HALLE. C'est dans le contexte d'un regain de la menace d'extrême droite que le procès de l'auteur de l'attentat antisémite perpétré à Halle (9 octobre 2019, deux morts et deux blessés graves), en Allemagne, s'est ouvert le mardi 21 juillet. L'accusé, Stephan Balliet, un extrémiste de droite de 28 ans, n'a pas exprimé de remords, s'attachant plutôt à exposer, en des termes souvent offensants, sa vision raciste du monde. « J'ai décidé qu'il n'y avait pas d'autre solution que de s'armer et de se battre, sinon nous serons tous « brunis » dans 50 ans », a-t-il déclaré devant le tribunal de Magdebourg (Saxe-Anhalt), faisant allusion à l'arrivée de millions de réfugiés en Europe… (source : France 24, 21 juillet 2020). À l'époque des faits, le NPD (Nationaldemokratische Partei Deutschlands), formation néonazie, suggérait que l'auteur des faits avait été manipulé afin de jeter le discrédit sur les nationalistes (source : Conspiracy Watch, 18 octobre 2019).
CHEMTRAILS. Le nouveau secrétaire d'État chargé de la Ruralité, Joël Giraud, s'est illustré il y a quelques années en se faisant le porte-voix, dans l'hémicycle, des rumeurs sur les soi-disant "chemtrails", l'une des théories du complot contemporaines les plus populaires. En novembre 2013, à l'Assemblée nationale, ce député PRG avait posé une question sur le sujet au ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie. Quelques semaines plus tard, il avait accordé une interview sur ce sujet à Agence Info Libre, un site conspirationniste gravitant dans la mouvance dieudonniste (source : Twitter/Conspiracy Watch).
🇫🇷 Nommé hier secrétaire d'État chargé de la Ruralité, le député des Hautes-Alpes PRG-LaREM @JoelGiraud05 s'est illustré il y a qlques années en se faisant le porte-voix, dans l'hémicycle, des rumeurs complotistes sur les soi-disant "#chemtrails".#Thread https://t.co/5u43DqaHwY pic.twitter.com/nuBTjhf72P
— Conspiracy Watch (@conspiration) July 27, 2020
TELEGRAM. C'est un canal comme il en existe des dizaines d'autres, un groupe privé constitué sur la messagerie Telegram. Baptisé « Team patriote », fort d'environ 150 membres recrutés au sein du réseau Twitter, il permet à ces militants nationalistes de discuter en privé, « sans censure », de leurs obsessions : l'immigration, l'islam, la « gauchiasse », le survivalisme, les armes à feu et la « guerre raciale » qu'ils appellent de leurs vœux. Le Monde a pu, durant plusieurs semaines, suivre en temps réel les discussions de ce petit groupe, emblématique des procédés de « radicalisation » permis par les réseaux sociaux. « De nombreux membres ramènent aussi d'outre-Atlantique les théories du complot les plus fumeuses, notamment autour de la figure du milliardaire George Soros, accusé par l'alt-right de financer un « mouvement antifa » tout aussi vaporeux » (source : Le Monde, 21 juillet 2020).











