Yvan Benedetti (capture d’écran YouTube/ERTV, 05/09/2018).

Yvan Benedetti (1965 -) est un militant d’extrême droite français évoluant dans la sphère néo-fasciste et négationniste.

Fidèle soutien de Bruno Gollnisch (dont il assure la campagne pour l’élection à la présidence du Front national en 2011), Benedetti est exclu du Front national par Marine Le Pen en juillet 2011 après avoir déclaré publiquement être « antisioniste, antisémite et anti-juif ».

En février 2012, ce proche de Pierre Sidos devient président de l’Œuvre française, groupuscule antisémite et pétainiste fondé en 1968.

Il réactive le site Jeune nation sachant que la structure politique éponyme à Lyon, liée à l’Œuvre française, a recueilli des dons en soutien au négationniste Vincent Reynouard.

Le 13 avril 2013, à Amiens, il co-anime avec Johan Livernette et Thomas Joly (Parti de la France) une conférence intitulée « Franc-maçonnerie, puissance occulte ».

Benedetti devient ensuite le porte-parole du Parti nationaliste français, réactivation de l’Œuvre française et des Jeunesses nationalistes d’Alexandre Gabriac dissoutes par décret en 2013 après la mort du militant antifasciste Clément Méric en juin 2013.

Lors des élections municipales de 2014, Yvan Benedetti apparaît sur une affiche aux côtés d’Alexandre Gabriac avec le slogan : « Contre la dictature socialo-communiste […] Glissez une quenelle dans l’urne », allusion au geste à connotation antisémite inventé par Dieudonné.

Début juillet 2018, il est condamné par le Tribunal de Grande Instance de Lyon avec Alexandre Gabriac à des jours-amendes pour avoir maintenu l’activité des Jeunesses nationalistes et de l’Œuvre française malgré leur dissolution par décret, peine confirmée en appel le 12 juin 2019.

Les « quatre États confédérés » (qui désignaient, chez Maurras, les Juifs, les protestants, les francs-maçons et les étrangers) se sont vus adjoindre, au détour d’un de ses tweets (5 octobre 2018), un cinquième membre : l’« État LGBT confédéré ».

Proche de Robert Faurisson, Benedetti lui a rendu hommage le 22 octobre 2018, en publiant sur Twitter une photo où il apparaît aux côtés du négationniste ainsi que de Pierre Sidos, accompagnée de ces mots : « Le Professeur Faurisson avait annoncé une bonne nouvelle au monde. L’indicible n’a pas eu lieu. Pour cela il a été sali, damné, banni, pourchassé, battu, condamné, ruiné ! C’est un Hérault [sic] des temps modernes qui aura marqué la 2ème moitié du XXè siècle. Reste son œuvre qui ne mourra jamais ! »

En mai 2019, il fait l’objet d’un signalement pour négationnisme auprès du Parquet après avoir tenu lors d’une audition le 25 avril précédent devant la Commission d’enquête relative à la lutte contre les groupuscules d’extrême droite les propos suivants : « Vous me parlez des nombreuses études et documentaires, mais cela ne veut pas dire grand-chose. Un film avec un bon scénario et de bons acteurs, vous lui faites dire ce que vous voulez. »

Avec d’autres figures de l’ultra-droite antisémite comme Hervé Ryssen, Jérôme Bourbon ou Alain Soral, Yvan Benedetti s’est affiché à plusieurs reprises aux côtés des Gilets jaunes.

Le 19 janvier 2020, à Paris, il participe à la manifestation contre le projet de loi bioéthique « Marchons Enfants ! ». Vêtu d’un gilet jaune, il manifeste aux côtés d’Hervé Ryssen, Thomas Joly et Alexandre Gabriac.

En septembre 2020, à l’annonce du décès de Pierre Sidos, il salue la mémoire de celui qu’il qualifie d’un des meilleurs soldats du nationalisme.

Il intervient le 18 octobre 2020 pour la section Midi-Pyrénées de l’association soralienne Égalité & Réconciliation.

Benedetti mêle sa voix à celle de ceux qui dénoncent la « dictature sanitaire » soi-disant mise en place au prétexte de lutter contre la pandémie de Covid-19. Le 1er décembre 2020, il appelle à boycotter la campagne de vaccination et, le 8 janvier 2021, il relaie sur son compte Twitter la vidéo d’une interview du Dr Louis Fouché.

Il est un des signataires de la pétition « Liberté Pour Ryssen », présentée comme un « appel à tous les défenseurs de la liberté d’expression ».

Le 28 mai 2021, il adresse publiquement ses félicitations à Bachar el-Assad pour sa réélection à la tête de la Syrie.

Début juin 2021, Benedetti est condamné pour avoir relayé la vidéo antisémite « Les Juifs, l’inceste et l’hystérie » sur son site Jeune nation, à la suite de sa rediffusion en mars 2020 par Hervé Ryssen.

 

IL A ÉCRIT :

« Je ne comprends pas en quoi contester ladite shoah relève de l’antisémitisme !?! Si Faurisson a raison et je pense qu’il a raison, c’est une bonne nouvelle pour l’humanité ! Non l’Homme n’a pas été capable du pire! »

Source : compte Twitter de Yvan Benedetti (6 novembre 2018) en réaction à un article à propos de tags « antisémites » inscrits sur des murs : « Faurisson résistance » et « Shoah escroquerie » (La République des Pyrénées, 05/11/2018).

 

« Tuez-les tous, tuez les moustiques qui vous sucent le sang comme les Juifs qui vous sucent votre argent ! »

Source : Yvan Benedetti (propos rapportés par Slate.fr, 29 juillet 2020).

 

(Dernière mise à jour le 09/06/2021)