HOMOPHOBIE. « Je n'ai rien contre eux, sauf qu'ils sont un peu pervers. » Tel est l'avis de Marcel Campion, surnommé le « roi des forains » qui, lors d'une réunion publique, s'est laissé aller à une virulente et grossière tirade homophobe sur le mode du « moi je n'ai rien contre les pédés mais... ». C'est probablement pour libérer un Paris « gouverné par des homos » que l'homme d'affaires a annoncé qu'il serait candidat à la fonction de maire à l'élection de 2020. Ces propos, qui ont fait l'objet de multiples condamnations, ont, entre autres, entraîné un signalement de la DILCRAH (Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Haine anti-LGBT) auprès du procureur de Paris (source : Franceinfo, 23 septembre 2018). L'occasion de revoir notre vidéo « Complotisme et homophobie ».
« GRAND REMPLACEMENT ». Les fantasmes sur l'immigration sont anciens et ceux qui les diffusent ont parfois recours à des chiffres fantaisistes ou à des comparaisons abusives. Revient régulièrement dans ces débats la thèse du « Grand Remplacement », qui désigne clairement des responsables aux flux migratoires ainsi que la solution – radicale – envisagée pour les endiguer, la « remigration »... Dans une note publiée par la Fondation Jean-Jaurès, Rudy Reichstadt et Valérie Igounet analysent les origines de ce concept et interrogent sa dimension complotiste (source : Fondation Jean-Jaurès, 24 septembre 2018).
FAKE NEWS. Les fausses nouvelles ont une histoire que l'historien Stéphane Le Bras (Université Clermont Auvergne) relate opportunément dans un ouvrage sorti cet été, Les Fausses nouvelles. Un millénaire de bruits et de rumeurs dans l'espace public français (Presses universitaires Blaise Pascal). Dans un article paru dans The Conversation à l'occasion de l'édition 2018 de la Fête de la Science, l'auteur retrace les grandes lignes d'une actualité vieille de plus de 2500 ans, reconnue aujourd'hui comme un défi majeur pour nos démocraties (source : The Conservation, 24 septembre 2018).











