
LABOUR. Des propos conspirationnistes de Jérémy Corbyn, chef du Parti travailliste, tenus en 2012, et qui étaient restés inaperçus à l'époque, ont resurgi en juillet 2018 dans le Guardian. Sur la chaîne de la télévision d'État iranienne, PressTV, Corbyn attribuait à Israël un attentat jihadiste perpétré contre un poste-frontière dans le Sinaï, en Égypte (source : Conspiracy Watch, 30 juillet 2018). Damien Enticott, Un élu travailliste de Bognor Regis (Ouest de l'Angleterre), a par ailleurs été suspendu de son parti pour avoir partagé sur Facebook, le 27 juillet, un post violemment antisémite accusant les Juifs de boire le sang des bébés. Enticott a assumé être l'auteur du post et d'autres du même type, affirmant qu'il est « antisioniste, pas antisémite » (source : Conspiracy Watch, 30 juillet 2018). Corbyn a fini par admettre l'existence d'un « réel problème d'antisémitisme » au Labour Party, dans une tribune parue dans le journal The Guardian le 4 août (source : Le Nouvel Observateur, 4 août 2018). Il va toutefois avoir du mal à « éliminer l'antisémitisme du parti et restaurer la confiance » : le 19 août, Chris Williamson, député travailliste proche de Corbyn a exprimé son soutien à Vanessa Beeley, une bloggeuse habituée des sorties antisémites et complotistes. Intervenante dans les médias russes pro-Kremlin, Beeley avait notamment déclaré, en 2015, après les attaques de Charlie Hebdo et du 13-Novembre, que « les sionistes dirigent la France » (source : The Times of Israël, 23 août 2018).
CHEMTRAILS. Olivier Boucher, directeur de recherche au Laboratoire de Météorologie dynamique du CNRS, répond pour France culture à la question « les avions diffusent-ils des produits chimiques à notre insu ? ». « Les chemtrails sont une vue de l'esprit », affirme le climatologue qui passe en revue les questions et les doutes qu'inspirent les traînées blanches laissées par les avions (source : « Les idées claires », France culture, 28 juillet 2018).
TWITTER. Le 31 juillet 2018, la plateforme de microblogging a conduit une opération de nettoyage pour lutter contre les faux utilisateurs et supprimer les comptes inactifs. Un million de comptes Twitter ont ainsi été suspendus. Les erreurs de calibrage de l'opération ont pu conduire à des suspensions accidentelles et à la chute, pour certains d'entre eux, du nombre de leurs abonnés. Face aux bugs, rapidement rectifiés, de nombreux internautes, notamment supporters français des formations politiques d'opposition, ont crié à la censure et au complot (source : Francetvinfo.fr, 1er août 2018).











