Conspiracy Watch | l'Observatoire du conspirationnisme
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Stéphane Blais (capture d'écran YouTube).

Stéphane Blais est un activiste conspirationniste québécois. Ancien comptable, il a fondé en 2018 le parti Citoyens au pouvoir.

Il est également président de la Fondation pour la Défense des Droits et Libertés du Peuple (FDDLP) qu'il a fondée en mai 2020 pour « protéger les droits acquis et les libertés fondamentales du peuple ». Stéphane Blais a entamé des démarches judiciaires contre le gouvernement canadien afin de contester les mesures de confinement.

La FDDLP se réclame notamment du soutien de plusieurs figures de la complosphère covido-sceptique francophones telles que Pierre Barnérias (le réalisateur du film « Hold-Up »), Alexis Cossette-Trudel, Alexandra Henrion-Caude, Carlo Alberto Brusa, Astrid Stuckelberger, Laurent Toubiana, Louis Fouché ou encore Jean-Marie Bigard ; des personnalités que Stéphane Blais a presque toutes « reçues » pour des interviews dans des lives qu'il anime sur sa page Facebook. Il a également reçu des influenceurs tels qu'Étienne Chouard, le directeur de FranceSoir Xavier Azalbert, Jean-Jacques Crèvecoeur, Christian Perronne, Reiner Fuellmich, ou encore François de Siebenthal.

À la mi-mai 2020, son parti, Citoyens au pouvoir, a organisé sur Facebook et YouTube une campagne de levée de fonds à laquelle ont participé la comédienne Lucie Laurier, Alexis Cossette-Trudel ou encore André Pitre.

Paralèllement, Stéphane Blais affirme sur Facebook que le Covid-19 « n’est rien d’autre qu’un coup d’État international d’une clique de puissants malfrats contre les peuples du monde ». Lors d'un rassemblement à l'été 2020 contre les mesures sanitaires, il déclare que « le peuple va dire non à la dictature ».

En juin 2020, accompagné pour l'occasion de Jean-Jacques Crèvecoeur, il dépose une plainte contre le gouvernement du Québec, au nom de la FDDLP, pour dénoncer les mesures de confinement. Moins d'un mois plus tard, Me Guy Bertrand, l'avocat ayant appuyé la plainte, se retire de la démarche, dénonçant les « propos mensongers » de Stéphane Blais et son manque de « crédibilité ».

Il organise par la suite avec la FDDLP plusieurs rassemblements pour protester contre les mesures sanitaires mises en place au Canada pour lutter contre l'épidémie de Covid-19. Il est par exemple l'un des coorganisateurs d'une « Marche pour la libération du peuple » qui, en septembre 2020, a réuni des milliers de personne à Montréal, dont des figures clés de la complosphère covido-sceptique et QAnon. En novembre 2020, la FDDLP annonce finalement renoncer à ce type d'actions.

En décembre 2020, Stéphane Blais a invité ses abonnés à boycotter la Fondation du Dr Julien – l'une des ONG les plus reconnues au Québec, dont la mission est de venir en aide aux enfants dans le besoin – en affirmant qu’une de ses publicités cache un « signe sataniste ». Il s’est ensuite rétracté.

En janvier 2021, Blais a signé une lettre au Premier ministre québécois pour dénoncer la campagne de vaccination contre le Covid-19, qui reprend notamment les arguments de figures covido-sceptiques comme Alexandra Henrion-Caude ou Christian Perronne.

Le 18 avril 2021, la FDDLP a annoncé apporter son soutien au regroupement d’avocats internationaux mis sur pied par l'avocat allemand Reiner Fuellmich.

Stéphane Blais considère qu’une « clique de milliardaires qui financent l’OMS » profite de la crise sanitaire et que le Premier ministre du Québec François Legault est un politicien corrompu qui invoque la Loi sur les mesures d’urgence de façon indéterminée afin « de gâter ses amis ».

Le 7 juin 2021, Stéphane Blais a comparu (virtuellement) devant le conseil de discipline de l'Ordre des comptables professionnels du Québec, dont il est membre, pour avoir nui à la réputation de la profession. Il a contesté l'impartialité de ses juges, estimant qu'ils ne pouvaient prendre part à cette audition s'ils avaient prêté serment à la reine Élisabeth II. Il a finalement été radié à vie par l'Ordre en juin 2022 et condamné à s'acquitter d'une amende de 20 000 dollars canadiens (environ 14 900 euros) pour avoir agi contre la dignité et l’honneur de la profession.

 

(Dernière mise à jour le 10/06/2022)

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