Dans son Journal d'un prisonnier, Nicolas Sarkozy règle ses comptes avec la justice. Au détriment des faits et en épousant tous les schèmes de l'imaginaire conspirationniste contre les juges et la presse.
Donald Trump est de nouveau inculpé par la justice américaine pour ses pressions électorales lors de l'élection présidentielle de 2020 en Géorgie. L'ex-président des Etats-Unis est de retour au tribunal cette semaine pour annoncer s'il plaide coupable ou non dans cette affaire.
L'ex-trafiquant de cocaïne auteur de brûlots sur les scandales de la jet-set dénonce les pédocriminels et les « reptiliens » qui pulluleraient dans le show-biz. Des « révélations » qui passionnent la complosphère.
La théorie selon laquelle l'élection présidentielle ne serait qu'une machination et non un processus démocratique n'est pas nouvelle, elle résonne en France en 2022, y compris à travers les propos de candidats à ce scrutin.
L'agression mortelle dont a été victime Yvan Colonna, jugé coupable trois fois de suite de l'assassinat du préfet Erignac, a réactivé la thèse d'un complot de l'État républicain contre la Corse.
Laurent Wauquiez ne croit pas au hasard, Christine Boutin parle d'opération de déstabilisation et Lionnel Luca suggère un coup fourré de François Hollande.
Il est une règle empirique selon laquelle tout conspirationnisme, quelle que soit son inspiration initiale, finit tôt ou tard – souvent, assez tôt – par verser dans l'antisémitisme. M. Meyssan n'a pas dérogé à la règle.
Tout est parti d'un discours prononcé le 1er octobre à l'université de Budapest par Karen Hughes, sous-secrétaire d'Etat américaine pour la « diplomatie publique ».