Carlo Alberto Brusa (capture d’écran YouTube/RT France, 03/11/2020).

Carlo Alberto Brusa, alias « CAB », est un avocat italien, ancien candidat de Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi.

Il anime l’association Réaction19 ainsi que le site et la chaîne YouTube éponymes.

Connu comme « l’avocat des footballeurs » (il conseillait notamment Franck Ribéry, Zinedine Zidane ou Didier Deschamps), il est le fondateur du cabinet parisien CAB Associés.

En 2019, il prend position publiquement en faveur du mouvement des Gilets jaunes, diagnostiquant notamment sur RT France « une rage profonde dans le peuple français » et dénonçant dans le parlement une « chambre d’enregistrement » votant des lois « décidées de manière quasiment despotique ».

A l’été 2020, il diffuse un texte affirmant trompeusement que l’amende de 135 euros en cas de non-port du masque serait illégale.

Le 28 juillet 2020, il intervient sur la chaîne YouTube du vidéaste complotiste Silvano Trotta [archive] pour y dénoncer une « situation dictatoriale » et une prétendue concentration des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

Devenu une « star des anti-vaccins », Carlo Alberto Brusa est l’auteur d’un document dénué de toute valeur juridique mais présenté comme un « avis d’illégalité du couvre-feu pour toute personne ayant un domicile dans les zones visées par le décret » du 16 octobre encadrant le couvre-feu mis en place dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire lié à la pandémie de Covid-19.

L’avocat a accordé le 5 novembre 2020 une interview en live à la complotiste suisse Ema Krusi [archive].

En novembre 2020, il devient l’avocat des producteurs du film conspirationniste « Hold-up » [archive].

Il est aussi l’avocat de la députée Martine Wonner.

En décembre 2020, Carlo Alberto Brusa a porté plainte contre les laboratoires Pfizer/Biontech et Moderna pour « mise en danger délibérée de la vie d’autrui, tromperie aggravée, abus de faiblesse et extorsion aggravée ».

Le 9 janvier 2021, sur CNews, il prétend à tort que l’entreprise Schott a été perquisitionnée par les renseignements généraux allemands, le BND, pour avoir vendu des flacons au fabricant de vaccin BioNTech dès novembre 2019, soit plusieurs semaines avant le début officiel de la pandémie de Covid-19. Selon le service de fact-cheking de Libération en effet, la rumeur relayée par Me Brusa repose sur des sources peu crédibles et a été démentie par les principaux intéressés. Si plusieurs comptes Facebook francophones ont pu partager cette rumeur, Libération n’a pas trouvé de source allemande, ni dans la presse ni sur des blogs covidosceptiques indiquant que les services de renseignements allemands auraient entendu les entreprises Schott ou BioNTech à Mayence. Cette rumeur n’existe que dans l’espace francophone. Contactée, l’entreprise Schott dément en outre catégoriquement cette rumeur : « Nous n’avons eu aucun contact avec le BND, et les premiers contacts avec l’industrie pharmaceutique au sujet de la fourniture de flacons de verre pour les vaccins Covid-19 n’ont eu lieu qu’en 2020, lorsque la pandémie a frappé l’Europe. »

 

(Dernière mise à jour le 16/01/2021)