Astrid Stuckelberger (capture d’écran du film « Hold-up », novembre 2020).

Astrid Stuckelberger est une figure de la complosphère covido-sceptique et antivax francophone, de nationalité suisse.

Docteure en psychologie et en sciences de l’éducation, cette Genevoise spécialisée dans les questions de santé publique et de gériatrie est formatrice pour le compte d’Esclarmonde, un organisme formant à la naturopathie. Si elle a effectivement travaillé avec l’Université de Genève, son contrat a pris fin à l’été 2016 selon l’AFP.

Présentée, à tort, comme « docteure en médecine », Astrid Stuckelberger fait partie des protagonistes du film complotiste « Hold-up », diffusé sur Internet à partir de novembre 2020. Elle y relativise la gravité du Covid-19, dénonçant le port du masque comme « une politique de peur, un genre de terrorisme psychologique ». Elle y déclare aussi que « l’OMS ne dit pas que tout le monde doit mettre un masque », ce qui, au moment où le film a été rendu public, n’était plus exact depuis plusieurs mois, l’OMS préconisant officiellement le port du masque pour le grand public depuis une note du 5 juin 2020.

Lors d’un rassemblement anti-confinement organisé le 19 novembre 2020 à Genève, Astrid Stuckelberger prononce un discours dans lequel elle fait valoir plusieurs opinions très controversées sur la pandémie de Covid-19. Dès le début de son intervention, elle affirme par exemple : « Il n’y a pas de pandémie. C’est fini. » Selon elle, il n’y aurait « ni décès […] ni malades surnuméraires » dûs au Covid-19. Elle poursuit en affirmant que « les virus font partie de nous et […] sont même bons pour notre santé. » Elle prétend également que les tests de détection du Covid-19 ne sont pas valables, assurant avoir appelé « tous les labos ».

A la mi-octobre 2020, Astrid Stuckelberger intervient sur la chaîne YouTube d’Ema Krusi. Le 27 novembre 2020, elle est interviewée pendant 50 minutes par Chloé Frammery pour le compte de la chaîne YouTube complotiste Agora TV [archive].

En juillet 2021, à la suite de l’annonce par Emmanuel Macron de l’obligation vaccinale pour les soignants et de la généralisation du pass sanitaire, elle lance avec Jean-Pierre Eudier, président de la Ligue nationale pour la liberté des vaccinations (la principale organisation antivaccination française) et l’avocate controversée Virginie de Araujo Recchia, « une commission d’enquête citoyenne internationale » visant à dénoncer la « campagne expérimentale criminelle » actuellement menée.

Lors d’un rassemblement antivaccination à Genève le 31 juillet 2021, Astrid Stuckelberger déclare au sujet du vaccin contre le Covid-19 :

« Ce n’est pas un vaccin. C’est une expérience. […] On sait aujourd’hui que c’est une expérience râtée puisque y’a des décès partout. En Israël c’est la catastrophe, en Angleterre […]. On voit que les décès sont là. […] N’acceptez plus jamais le mot vaccin. »

 

ELLE A DIT :

« Le problème de la politique et de la politique sanitaire c’est qu’elle peut être gouvernée par deux choses : par la logique de la maladie et par la logique de la santé. Et on a malheureusement des Pharmas, des vaccins qui pensent à vendre, donc c’est des vendeurs de maladie, de traitements, donc il faut des malades. Donc leur politique c’est : « le plus on a de malades, le plus on est riche ; n’arrêtons pas la maladie ! » » 

Source : « Hold-up », film de Pierre Barnérias, novembre 2020.

 

(Dernière mise à jour le 03/08/2021)