Michigan-Dearborn nommé David Skrbina. Cette révélation, souligne le site du Southern Poverty Law Center, confirme l'importance de démasquer ceux qui dissimulent une idéologie extrémiste sous une autorité académique. Démasquer Dalton a en effet mis en lumière les efforts déployés pour tenter de donner un semblant de légitimité aux thèses suprématistes (source : Southern Poverty Law Center, 17 mars 2025).
« CONSPICRATIE ». Dans Le Parisien, Rudy Reichstadt évoque le retour de Trump comme « un moment de vérité » : pour la première fois, des figures ouvertement complotistes accèdent aux plus hautes fonctions. Mais combien de temps peut-on gouverner sans tenir compte de la réalité ? Dans Le Monde, les immunologistes Yasmine Belkaid et Bana Jabri alertent quant à eux sur la censure exercée par l'Administration Trump : « La science est menacée de façon plus directe […] dans le contexte d'une diffusion du complotisme et des fake news antivax ». Des domaines entiers sont, selon elles, « en passe d'être abandonnés », notamment ceux « qui contredisent l'agenda politique de l'administration Trump [...]. Une étrange contagion s'empare du pouvoir états-unien, qui rappelle les pratiques soviétiques » (sources : Le Parisien, 16 mars 2025 ; Le Monde, 17 mars 2025).











