DEEPFAKES. Avec les deepfakes, les fake news s'apprêtent à entrer dans une toute nouvelle ère. Ces vidéos ou fichiers audio modifiés grâce à une intelligence artificielle permettent de coller le visage de quelqu'un sur une autre personne ou de faire dire ce que l'on veut à un individu. Des chercheurs de l'University of Southern California (USC) ont annoncé qu'ils avaient mis au point une méthode pour détecter ces hypertrucages avec une précision de l'ordre de 96%. Face à cette nouvelle menace susceptible de produire d'immenses dégâts pour la démocratie, la direction de Facebook plaide pour l'instant en faveur de la liberté d'expression (source : korii.slate.fr, 24 juin 2019).
BURKINI. Le 23 juin 2019, plusieurs femmes revêtues d'un « burkini », se sont rendues à la piscine municipale Jean Bron de Grenoble, enfreignant ainsi le règlement intérieur qui n'autorise pas les combinaisons intégrales. Deux jours plus tard, sur CNews, la journaliste Zineb El Rhazoui a révélé que l'une des porte-parole de l'association grenobloise Alliance citoyenne, Taous Hammouti, à l'origine de cette « opération burkini », a partagé sur en janvier 2015 sur Facebook un post où l'on peut lire « N'oubliez jamais que c'est Charlie qui a dégainé le premier... » ou encore un dessin antisémite signé « Adolf », repris sur le site d'Alain Soral, Egalité & Réconciliation.
SANTÉ ET DÉSINFORMATION. Le secteur de la santé est particulièrement menacé par la montée en puissance de forces politiques qui n'hésitent plus à prendre des décisions en s'appuyant sur des contrevérités dénoncées par les milieux scientifiques. Les conséquences peuvent s'avérer désastreuses au plan sanitaire. Laurent Chambaud, directeur de l'École des hautes études en santé publique, revient pour The Conversation sur les dangers potentiels de cette ère de « post-vérité » (source : The Conversation, 19 juin 2019).











