
AL-JAZEERA. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux et consacrée au génocide des Juifs par les nazis, le média qatari AJ+ arabi (Al-Jazeera) a fait écho à des thèses circulant habituellement dans les milieux négationnistes. La vidéo ne fait mention ni de la dimension industrielle de l'extermination, ni des centres de mise à mort, se contentant d'évoquer des « centres de détention ». Elle entretient également le doute au sujet du nombre de victimes du génocide. La vidéo insiste surtout sur les bénéfices qu'auraient retirés de l'événement les sionistes et l'État d'Israël. La vidéo a finalement été supprimée au motif qu'elle violait la ligne éditoriale d'Al-Jazeera… (source : Conspiracy Watch, 18 mai 2019).
YVAN BENEDETTI. Le 25 avril 2019, le militant néo-pétainiste Yvan Benedetti a été auditionné à l'Assemblée nationale par la Commission d'enquête relative à la lutte contre les groupuscules d'extrême droite. En cette occasion, le directeur du site Jeune Nation a remis en cause la réalité du génocide des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale, estimant que le chiffre de six millions de juifs tués était du « pipeau », renvoyant par ailleurs aux travaux du « très sérieux » (négationniste) Robert Faurisson. Les députés ont saisi la justice (source : L'Express, 10 mai 2019). Au mois d'octobre dernier, rendant hommage au chef de file des négationnistes français, Benedetti avait tweeté : « Le Professeur Faurisson avait annoncé une bonne nouvelle au monde. L'indicible n'a pas eu lieu. Pour cela il a été sali, damné, banni, pourchassé, battu, condamné, ruiné ! C'est un Hérault (sic) des temps modernes qui aura marqué la 2ème moitié du XXè siècle. Reste son œuvre qui ne mourra jamais ! » (source : Conspiracy Watch, 10 mai 2019).
LAMA FÂCHÉ. La journaliste Aude Favre a consacré l'une de ses dernières enquêtes à la chaîne « Lama Fâché » (YouTube). À raison de vidéos vues des centaines de milliers de fois par jour, son animateur, un youtubeur anonyme, gagne des dizaines de milliers d'euros chaque mois en plagiant et en traduisant des vidéos conspirationnistes. Usant d'un style racoleur et de méthodes marketing illégales, ces vidéos séduisent notamment un public adolescent sensible aux infox et attiré par de faux concours censés leur faire gagner des cartes cadeaux (source : L'ADN, 13 mai 2019).











